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Un dernier numéro en forme d’hommage

« Traces » : un demi-siècle de poésie

Le 176e numéro de Traces sera le dernier. Il vient clore 50 ans d’une belle aventure poétique que Michel-François Lavaur lança en janvier 1963. Ses filles et lui-même ont conçu ce numéro riche de fraternité, d’amitié et, bien sûr, de poésie, qui réunit nombre de ceux ayant laissé en ces pages leurs traces.



Ce numéro d’hommage reproduit le premier éditorial de Traces de janvier 1963. Il disait à la fois la modestie d’une revue « faite à la main » (une presse scolaire) et l’ambition de présenter des auteurs de tous horizons. Je ne connais pas le nombre des poètes publiés en un demi-siècle – des centaines à coup sûr ! - mais je crois bien que tous ceux qui ont œuvré authentiquement en poésie y ont trouvé place à un moment ou à un autre !
Hélas, l’instituteur originaire de Corrèze et installé à Sanguèze, en Pays nantais, n’est plus en mesure de poursuivre le travail de l’artisan qui a composé, collé, assemblé, façonné, expédié les 175 numéros précédents. Les filles du poète, Pascale et Krystel, et Michel-François lui-même ont voulu ce numéro qui réunit de nombreux auteurs ayant participé à l’aventure. Au premier rang desquels ont trouve les amis de l’équipe éditoriale des débuts, et tous ceux qui sont venus à leur tour poser leurs traces au fil des ans (j’en fus).

Poète et passeur

La lecture de ce beau numéro d’hommage on ne peut plus mérité, comme celle de tous les précédents, donne au fond la vraie mesure de ce qu’est l’aventure poétique - qui n’a pas grand-chose à voir avec le formalisme ni les mondanités et moins encore les modes : un chaudron de création chauffé par l’enthousiasme de copains (Claude Serreau, Norbert Lelubre, Jean Laroche, Robert Momeux, Jean-Pierre Thuillat, Marine Morillon-Carreau, Jean Chatard, Moreau du Mans, J-C. Touzeil, Simonomis, Jean-Claude Vallejo, Claudine Goux, etc.) Certains ont disparu, mais d’autres sont encore là pour témoigner de la ferveur créatrice qui régnait dans et autour de cette revue qu’on disait « brouillonne » et qui était surtout foisonnante et ouverte, sans cesser d’être exigeante. Mais on ne s’en étonnera pas en se rappelant que Michel-François Lavaur est aussi et d’abord poète (français et occitan) – celui d’ « Argos » ou de « Petite geste pour un homme nu » , entre autres recueils – ce qui en fait un excellent passeur.
En marge de la revue, il y eut aussi les plaquettes et recueils édités à la même enseigne et l’imprimeur Jacques Souchu en témoigne. Ce sont les messages (proses ou poèmes) d’amitié qui chantent dans ces pages émouvantes, pleines de cette simplicité de bon aloi qui a toujours prévalu à Traces. Et l’on est heureux de retrouver là tant de plumes fraternelles, d’Odile Caradec à Georges Cathalo, de Louis Dubost à Patrice Angibaud, Guy Chaty, Claude Cailleau, Gilles Lades, Dagadès, Emmanuel Hiriart, Éric Simon, Jean-Claude Coiffard et bien d’autres encore.
Un bien beau numéro à lire « avec les vœux permanents » de Michel-François Lavaur.

(renseignements : krystel.lavaur@gmail.com )


Michel Baglin



samedi 2 février 2013, par Michel Baglin

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