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Thomas Vinau

« 76 clochards célestes ou presque »



Ce nouveau livre de Thomas Vinau tranche avec les ouvrages précédents. Il rassemble de brefs portraits de « clochards célestes » mais révèle surtout quelques-unes des sources où puise l’imagination fertile de ce météore de la littérature française de ce début de siècle. Au sein de la galaxie des nouveaux talents que l’on voit germer ici ou là, Thomas Vinau fait feu de tous bois, avance de façon erratique sans se préoccuper de faire carrière ou d’un quelconque « qu’en-dira-t-on ».
Ces portraits ont un point commun, hormis leur efficace brièveté, c’est d’évoquer des personnages longtemps restés en marge des circuits officiels d’une littérature bien-pensante même si certains auteurs connaissent une certaine célébrité : Bukowski, Bouvier, Brautigan, Jack London,…
On peut remarquer en premier la grande diversité des approches : lettre à, description, portrait en pied, dialogue imaginaire,… Signalons en particulier les sublimes portraits de Diogène, de Jules Renard, de Walt Whitman ou d’Aguigui Mouna.
Les poètes y sont bien représentés par la présence de Cendrars, de Norge ou d’André Laude avec une tendresse particulière pour ceux que l’auteur a plus ou moins côtoyés : Pirotte, Metz ou l’incomparable Pierre Autin-Grenier.
L’ensemble des présentations est bien encadré par Eric Poindron qui a écrit une originale préface et qui clôt l’ouvrage par une « bibliographie déraisonnée » et passablement déraisonnable.
On regrettera que d’autres n’aient pu trouver place ici tels les poètes Adrian Miatlev, Yves Martin ou Louis Calaferte. Comme Poindron, on pourrait y adjoindre indéfiniment de nouveaux noms tels François Augieras, David Thoreau, Albertine Sarazin, Erik Satie, Henri Roorda, Isabelle Eberhardt ou Allain Leprest. Ce sera, espérons-le, pour un prochain tome…
Quelques regrets cependant : que les allumés US sans grande envergure y soient sur-représentés ou qu’il n’y ait que très peu de dames ou demoiselles, 4 sur 75, en tout et pour tout. Oui, 75 et non 76 comme indiqué dans le titre, au point que l’on peut se demander qui peut bien être le 76°…

Georges Cathalo



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dimanche 10 juillet 2016, par Georges Cathalo

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Thomas Vinau :
« 76 clochards célestes ou presque ».


Le Castor Astral éd., 2016.
(160 pages, 15 euros – 52 rue des Grilles – 93500 Pantin)



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