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Pascal Commère

« La grand’soif d’André Frénaud »

Né en 1951 en Bourgogne, Pascal Commère, poète et prosateur, est l’auteur d’une vingtaine de livres qui font corps avec le monde paysan. Il a également consacré des textes aux auteurs qu’il aime, comme André Frénaud.

Après les poèmes d’ « Honneur au fantassin G, conscrit en Meuse » (Le Dé bleu), Pascal Commère nous donne avec « La grand’soif d’André Frénaud » une suite de proses – de « salutations » – qui sont autant d’explorations intimistes de l’œuvre et de la vie d’André Frénaud (1907-1993), qu’il fréquenta régulièrement durant les quinze dernières années de sa vie.
Rencontre de Bourguignons et de poètes autour d’un verre : on entre dans l’univers de l’auteur de "La Sainte Face » par le chemin de l’amitié et de la complicité. Car Commère a choisi « un angle », comme l’on dit, pour son approche : celui du vin, tant célébré dans l’œuvre de Frénaud. Le vin et l’ivresse. La « grand’ soif » qui met en perce les horizons. Qui parle d’un manque, d’une quête sans doute obscure à elle-même – quête du monde, de l’autre et, plus métaphysique, d’un dieu jamais là ni jamais très loin.
On y croise un Frénaud tantôt gouailleur et tantôt grave, une voix truculente ou profonde.

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Pascal Commère vu par le dessinateur Jacques Basse

« Avoir soif, c’est avoir mal », disent d’une même voix Frénaud et Commère. Tout en sachant bien que ni le vin ni la poésie ne pansent la blessure, mais que cette dernière la met à nu. Ce portrait-là est aussi fraternel que sensible et minutieux. On en redemanderait volontiers : quelques pages et quelques vers, pour la route.

Michel Baglin. Article publié dans "Poésie 1" en déc 2001


Lire aussi :

portrait et lecture de "Les larmes de Spinoza"

mercredi 25 novembre 2009, par Michel Baglin

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Pascal Commère
« La grand’soif d’André Frénaud »

Le Temps qu’il fait
(120 pages. 13.60 euros)

Les livres de Pascal Commère

Les commis (Folle Avoine, 1982)
Chevaux (Denoël, 1987 ; Bourse de la Fondation Cino del Duca)
Dijon (Champ Vallon, 1989)
La vache automatique (Le dé bleu, 1989)
Lointaine approche des troupeaux à vélo vers le soir (Folle Avoine, 1995)
D’une lettre déchirée en septembre (Tarabuste, 1996)
De l’humilité du monde chez les bousiers (Obsidiane, 1996)
Solitude des plantes (Le Temps qu’il fait, 1998)
Le grand tournant (Le Temps qu’il fait, 1998)
Vessies, lanternes et autres bêtes cornues (Obsidiane, 2000)
La grand’soif d’André Frénaud (Le Temps qu’il fait,2001)
Bouchères (Obsidiane,2003. Prix Roger Kowalski de la ville de Lyon)
D’un pays pâle et sombre (Le Temps qu’il fait, 2004)
Lieuse (avec des gravures de Sylvie Turpin ; Le Temps qu’il fait, 2004)
Le vélo de saint Paul (Le Temps qu’il fait, 2005)
Prévision de passage d’un dix cors au lieu-dit Goulet du maquis (Obsidiane, 2006)
Les Oiseaux de Sens, avec Emmanuel Berry, éditions Le Temps qu’il fait, 2007,
Les larmes de Spinoza (Le Temps qu’il fait, 2009)

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