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Georges Cathalo

« Bestioleries poétiques »

Lucien Wasselin et Michel Baglin ont lu les « Bestioleries » que Georges Cathalo consacre au petit monde poétique...



Une lecture de Michel Baglin

« Georges Cathalo aime la poésie, il en est un grand lecteur. C’est pourquoi il en dénonce les falsifications, les dérives, les dogmatismes sectaires », prévient Louis Dubost, qui préface en connaisseur ces « Bestioleries poétiques » dont l’ami Georges Cathalo vient de se rendre coupable aux éditions Les Carnets du dessert de Lune. Et il n’épargne en effet personne, le diable de critique devant qui les poètes sont tous « ego » ! Des poètes lapidaires qui « cachent mal leur angoisse de n’avoir rien à dire » aux « éthérés de la transparence », en passant par « toutes sortes d’olibrius », « geignards chroniques », « écorchés silencieux », etc. Bref, les poses et la "poétique attitude" en prennent pour leur grade, c’est parfois un peu facile, mais balancé avec humour. Car l’auteur, poète lui-même, sait toutes les duplicités de ce petit monde des poètes – « fourre-tout à la merci des opportunistes » - et reste lucide. Il sait, par exemple, le ridicule d’une journée de la poésie car « la poésie c’est tous les jours ou c’est jamais » et continue, semble-t-il, de croire à une « poésie buissonnière » qui serait l’ultime rempart contre la barbarie. Et puis il formule cette belle évidence en forme de consolation : « Ce sont les mauvais poèmes qui permettent d’aimer les beaux » !

Michel Baglin



Une lecture de Lucien Wasselin

Georges Cathalo est un kamikaze : il adore se faire des ennemis. N’écrit-il pas dans son récent « Bestioleries poétiques »  : « Nécessité absolue d’un almanach annuel sur la poésie. Almanach d’humeur(s) et d’info(s). Almanach subjectif bien sûr et partial et provocateur. On recherche désespérément un kamikaze pour l’écrire ». Georges Cathalo vient d’écrire cet almanach, les noms en moins mais le lecteur intéressé pourra reconnaître un tel ou un tel ! Tout le monde en prend pour son grade : les poètes bien évidemment, les revues, les lecteurs potentiels, les éditeurs, les politiques, les journalistes, les margoulins et les victimes du compte d’auteur…
Georges Cathalo sait faire preuve d’auto-dérision : « Il y a bien longtemps que la poésie ne fait plus illusion chez personne, à part chez quelques attardés mentaux. Dont je suis  ! » Comme il fait preuve d’humour : « De plus en plus de poètes sont atteints de sclérose en plaquettes. » Il se joue allègrement de l’opinion qu’on peut avoir de la poésie : il mêle de manière jubilatoire propos aigres-doux et formules pleines d’espoir ou de bon sens. Mais l’essentiel n’est pas là, il est dans ce que Louis Dubost dit de Cathalo dans sa préface. Il compare Cathalo aux moralistes du XVIIème siècle français, en particulier à Pascal et ses « Pensées »… Je ne répéterai donc pas ce qu’il écrit fort justement mais me permettrai d’insister sur un auteur qu’il nomme en passant : La Bruyère... Georges Cathalo fait preuve de la même finesse d’observation que son illustre prédécesseur et de la même liberté de ton. Le « caractère » qu’il met en lumière, qu’il étudie sous de multiples facettes est celui de la poésie. C’est pourquoi il égratigne les différents acteurs qui s’agitent dans le petit paysage poétique bien français. Par là, il manifeste une parfaite connaissance des hommes, comme Saint-Simon le disait de La Bruyère. L’humour en plus…
Ces « Bestioleries » reproduisent certaines des notes parues en 2001 dans le Carnet des relevés du cadastre poétique. L’éditeur, qui a publié les deux ouvrages, le signale en fin de volume. Presque quinze ans plus tard, rien ne dépare : c’est dire que ces notes n’ont rien perdu de leur actualité… S’il fallait une raison de lire « Bestioleries poétiques » , ce serait celle-là…

Lucien Wasselin



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Georges Cathalo, le poète du quotidien (portrait)



dimanche 13 décembre 2015

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Georges Cathalo
Bestioleries poétiques


Les Carnets du Dessert de lune éditeur
76 pages, 12 €.
Sur commande chez l’éditeur :
67 rue de Venise. 1050 Bruxelles. Belgique)



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