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Marie-Ange Sébasti

A « fleurs d’eau » et dans les « Marges arides »

Marie-Ange Sébasti vient de publier « Bastia à fleur d’eau », un recueil où ses poèmes dialoguent subtilement avec les photographies de Monique Pietri. Mais cette Lyonnaise a écrit de nombreux autres recueils, dont « Marges arides », qui propose, entre autres, une manière d’approche poétique de l’archéologie.


« Il caressait la pierre / pour la faire parler » : ce geste est celui de l’archéologue, auquel Marie-Ange Sébasti s’intéresse dans son recueil poétique « Marges arides » (Jacques André éditeur, 2006), en se penchant sur le paysage – mental autant que physique – des chantiers de fouilles et sur le travail de celui qui « passe à gué sur le cours des siècles ».

Mais cette pierre, elle, « ne comprenait rien à son éternité », et c’est peut-être toute la grandeur de l’homme confronté au silence de l’univers indifférent que de faire parler la pierre, lui prêter voix pour réveiller l’histoire. Ainsi l’auteur ressuscite-elle, à travers ses poèmes et ses images, et comme autant de visions surgies des objets à la façon d’un Aladin sorti de sa lampe, des nomades sur de « longues pistes caravanières », des « héros vaniteux » et des « reines rêveuses », des passages de troupeaux et de hordes de pillards.

Évocations lumineuses, lectures de signes enfouis, immersion dans le silence du monde et l’épaisseur des siècles se jouent sur ces « marges arides » dont on nous explique qu’elles sont des « contrées désolées où nomades et sédentaires ont toujours noué des liens très forts, malgré leurs affrontements ». Cette rencontre symbolique et ses traces ajoutent encore à la beauté d’une poésie dépouillée et néanmoins riche de significations.

Née à Lyon

Marie-Ange Sebasti, née à Lyon, où elle vit, a suivi des études de lettres classiques et est HDR (Habilitée à diriger des recherches).
Elle est l’auteur de plusieurs recueils de textes poétiques, dont "Contours apparents", Laudes, 1989, "Presque une île", La Marge Édition, 1997 (préface de Charles Juliet), "Marges arides", Jacques André Éditeur, 2006, "La porte des lagunes" (illustration de Colette Milly), Éditions Sang d’encre, 2006.

Elle a également réalisé, avec Joël Vernet, un livre collectif rassemblant des textes inspirés par le site archéologique d’Ougarit (Syrie) : "Ougarit, la terre, le ciel", La part des anges, 2004.

En collaboration avec la photographe Monique Pietri elle a publié en 2001 "Corse dans le chalut des jours", Éditions de l’Envol, en 2007, "Villes éphémères", Jacques André Éditeur (préface de Jean-Pierre Lemaire), en 2008 "Bastia à fleur d’eau", Jacques André Editeur (préface de Marie-Jean Vinciguerra).

Les recueils de l’auteur

Marie-Ange Sébasti a publié :

1963 Effleurements, Éditions Regain, Monte Carlo.
1967 Paroles pour une île , Promotion et Édition, Paris.
1970 Comme un chant vers le seuil , Maison Rhodanienne de poésie, Lyon.
1989 Contours apparents , Collection “ Les poètes de Laudes ”, n° 12, Laudes 95 (septembre), Lyon.
1997 Presque une île, préface de Charles Juliet, La Marge Édition, Ajaccio.
2001 Corse dans le chalut des jours , avec Monique Pietri, photographe, Les Éditions de L’Envol, Forcalquier.
2006 Marges arides , illustrations de Cédric Trentesaux, Jacques André Éditeur, Lyon.
2006 La porte des lagunes , illustration de Colette Milly, Editions Sang d’encre, Poleymieux-au-Mont d’Or.
2006 Permis fluvial , Bulletin spécial de Poésie-Rencontres, juin 2006.
2007 Villes éphémères , avec Monique Pietri, photographe, Jacques André Éditeur.
2008 Bastia à fleur d’eau, avec Monique Pietri, photographe, Jacques André Éditeur.

mardi 16 juin 2009, par Michel Baglin

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"Bastia à fleur d’eau"


« Bastia à fleur d’eau », le dernier recueil publié de l’auteur est réalisé en collaboration avec Monique Pietri dont les photos sont en perpétuel dialogue avec les poèmes de Marie-Ange Sebasti.
La ville y est perçue très souvent à travers des reflets d’eau, images et mots faussant compagnie aux géométries trop minérale, leur préférant les approches aquatiques pour chercher les lointains dans les rumeurs du port. « Bastia à la renverse dans un miroir vénitien », évoque justement Marie-Jean Vinciguerra, qui préface le livre.
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On peut découvrir le site de Marie-Ange Sébasti à l’adresse suivante : www.marie-ange-sebasti.fr.

Et lui écrire à : marie-ange.sebasti@orange.fr

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