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Une renaissance...

Pourquoi la revue Texture ?

Ce site est dédié aux auteurs et aux livres qui aident (à mes yeux) à respirer l’air du temps - parfois à y résister -, à voir plus grand et à sentir plus fort, et à mieux être au monde.

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L’équipe de Texture avec Casimir Prat, Georges Cathalo et Michel Baglin, à Rodez en 1989

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De 1980 à 1989, pendant une dizaine d’années donc, j’ai animé la revue Texture, que j’avais créée pour parler des livres que j’appréciais, participer aux débats d’alors sur la « poésie de laboratoire » et la « poésie du quotidien » (entre autres sujets polémiques), et bien sûr donner à lire des auteurs que j’aimais. Avec ses quatre numéros annuels et ses quelques centaines d’abonnés, Texture avait trouvé sa vitesse de croisière... Moi, en revanche, je m’essoufflais, submergé par les manuscrits, les services de presse et le courrier qui s’accumulait sur mon bureau. En dépit de l’aide d’amis, comme Georges Cathalo ou Casimir Prat (ci-dessus en photo à Rodez en 1989) qui préparèrent plusieurs numéros, je finis par rendre les armes avec le tablier du revuiste.

Pour autant, je n’ai jamais abandonné tout à fait l’idée de relancer la revue dès que je disposerais d’un peu de temps à lui consacrer. J’y suis. Mais la période que nous traversons, si peu poétique et tellement mercantile, m’a fait craindre l’échec à très court terme : j’ai renoncé à mon projet de relance de la « revue papier » pour opérer un repli stratégique sur la Toile, où l’espace est à moindre coût.

Ce site est bien sûr le reflet de mes goûts – je n’y parle que des auteurs que j’aime – mais aussi des hasards de lecture, des rencontres de flâneur sur les chemins d’encre. On y trouvera de nombreux portraits d’écrivains, romanciers, nouvellistes ou poètes, des notes critiques, des entretiens, mais également quelques textes – poèmes ou nouvelles – inédits ou choisis parmi des ouvrages publiés, ainsi que des documents sonores (musiques, chansons, lectures) et des vidéos.

J’ai souhaité élargir cet horizons en accueillant des contributions critiques diverses qui apportent la richesse d’autres regards et de nouvelles sensibilités. Avis aux amateurs, donc. D’ores et déjà, Georges Cathalo propose une visite régulière sur le Web, au pays des sites et des blogs d’auteurs ou d’éditeurs. D’autres contributions ont suivis. C’est ainsi que vous pouvez lire des critiques et chroniques de Max Alhau, Abdelkader Djémaï, Lucien Wasselin, Jean-Noël Guéno, Patrice Angibaud, Jacqueline Saint-Jean, etc.

Pour l’heure, je n’ai pas encore « basculé » tous les articles de mon ancien blog sur ce site de Texture, mais des liens permettent de naviguer entre ces deux espaces, où vous trouverez je l’espère l’occasion de belles balades et, peut-être, de quelques découvertes...

Pour en savoir plus sur mes choix littéraires et mes propres bouquins, rendez-vous ici

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lundi 22 juin 2009, par Michel Baglin

Messages

  • Bernard DIMEY
    Si ce nom vous est connu lisez la suite :

    Préface

       Annie Massy aime la chanson et sa Champagne. On pourrait même écrire que cela va de soi, car elle aime ce qui pétille chez les chanteurs, et ne pouvait donc trouver sujet plus approprié que Bernard Dimey.
       Un chanteur, c’est un corps, une voix, une inspiration et une histoire. Annie Massy avait déjà su planter les enjeux de la création chez un autre aventurier de la chanson ancré dans un territoire : Jacques Brel, dont elle avait su avec talent croquer la « brelgitude ». Être de quelque part, en tirer sa sève, ancrer son imaginaire dans les fils de l’enfance, voilà une méthode.
       Après Brel, Annie Massy s’attaque donc au massif Dimey par la même voie : celle du terroir.
       Pourtant, la tâche est plus complexe : l’ancrage de Brel à sa Belgique natale est une clé reconnue de son œuvre et de sa notoriété. L’aborder par ce biais, c’est conforter le regard du lecteur. Avec Dimey, Annie Massy entreprend une ascension bien plus périlleuse. Car, elle ne le cache pas, c’est à Montmartre que Dimey a bâti sa gloire. On sait qu’il adorait se présenter comme un célèbre « poète du XVIIIe »..., ajoutant après un temps d’arrêt, « arrondissement »...
       Or c’est en Champagne que tout se noue pourtant pour la compréhension de cette œuvre multiforme et foisonnante. Annie Massy l’établit avec brio. Le tour de force est magistral puisqu’il part d’un paradoxe, Dimey ayant plutôt voulu laisser dans l’ombre toute la première partie de sa vie. Mais notre auteur a du talent et de la vista : c’est en tressant le récit des premières années de Bernard Dimey, avec l’analyse rigoureuse de la plupart de ses chefs d’oeuvre, qu’elle emporte l’adhésion du lecteur. Du coup, on comprend que, comme chez Brel qui a su devenir lui-même en se libérant de sa Belgique, Dimey a su élaborer son succès par une forme de catharsis : il s’inspire de ses années de formation dans sa Champagne d’origine, de Nogent à Troyes, pour mieux sublimer ses rêves et ses déceptions en autant de morceaux que d’autres porteront au triomphe. Un voyage par procuration dont la matrice tirerait ses bulles de la Champagne, pour faire rayonner l’esprit de L’enfant maquillé, de Louxor à Syracuse...
       Intelligence, talent et générosité, la plume d’Annie Massy, en bonne champenoise, se met au diapason de son objet d’études : elle nous raconte simplement, de façon rythmée et vivante, le parcours de formation de Dimey, mais ne se limite pas à la biographie. Elle analyse avec précision mais aussi tout son savoir-faire de bonne pédagogue, comment les chansons reconnues sont élaborées. Adepte de la cantologie dont je fus naguère le pionnier, Annie Massy donne chair aux morceaux qu’elle évoque, décrit les interprétations, les musiques et les timbres, pour les faire résonner avec son récit biographique.
       Elle nous donne à comprendre, finalement, tout le charme longtemps insaisissable d’un créateur hors pair.
    Jeunesse champenoise, un très beau titre, et très juste, s’avère un très bel ouvrage, où se révèle une double inspiration en miroir : celle d’Annie Massy et celle de Bernard Dimey. Deux plumes généreuses, nourries des sèves d’un territoire dont l’intelligence et la générosité éclatent en pétillance dans ces pages à lire sans modération.

       Stéphane Hirschi
    Professeur de littérature et de cantologie à l’Université de Valenciennes

    Bernard DIMEY
    jeunesse champenoise, succès montmartrois
    Annie MASSY

    Livre 200 pages - N° ISBN 978 2 35208 083 1 – 17€

    à commander dans toutes les bonnes librairies
    ou sur internet en cliquant sur
    http://www.bordulot.fr/page25/page79/page79.html

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Avec Charles Juliet en 2005 à Montauban

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Avec Rachid Boudjedra en 1994

Avec le romancier algérien Rachid Boudjedra en 1994

Avec Chancel et MC Bancquart

discussion avec Marie-Claire Bancquart et Jacques Chancel
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Avec Pierre Autin-Grenier (été 2002)

Chez Pierre Autin-Grenier à Carpentras (été 2002)

A Lourdes

Avec Werner Lambersy, Alain Kewes et Jean-Pierre Lemaire

A Rodez, avec Christian Da Silva, Gaston Puel, Serge Pey

En compagnie de Georges-Emmanuel Clancier
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Avec Jean-Pierre Siméon


Avec Georges Drano et Jean-Luc Pouliquen aux "Voix de la Méditerranée" à Lodève (juillet 2008)

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