Retour à l’accueil > Auteurs > IBANES Jacques > « Apollinaire, l’amour, la guerre »

Jacques Ibanès

« Apollinaire, l’amour, la guerre »

26 poèmes mis en musique et chantés

Fervent admirateur d’Apollinaire, le poète et chanteur Jacques Ibanès, après le livre qu’il lui a consacré, propose un CD réunissant 26 poèmes de l’auteur des « Calligrammes », qu’il a mis en musique et interprète.




Poète, chanteur, critique, Jacques Ibanès a mis de nombreux auteurs en musique et créé des spectacles où il porte de la voix et de la guitare les textes qu’il aime. Parmi ceux-ci, Apollinaire. Il lui a consacré il y a deux ans un livre, « L’Année d’Apollinaire. 1915, l’amour, la guerre » (lire) où il raconte cette année 1915 qui se déroule pour Guillaume Apollinaire sur deux fronts, celui de la guerre où l’artilleur devient fantassin et sur celui de l’amour entre deux femmes, Lou qu’il va quitter, et Madeleine, qui devient sa nouvelle inspiratrice. Mais dans le même temps, Jacques Ibanès chanteur a complété la liste des poèmes qu’il a mis en musique et créé un spectacle « Apollinaire, l’amour, la guerre ».
Au total, vingt-six chansons nous sont proposées aujourd’hui sous ce titre en un CD édité par Rhino-productions. Bien sûr, il y est beaucoup question de Lou, de son corps et de son amour, de Madeleine aussi. Et bien sûr, beaucoup de la guerre où le « canonnier conducteur » brosse des tableaux terribles qu’éclaire le « bel obus semblable au mimosas en fleur ».

JPEG - 72.7 ko
Apollinaire blessé et trépané en 1916

Tout commence par « La petite auto » que prend à Deauville l’auteur d’« Alcool » avec deux amis le 31 août 1914 pour un voyage nocturne vers Paris à l’heure de la mobilisation. Trois hommes qui ont alors compris « que la petite auto (les) avait amenés dans une époque nouvelle ». Faisant alterner chant et récitatif, Jacques Ibanès nous fait ainsi croiser « ceux qui s’en allaient mourir ». Il nous fait entendre combien sont pathétiques « les noms (qui) se mélancolisent », le poète qui s’interroge - « si je mourrais là-bas » - et qui finit par écrire : « Je lègue à l’avenir l’histoire de Guillaume Apollinaire qui fut à la guerre et sut être partout, dans les villes heureuses de l’arrière, dans tout le reste de l’univers, dans ceux qui meurent en piétinant le barbelé... »
Avec des mélodies bien adaptées aux poèmes qu’elles accompagnent et une voix qui trahit l’émotion qu’éprouve Jacques Ibanès pour « le soldat bleu d’un rêve » auteur des « Poèmes à Lou », ce CD nous offre une belle approche, sensible et juste, du poète de l’amour et de la guerre.

(Le cd peut être envoyé pour la somme de 12€ port compris en s’adressant à jacques.ibanes@orange.fr. )
Michel Baglin



LIRE AUSSI :

Jacques Ibanès : DOSSIER
Jacques Ibanès : La voix et les chemins de la poésie. Portrait. (Michel Baglin) Lire
Jacques Ibanès : « Entame » (Michel Baglin) Lire
Jacques Ibanès : « Victor Hugo n’a pas vu la Sainte-Victoire » (Michel Baglin) Lire
Jacques Ibanès : « Plein Ouest » Un séjour sur l’île Wrac’h (Michel Baglin) Lire
Jacques Ibanès : « Je t’écris de Narbonne. 1900-1918 » (Michel Baglin) Lire
Jacques Ibanès : « L’Année d’Apollinaire. 1915, l’amour, la guerre » (Michel Baglin) Lire
Jacques Ibanès : Un CD « Apollinaire, l’amour, la guerre » (Michel Baglin) Lire
Jacques Ibanès : « Victor Lebrun : Dix ans avec Tolstoï » (Michel Baglin) Lire
Jacques Ibanès : « Pour te nommer » (Michel Baglin) Lire
Jacques Ibanès : « Territoires fugaces » (Michel Baglin) Lire
Jacques Ibanès : « Instants bretons » (Michel Baglin) Lire
Jacques Ibanès : « Le Voyage à Manosque » (Michel Baglin) Lire



vendredi 19 janvier 2018, par Michel Baglin

Remonter en haut de la page



Jacques Ibanès

La voix et les chemins de la poésie

Guitariste-chanteur-compositeur et récitant, Jacques Ibanès a mis en musique et interprété de très nombreux poètes, repris les chansons des grands aînés (Brassens, Lapointe, Brel, Ferrat, Leclerc etc.), des contemporains (H.Martin, A.Leprest, G.Lèbre, P.Conte, G.Testa), écrit une centaine de chansons originales et dit les textes des auteurs qu’il apprécie.
On peut l’écouter ici



-2018 Revue Texture Contact | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0