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Salah Stétié

« En un lieu de brûlure », œuvres

Une lecture de Bernard Mazo

L’évènement littéraire et poétique en ce début d’année est, sans conteste, la parution dans la collection Bouquin, chez Robert Laffont d’un énorme volume de plus de mille pages intitulé « En un lieu de Brûlure » et rassemblant l’essentiel des œuvres de Salah Stétié devenues rares, poèmes, proses, essais critiques ainsi que plusieurs inédits importants.
Salah Stétié, poète et essayiste libanais d’expression française, est une des voix les plus considérables d’aujourd’hui. Profondément enraciné dans sa culture arabe millénaire, celle de ces soufistes mystiques, tel Ibn Arabî ou Rûmî, et en même temps immensément nourri de poésie française, Salah Stétié, en ayant choisi la langue française pour bâtir une œuvre considérable, symbolise le poète dont l’inspiration née de la fusion de ces deux cultures le font accédé à l’universalisme.

En une époque où la planète se voit de plus en plus confrontée à la montée des extrémismes de tout bord, à des conflits inter ethniques aussi sanglants que barbares, face à cette situation chaotique du monde où l’homme fragmenté se voit privé de repères, plus que jamais la voix du poète demeure essentielle pour chanter la beauté de l’univers.
La poésie authentique est trans-culturelle, elle échappe aux nationalismes étroits, elle transcende les frontières, elle efface les clivages ethniques et religieux, elle est à l’écoute du bruissement universel des langues poétiques. Elle est ce chant universel, immémorial qui, ayant traversé les siècles, nous parvient de cette époque multimillénaire où l’homme, s’éveillant à la conscience, se découvre mortel et élève dans le silence des commencements ses premières paroles oraculaires.

Le passeur des deux rives de la Méditerranée

Ainsi en est-il de la voix poétique inspirée de Salah Stétié. Si son œuvre entière atteint à l’universel, elle le doit à cette dualité toujours présente, mais sans cesse surmontée, entre une écriture étrangère qu’il s’est appropriée très jeune et le filtre inconscient de ses gênes orientaux car l’écrivain n’a jamais renié ses origines, proclamant encore en 2001 dans un livre consacré au « français, l’autre langue » : « Je suis arabe et je tiens à mon arabité qui est la forme la plus profonde de mon identité, matrice originelle en quelque sorte. »
Dans Vie d’un homme, la préface en forme d’autobiographie qu’il nous donne en ouverture de ses textes poétiques, Stétié s’attarde longuement sur le dualisme de sa vie d’écrivain : « Bien évidemment, c’est souvent d’entrecroiser ma civilisation d’origine, l’islamisme, et ma civilisation d’accueil, l’occidentale, que se préoccupe ma pensée. Obsédée qu’elle est, cette pensée, derrière les contradictions inévitables, les refus et les exclusives inscrits dans les mentalités des hommes et dans leurs histoires antinomiques, de retrouver – ils existent – les points de rencontre et d’échange, les plus inespérées convergences. »
Un peu plus loin, dans cette même préface, Salah Stétié insiste fortement sur ce crédo qu’il ne cessera de respecter dans son aventure littéraire à travers cette affirmation sans ambiguïté : « Le métissage, le consentement au métissage, est l’unique solution. Toutes les sociétés fermées sur elles-mêmes sont, à court ou à long terme, destinées à disparaître inévitablement dans un monde où tout bouge, hommes et idées, et où l’heureuse contamination par l’autre est la voie et la garantie : voie du renouvellement de la vision portée par l’accélération advenue de l’histoire, garantie d’un apport généreux de sang neuf. […]. Tout métissage est un dialogue […]. On l’aura deviné : de toute la force de ma conviction, je suis pour le métissage, pour l’abolition des frontières de toute sorte, pour le partage des langues, des valeurs et les fécondations réciproques… »

La quête spirituelle de Salah Stétié

Pour Salah Stétié, né à Beyrouth le 28 décembre 1928, dans une famille de vieille souche libanaise, l’arabe a été la première langue. Dans sa très belle préface au livre de Stétié, le grand et modeste universitaire, mon ami Pierre Brunel, souligne que dans Vie d’un homme (Opus cit.) celui-ci « rappelle que son enfance beyrouthine fut bercée par la psalmodie du Coran, mais une enfance très vite partagée entre deux univers et deux langues » En effet, son père musulman, de confession sunnite, bien que professeur d’arabe et poète arabophone, l’a orienté vers l’apprentissage de la langue française dès son plus jeune âge, en l’inscrivant au Collège protestant français de Beyrouth, puis auprès des Jésuites de l’Université de Beyrouth, tout en lui transmettant une solide culture arabe et musulmane. En 1947, entré à l’Ecole Supérieure des lettres, il y fait la rencontre déterminante de son premier vrai maître, mentor exceptionnel qui incitait ses étudiants à questionner inlassablement le mystère poétique : Gabriel Bounoure (1896-1969. Celui-ci était par ailleurs un immense et incomparable critique de poésie, aujourd’hui, hélas, bien oublié. En 1958, il rassembla aux éditions Plon, ses articles parus antérieurement dans les années 30 dans la N.R.F. où il était le « chroniqueur attitré pour la poésie », et surtout les fit précéder d’une longue, sublime et mythique introduction – tant elle était éclairante sur l’essence de la poésie -, le tout intitulé "Marelles sur le parvis" . Cette remarquable préface était depuis longtemps introuvable jusqu’à sa très judicieuse réédition, en 1995 aux éditions Fata Morgana).
C’est au cours de ces mêmes années que Stétié se lia avec l’immense poète qu’allait devenir Georges Schéhadé,(1907-1989) également Libanais d’expression française.
En 1951, il bénéficie d’une bourse française qui lui permet de venir à Paris et de s’inscrire à la Sorbonne. Seconde rencontre déterminante, celle de Louis Massignon (1883-1962), cet immense islamologue dont il suit « l’enseignement mystique et fortement engagé » simultanément à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes et au Collège de France.
Tout en publiant ses premiers articles critiques, il fait la connaissance de Bonnefoy, du Bouchet, Deguy, Mandiargues, de même que des peintres avec lesquels il a réalisé au fil des années de nombreux livres d’artiste : Zao Wou Ki, Ubac, Alechinsky, Tapies…Dans les années 1960 , il entre dans la carrière diplomatique, d’abord Conseiller culturel du Liban à Paris, puis successivement Délégué permanent à l’UNESCO, Ambassadeur du Liban en Hollande, puis au Maroc , de 1984 à 1987.

Le poète et l’essayiste

L’œuvre de Salah Stétié est aussi prolixe que diversifiée. Poète d’abord, mais également essayiste de haute volée. Il se fait d’abord connaître au travers de son premier essai sur le phénomène poétique où il salue avec passion les grandes voix de la poésie arabe : "Les Porteurs de feu" paru en 1972 aux éditions Gallimard, couronné la même année par le Prix de l’Amitié franco-arabe.
En 1973, parait son premier grand recueil : "L’Eau froide gardée" (Gallimard). Le livre s’ouvre par ce poème lapidaire qui tranche avec le lyrisme des recueils suivants :

« De cela qui s’écrit je ne
Sais rien

-  La parole est dressée dans le manque d’air

Vulnérable et nue et la
Douleur de son épée sur les fils
Liés et déliés selon leur mort

L’un après désencombrés
Elle les admet à son partage
Et leur donne un sein sauvage et réservé »


Le second du recueil est emblématique des poèmes rassemblés dans « L’Eau froide gardée » avec son intériorité encore subtilement orientale :

« Je salue la jeunesse de la lumière
Sur ce pays de grande chasteté
Parce que ses femmes sont fermées

Elles ont des ailes croisées sur a poitrine
Pour protéger le cœur ardent des hommes
L’amour aux cils baissés l’a circoncis


-  Qui sauvera ce pays du martèlement
Des soldats qui s’avancent sous un triomphe
Pour arracher l’eau froide gardée – et la prendre ? »


Le cinquième recueil, l’un de ses plus accomplis : « Inversion de l’arbre et du silence » paraîtra chez Gallimard en 1980 et sera couronné par le Prix Max Jacob. Les années suivantes, les recueils se succéderont, dont en 1992 un hymne à l’amour intitulé « L’autre Côté brûlé du très pur » (Gallimard) entrecoupés d’essais, dont le plus remarquable est consacré à Rimbaud sous le beau titre de « Rimbaud, le huitième dormant » (1993, Fata Morgana).
En 1995 Salah Stétié reçoit le Grand Prix de la francophonie décerné par l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.

« Les Parasites de l’improbable »(inédits)

« Les Parasites de l’improbable » , une section qui occupe 200 pages dans « Un lieu de brûlure », regroupent des essais à ce jour inédits et consacrés pour la plupart à une lecture inspirée des grands poètes français depuis Baudelaire et à quelques écrivains étrangers.
Grand et insatiable lecteur des poètes, Salah Stétié, dans la lignée de son maître Gabriel Bounoure, de ces incomparables essayistes n’ayant jamais cessé de questionner le mystère de la transmutation du langage en parole poétique et qui ont pour noms Marcel Raymond, Albert Béguin, Rolland de Renéville Jean Onimus, Jean Starobinski, Jean-Pierre Richard, Georges Mounin, Maurice Blanchot, Gaétan Picon, nous donne à lire ici des lignes éblouissantes sur les grands poètes qui l’ont depuis toujours accompagné sur les mystérieux chemins de la poésie.
Quel plus beau cadeau aurait pu nous faire cet immense poète qu’est Stétié en s’effaçant ainsi pour célébrer dans son dernier opus les grandes voix universelles de ses « alliés substantiels » ?

Bernard Mazo


mercredi 7 avril 2010, par Bernard Mazo

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Salah Stétié

Salah Stétié est né à Beyrouth le 28 décembre 1928, dans une famille de vieille souche libanaise.
Son père l’inscrit au Collège protestant français de Beyrouth, puis auprès des Jésuites de l’Université de Beyrouth, tout en lui transmettant une solide culture arabe et musulmane.
En 1947, entré à l’Ecole Supérieure des lettres, il y fait la rencontre de Gabriel Bounoure.
C’est au cours de ces mêmes années que Stétié se lie avec Georges Schéhadé,(1907-1989).
En 1951, il bénéficie d’une bourse française qui lui permet de venir à Paris et de s’inscrire à la Sorbonne.
Rencontre de Louis Massignon.
Tout en publiant ses premiers articles critiques, il fait la connaissance de Bonnefoy, du Bouchet, Deguy, Mandiargues, de même que des peintres Zao Wou Ki, Ubac, Alechinsky, Tapies…
Dans les années 1960 , il entre dans la carrière diplomatique, d’abord Conseiller culturel du Liban à Paris, puis successivement Délégué permanent à l’UNESCO, Ambassadeur du Liban en Hollande, puis au Maroc, de 1984 à 1987.

L’oeuvre

• La nymphe des rats, avec douze gravures de Roger-Edgar Gillet, Hors commerce, 1964
• Les porteurs de feu, Gallimard, 1972, Prix de l’amitié franco-arabe
• La mort abeille, L’Herne, 1972
• L’eau froide gardée, Gallimard, 1973
• Fragments : Poème, Gallimard, 1973
• André Pieyre de Mandiargues, Seghers, 1978
• Obscure lampe de cela, avec des gravures de Raoul Ubac, édition Jacques Brémond, 1979 ; réédition en 1994
• La unième nuit, Stock, 1980 ; nouvelle version parue en Belgique auxéditions Talus d’Approche, 1995
• Ur en poésie, Stock, 1980
• Inversion de l’arbre et du silence, Gallimard, 1980, Prix Max Jacob 1981
• L’Être poupée suivi de Colombe Aquiline, Gallimard, 1983
• Nuage avec des voix, avec des gravures de Jacques Harold, Fata Morgana, 1984
• Firdaws, essai sur les jardins et les contre-jardins de l’Islam, Le Calligraphe / Philippe Picquier, 1984
• Archer aveugle, avec des calligraphies de Mohammed Saïd Saggar, Fata Morgana, 1985
• Lecture d’une femme, avec des gravures de Georges Bru, Fata Morgana, 1987 ; réédition en 1996
• Incises, avec des empreintes de Marc Pessin, éditions d’art Marc Pessin, 1989 (tirage limité)
• Le voyage d’Alep, avec un portrait de l’auteur par Albert Féraud, Les Cahiers de l’Egaré, 1991
• Les sept Dormants au péril de la poésie, éditions Leuvense Schrijversaktie, Louvain, 1991
• L’autre côté brûlé du très pur, Gallimard, 1992
• L’épée des larmes, Éditions du Noroît / L’arbre à paroles, 1992
• Visage en trois, Le Taillis Pré, 1992
• Lumière sur lumière ou l’Islam créateur, Les Cahiers de l’Egaré, 1992
• Rimbaud, le huitième dormant, avec des dessins de Jean Messagier, Fata Morgana, 1993
• L’interdit, éditions José Corti, 1993
• Le Nibbio, éditions José Corti, 1993
• Liban pluriel, éditions Naufal-Europe, 1994
• Réfraction du désert et du désir, avec des calligraphies de Ghani Alani, Babel, 1994
• La nuit du cœur flambant, éditions des Moires, 1994
• La terre avec l’oubli, éditions des Moires, 1994
• Instrumentation des nuages, éditions A Travers, 1994
• Eclats, quatorze haïku, avec des acryliques de Jacques Clauzel, éditions A Travers, 1994 (tirage limité)
• Un suspens de cristal, avec des calligraphies de Hassan Massoudy, Fata Morgana, 1995
• L’ouvraison, avec des calligraphies de Ghani Alani, José Corti, 1995
• Seize paroles voilées, exemplaires de tête comportant des peintures originales de Jean-Gilles Badaire, Fata Morgana, 1995
• Miroir rayé, avec des acryliques de Jacques Clauzel, éditions A Travers, 1995
• Habiter Vermeer, exemplaires de tête comportant une aquarelle originale de Mireille Brunet-Jailly, l’Etoile des Limites, 1995
• Dormition de la neige, Vallongues, 1996
• Ville, éditions A Travers, 1996
• Fièvre et guérison de l’icône, avec des bois gravés de Mireille Brunet-Jailly, (poème qui donne son titre au recueil publié en 1998 aux éditions de l’Imprimerie Nationale) ; éditions Collodion, 1996
• Dormition de la neige, avec des gravures de Claude Faivre, éditions de Vallongues, 1996 (tirage limité)
• Signes et singes, exemplaires de tête comportant une eau-forte originale de Pierre Alechinsky, Fata Morgana, 1996
• La parole et la preuve, entretiens sur la poésie, avec des encres de Pascale Ravilly, M.E.E.T., 1996
• L’enfant de cendre, avec des peintures originales de Farid Belkahia, Fata Morgana, 1996 (tirage limité)
• Le Calame, avec des calligraphies de Henri Renoux, Fata Morgana, 1997
• Hermès défenestré, avec trois gravures originales de Jean-Paul Agosti, éditions d’art Robert et Lydie Dutrou, 1997, (essai qui donne son titre au recueil d’essais publié par la suite chez José Corti), (tirage limité)
• Hermès défenestré, éditions José Corti, 1997
• La Tisane du Sphinx, avec des photographies originales de Julie Ganzin, Fata Morgana, 1997
• La Nuit d’Abou’l Quassim, exemplaires de tête comportant une gravure originale de Pierre Alechinsky, éditions Tschann, 1997
• Fièvre et guérison de l’icône, avec un frontispice et un portrait de l’auteur par Pierre Alechinsky, édition de l’Imprimerie nationale collection "La Salamandre"/éditions de l’UNESCO "collection d’Oeuvres représentatives", 1998
• Fenêtre d’aveugle (à propos des papiers froissés de Kijno), exemplaires de tête comportant un papier froissé original de Kijno, Rougerie, 1998
• L’Oreille du mur, carnet d’aphorismes, avec une eau-forte originale de Pierre Alechinsky éditions d’art Robert et Lydie Dutrou, 1998
• Raisons et déraisons de la poésie, conférence à l’Institut de langue et littérature française de l’Université de Bari, éditions Schena-Didier Érudition, 1998
• Le Vin mystique, précédé de la traduction de "Al Khamriya" d’Omar Ibn al-Farîdh, avec des calligraphies de Ghani Alani, éditions Fata Morgana, 1998
• Chemins toutes ces traces, avec des acquarelles originales de Chan Ku-Yut, Lyrics Editions, Vancouver, Canada, 1998 (tirage limité)
• Se noyer en eau sèche, avec sept eaux-fortes originales et, pour l’édition de tête, un collage rehaussé de couleur par Richard Texier, suite d’aphorismes, éditions d’art Robert et Lydie Dutrou, 1998 (tirage limité)
• Les doigts, avec deux eaux-fortes de François Lamore, Maeght éditeur, 1999 (tirage limité)
• Mallarmé sauf azur, avec un portrait de Mallarmé par Messagier, éditions Fata Morgana, 1999
• Le p(a)in et le poème, avec des gouaches de Jean-Pierre Thomas, éditions de la Limace Bleue, 1999
• Ne parlant qu’à la pierre, avec des gravures de Jacques Clauzel, éditions A Travers, 1999
• La terre avec l’oubli, Musée Condé, 2000
• Mahomet, éditions Pygmalion, 2000 ; repris en 2001 par Albin Michel (Mahomet) dans la collection "Spiritualités"
• Mes Villes, avec des gouaches de Jean-Pierre Thomas, éditions de la Limace Bleue, 2001 (tirage limité)
• Si respirer, Fata Morgana, 2001 (tirage limité)
• Fourmilière détraquée, La Pierre d’alun, 2001
• Le Français, l’autre langue, Imprimerie nationale, 2001
• Méditation sur la mort d’une figue, A travers, 2001
• La Bergère et le Pharaon, Le Mot et le Reste, 2001 (tirage limité)
• Ce qu’on sait, éditions de la Balance, 2001 (tirage limité)
• Dehors, éditions de la Balance, 2001 (tirage limité)
• L’arbre langue, éd. Akié Arichi, 2001 (tirage limité)
• Matière, poème inédit en trente fragments, illustré par Belkahia, tiré à seize exemplaires, Al Manar, 2002
• L’Insaisi, éditions de la Balance, 2002 (tirage limité)
• Hugo ? Oui, Hugo !, Imprimerie Nationale, 2002
• Cinq dictées de la mélancolie, Maeght, 2002
• Pluie sur la Palestine, Al Manar, 2002
• Pluie sur la Palestine, avec une peinture de Rachid Koraïchi, Al Manar, 2002 (tirage limité)
• Le Voyage d’Alep, édition complétée, Fata Morgana, 2002
• Le Vin Mystique et autres lieux spirituels, Albin Michel, 2002
• Fiançailles de la fraîcheur, Imprimerie Nationale, 2003
• Visage en Trois, Le Taillis Près, 2003
• Egyptiennes : Cartes postales (1885-1930), en collaboration avec Jean-Michel Belorgey, Bleu autour, 2003
• Obscure lampe de cela, Jacques Éditions Bremond, juillet 2003
• Presque nuit, illustrations de Claude Bellegarde, Al Manar, 2003
• Carnets du méditant, Albin Michel, 2003
• Si respirer, avec des dessins de Christiane Vielle, Fata Morgana, 2004
• Brise et attestation du réel, avec des dessins d’ Antoni Tapiès, Fata Morgana, 2004
• Bois des cerfs, Fata Morgana, 2004 (tirage limité)
• Rimbaud d’Aden, Fata Morgana, 2004
• Fils de la parole – un poète d’Islam en Occident, Entretiens avec Gwendoline Jarczyk, Albin Michel, 2004
• Invention de la pudeur, avec une gravure originale de Pierre Alechinsky, Fata Morgana, 2005 (tirage limité)
• Lymphe, avec des dessins sur calque de Catherine Bolle, Traces, Genève, 2005 (tirage limité)
• Kyoto, (avec des photographies d’Alexandre Orloff), Imprimerie Nationale, octobre 2005
• La substitution, livre peint par Anne Slacik, Fata Morgana 2006 (tirage limité)
• L’après-midi à Ugarit, Al Manar, 2006
• Arthur Rimbaud, (avec des dessins de Sarah Kaliski), Fata Morgana, 2006
• Liban, (avec des photographies de Caroline Rose), Imprimerie nationale, 2006
• La nuit de la substance, Fata Morgana, 2007
• Fluidité de la mort, Fata Morgana, 2007
• Remémoration de Mansour Hallaj à Saint-Patrick, (avec des Photo-lithographies de Vladimir Velickovic), Bibliophilie contemporaine, Al Manar, 2007
• Si brèves les colombes, (avec six lithographies originales de Julius Baltazar), Bibliophilie contemporaine, Al Manar, 2007
• Décomposition de l’éclair en brindilles, (avec des peintures de Colette Ottmann), Les Petites Vagues, 2007
• Mystère et mélancolie de la poupée, Fata Morgana, 2008
• Culture et violence en Méditerranée, Imprimerie nationale Éditions, 2008
• En un lieu de brûlure (Œuvres), Robert Laffont, Bouquins, 2009
• Oiseau ailé de lacs, Fata Morgana, 2010

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