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Les critiques de Lucien Wasselin

Chemins de lecture 2017

Lucien Wasselin est poète, auteur d’une douzaine de recueils, publiés notamment au Dé Bleu. Mais c’est aussi un infatigable critique qui a multiplié les collaborations, articles, notes critiques, chroniques et dossiers dans ses domaines de prédilection : poésie, littérature générale, arts plastiques, musiques... et pour de nombreux journaux et périodiques. Revue-texture a aussi le grand plaisir d’accueillir ses notes de lecture depuis des années.



Dominique Maurizi : « La Lumière imaginée »


La poésie de Dominique Maurizi résiste à la lecture : le sens de ces proses n’est pas donné, au lecteur de le créer. On se demande ce qui a bien pu arriver à ce trio composé du père, de la mère et de la fille. Car la mère chasse la fille : « demain tu pars » est-il écrit à la page 19 et, comme si Dominique Maurizi craignait que le lecteur ne comprenne pas, elle ajoute dans la même prose : « Maman pose devant la porte une valise ». Car une mère ne chasse pas sa fille… Mais Dominique Maurizi ajoute un peu plus loin (p 29) : « Le type à côté d’elle [la mère] ne me plaît pas. (…) Je n’aime pas ses yeux, son front, son regard. Il avance sa bouche, glisse encore une fois sa main sur le bras de ma mère. Maman détourne la tête, me regarde, puis se redresse avant de l’embrasser ». Qu’est-ce qui se joue là ? Et l’ordre des proses a-t-il une importance ? Le père joue un rôle trouble, il menace : « Ne bouge pas fille de pute ou je réduis ta tête et ton corps en poussière » (p 31). Reste un noyau insécable où le mystère demeure entier…
Mais tout ceci n’est peut-être qu’une fiction… Comme le laisse entendre le titre de ce recueil : « La Lumière imaginée ». Je souligne le mot imaginée. Sans doute à cause de l’alternance de proses longues (qui font le récit de ce qui est advenu) et de proses brèves (où Dominique Maurizi écrit qu’elle tape au clavier ses poèmes)… La lumière naîtrait-elle de la poésie ? L’écriture saccadée et répétitive contribue certainement au mystère et au malaise ressentis par le lecteur et rend insupportable (au bon sens du terme) la lecture de ces poèmes en prose.

(Dominique Maurizi, « La Lumière imaginée ». Éditions Faï fioc, Montpellier, 2016, 56 pages, 8 €. En librairie ou sur le site editions-faifioc.fr pour une commande directe.)



Yves Boutroue : « Dépit du bon sens »



Un homme qui dédie un de ses poèmes au grand Nazim Hikmet peut-il être mauvais ? Je ne le pense pas car il faut aujourd’hui un courage certain pour affirmer qu’on respecte la mémoire de Nazim ! Un homme qui (c’est la quatrième de couverture qui le dit) a fait trente-six métiers depuis bûcheron jusqu’à professeur de philosophie, depuis manutentionnaire jusqu’à fonctionnaire, un homme qui avoue aimer la bonne chère, le vin, l’alcool et la bière mérite assurément qu’on lise ses poèmes.
Le vers est bref, les poèmes se présentent volontiers en suites ou sont isolés (ce qui n’est pas original !). Sa poésie résiste volontiers à la lecture, le sens n’est pas immédiatement donné : on pense alors à un épigone lointain du surréalisme (n’écrit-il pas : « Je frotte des herbes en sueur / sur tes reins », page 25)… Un poème semble révélateur de l’approche du réel d’Yves Boutroue, c’est celui des pages 29 et 30, il est intitulé « Héritage ». Et comme souvent, il est composé de plusieurs poèmes, deux exactement ici. On reconnaît ce qui donne naissance à la suite : une fontaine solitaire dont la situation n’est pas précisée. Mais rapidement le rêve vient bousculer la réalité : « le cyprès toscan règne traître / sur nos rêves de tombe ». De brèves notations viennent alors explorer ce que voit le poète comme dans ce vers « Ah ! Familles entre cendre et flammes » (on remarquera les allitérations). Le second poème est exactement consacré au mystère ; le vers devient bref, les regroupements strophiques qui ne dépassent pas le cadre du quatrain le disent sur un ton élégiaque. Le poème est alors la marque de ce qui est affirmé dans la quatrième de couverture : « déchiré à jamais entre l’univers rigoureux, diaphane et étourdissant de la poésie et la recherche d’une jouissance charnelle et verbale ». Mais il me faut arrêter car je risque de sombrer dans l’explication de texte scolaire !
La métaphore se fait volontiers réaliste : « C’est comme un pain / si dur / qu’on ne le partage plus / dans les hameaux désertés » (p 31). Les dédicaces (comme celle à André Laude) disent bien les goûts d’Yves Boutroue et ce ton halluciné. C’est que le poète « cherche l’exubérance des voix perdues » (p 33). À noter les poèmes en prose qui se donnent l’allure de vouloir traquer autre chose, l’écriture peut-être ? Le recueil est complété par une longue suite (Vingt-neuf poèmes relativement courts et aux vers brefs), « Guérisons », que le poète définit comme un « journal poétique ». Journal d’une errance qui commence dans un hôpital d’Oslo, continue en Suisse, à La Gomera (une des îles principales des Canaries), aux Cyclades, l’archipel grec bien connu de tous, (si l’on prête attention aux didascalies poétiques qui indiquent en tête du poème et en italiques les lieux), journal qui n’ignore pas les personnes et qui est dédié à « Sofia rédemptrice »… Sans que l’on en sache plus : au lecteur de créer du sens. Journal de vacances (le mot île est présent dans le dixième poème, Hautacuperche dans le seizième…), journal amoureux (comme semble l’indiquer la dédicace) ?
Tout est dans ces points d’interrogation. Au lecteur de leur trouver une signification…

(Yves Boutroue : « Dépit du bon sens ». Librairie-Galerie Racine éditeur, 114 pages, 15 €.)



Jean-Pierre Chambon : « Matières de coma »


Jean-Pierre Chambon maîtrise une écriture à la fois clinique et poétique. Est-ce le récit (fantasmé ? ou littéraire ?) d’une opération moderne avec tout l’appareillage nécessaire ? Ou est-ce un essai pour capter la vie d’avant la naissance avec toutes ses approximations, car nul, y compris le poète, n’est là pour en rendre compte dans ses moindres détails ? Je ne sais trop mais l’écriture semble parfaitement adaptée au projet de Jean-Pierre Chambon, une écriture qui est aussi cosmique : « … les débris de la foudre, les membranes du ciel touché une fois par l’électricité » (p 25). On ne sait pas, là non plus, s’il s’agit d’un simple avatar chirurgical ou d’un aléa quelconque. Certes, ce n’est pas d’une rigueur scientifique car le sang (?) est mélangé « aux liquides des œufs morts depuis dix ans » (p 26) - d’ailleurs, s’agit-il bien d’acquérir un savoir scientifique ? Ça fonctionne concentriquement, par approches successives d’un centre qui toujours s’échappe. Les pavés de prose sont sans alinéas comme si l’essentiel était ailleurs, dans la résistance ou dans la confusion : « Peu à peu, le temps quitté les lieux, a abandonné les horloges aux aiguilles vives, aux chiffres sans cesse arrachés à la chair… » (p 71).
La première suite qui porte le même titre que le recueil est suivie d’une seconde, « Dépouilles ». De la prose toujours, mais avec un titre à chaque fois… La différence est de taille : l’allitération fait sens comme ici dans ces mots « Passent les grains de peau au moulin, à la meule du malin qui raccommode » (p 84). Mais encore, un corps se dit ; le corps de la langue qui est fouillé, fouaillé… Un poème comme « Gisants aux quatre coins » cerne la mort (une mort accidentelle ou criminelle) au plus près : « Mais aucun frisson ne parcourt le visage, ne perturbe la tête qui flotte immobile parmi la chevelure éclatée, tandis que les jambes happées par l’implacable tourniquet se tordent » (p 94). C’est le poète qui parle et le lecteur ne s’étonnera pas de sa vision cosmique : « Paupières ombrées de mauve, les yeux sont clos. Ou grand ouverts fixant un point immobile du plafond, l’ampoule contenant le ciel » (p 93). Vers la fin, on pense au « Dormeur du val » de Rimbaud et la différence éclate. Ce n’est pas l’horreur de la guerre qui se dit mais la quête (aboutie) de l’indicible : c’est-à-dire la mort de la langue. Même si « La mort ne s’écrit pas » comme le dit Jean-Pierre Chambon (p 100).
Un corps inouï se dit donc. L’organique se dit aussi. Étrangement mais lucidement. Jean-Pierre Chambon parvient-il à réellement percer le mystère de la langue et du corps qui parle ? Je ne sais. Mais ce dont je suis sûr, c’est que cette écriture est prenante.

(Jean-Pierre Chambon : « Matières de coma » suivi de « Dépouilles ». Éditions Faï Fioc, 120 pages, 10€. Postface de Bernard Noël (en fait, une note de lecture de 1984 rédigée lors de la première publication de ce recueil chez UBACS). Sur commande chez l’éditeur : 34 avenue de Lodève ; 34070 Montpellier ou sur le site www.editions-faifioc.fr. Ou en librairie.)



Revue Cabaret n° 20.



Ça devient une habitude : que des poèmes féminins ! Ou presque, car pour me faire mentir, Alain Crozier publie une page de François Sénéchal composée de quatre brefs poèmes à la chute inattendue. Sinon toutes ces femmes ont en point commun d’avoir été publiées par la petite édition (qui vaut bien la grande, c’est-à-dire la commerciale). Mais il est vrai que, comme me le dit Crozier, l’écriture des femmes est traversée par la sensualité et surtout que les mâles sont majoritairement partout aux commandes, ou que les hommes sont sur-représentés au sommaire des revues de poésie (encore que c’est plutôt la parité au sommaire de Jointure, pour ne parler que de celle-ci puisque j’ai reçu cette revue quelques jours avant Revue Cabaret). Cependant une femme n’est pas meilleure qu’un homme quand il s’agit de faire des conneries : la politique en est la preuve ! Mais je ne veux pas polémiquer davantage car nous sommes d’accord sur l’essentiel ! Et surtout, je ne veux pas gâcher le plaisir pris à la lecture de ce n° 20...
La modestie de la réalisation de cette revue interdit l’usage de la couleur : est-ce pour cette raison que les illustrations (j’entends l’original) est en noir et blanc ? Reste à conjurer le sort comme le dit si bien Muriel Carrut dans son éditorial. Est-ce parce que je connais les Éditions de la Lune bleue que j’aime les poèmes de Lydia Padellec ? Je l’ignore mais je me dis que les encres de Sophie Brassart dialoguent merveilleusement avec tous les poèmes…

(Revue Cabaret n° 20. Ce n° (20 pages) : 2,50 €. Abonnement à 4 n° annuels : 10 € chèque à l’ordre du Petit Rameur ; contact : 31 rue Lamartine. 71800 La Clayette ou sur le site www.revuecabaret.com)



Miloud Keddar : « Belle immanence »



Quatrième titre de la collection de plaquettes que publient Les Éditions du Petit Rameur qui semblent avoir adopté une certaine division technique du travail : revue entièrement (ou quasiment) consacrée à des poèmes de femmes et plaquettes réservées aux hommes. Jusque quand ? Miloud Keddar donne ici « Belle immanence » prouvant ainsi que la poésie peut être philosophique tout en étant charnelle. L’immanence, faut-il le rappeler, appartient au domaine de la philosophie, elle désigne le caractère de ce qui trouve son origine en soi-même par opposition à la transcendance…
Ces poèmes sont alimentés par le souvenir : la vie dans le désert, Mamo (qui est-elle ? la grand-mère ?), les rencontres, les amitiés, l’amour… La difficulté vient de ce que Miloud Keddar procède par ellipse, il ne dit pas tout, il laisse au lecteur le soin de faire des hypothèses. Alain Wexler, dans sa préface, affirme que « Miloud Keddar décrypte le monde, la vie, le passé ». Il n’a pas tort même si (et surtout si) chaque lecteur pourra interpréter ce que le poème dit. Car l’écriture de Miloud Keddar paraît polysémique comme une grande partie de la poésie contemporaine. C’est une prose que je préfère, celle où le poète s’adresse au Ténéré. Surtout parce qu’elle se termine par cette notation énigmatique : « C’est de ta chevelure excoriée que naîtra l’eau qu’il me faudrait enlacer et mourir ! » C’est la porte ouverte à tous les rêves mais qu’on ne compte pas sur moi pour livrer la clé des songes !

(Miloud Keddar, « Belle Immanence ». Les Éditions du Petit Rameur, 32 pages, 5 €. Sur commande chez l’éditeur : 31, rue Lamartine. 71800 La Clayette).



François David : « Puis plus pluie »



Hubert Haddad ne facilite pas le travail du chroniqueur en disant tout dans sa préface à ce recueil de François David : l’angoisse (distanciée) de la mort, les références à Jean Tardieu, la métaphysique des ténèbres… Mais c’est une raison de relever le défi !
Si la pluie (la dernière pluie) est bien la métaphore du temps (qui passe) comme l’écrit le préfacier, François David ne néglige pas pour autant les références à certaines expérimentations de la poésie du XXème siècle : c’est ainsi que de la page 27 à la 32, on trouve le même poème répété (avec une légère variante à la dernière page), on pense alors aux « Persiennes  » d’Aragon ou à Pierre Garnier ! L’humour n’est pas absent de ce recueil : « sans corps mais non sans goût / d’en rire / encore » écrit François David (p 40). Ce qui ne l’empêche pas, sur la page d’à côté, de dénoncer les folies meurtrières des hommes et des gouvernants ; reste alors la mort individuelle et c’est là que François David balance entre rire (« dans mourir / rire ») et se révolter (« l’instant / tranchant / l’éternité ») tant cette dernière est bien chevillée au corps de celui qui vit… L’humour est parfois noir quand le poète aborde l’épineuse question du paradis : « enfin mort / au paradis promis / on me dit non / pardon petit / défaut dans le programme / publicitaire ») : tout est alors dit, tranché ! Ou dans cet autre poème : « plus de corps / plus de mots / d’esprit / ça rigole / pas dans l’Hadès ». Un certain « formalisme » de bon aloi semble être du goût de François David : nombreuses allitérations, brièveté du poème qui confine parfois à l’aphorisme, couples répétition / changement qui signifient bien l’existence du moins métaphoriquement (p 59), citations transformées (Apollinaire)…
Je ne sais pas quel effet la mort peut me faire, je ne sais pas si on peut l’accepter, sinon l’apprivoiser, car on meurt toujours seul, dans la nudité la plus totale. Mais ce que je sais, c’est que François David donne avec ce livre une leçon de vie et de poésie. C’est pourquoi, il faut lire et apprécier « Puis plus pluie »…

(François David, « Puis plus pluie ». La feuille de thé éditeur, 82 pages, 20 €. Avec le soutien de la Région Normandie. Dans les bonnes librairies ou sur le site de l’éditeur www.lafeuilledethe.com ).



Revue La Corne de Brume n° 13.


Numéro annuel de La Corne de Brume consacré aux auteurs méconnus (ou oubliés) ! L’éditorial, intitulé « Nous avons perdu le Nord » se termine par une dénonciation vigoureuse du changement de nom de la région Nord-Pas-de-Calais qui s’appelle désormais « Les Hauts de France ; un nom qui conviendrait d’avantage à un grand magasin de frivolités dans les Rougon-Macquart »… Las : la réalité dépasse la fiction ; c’est celui que portait une chaîne de coopératives agricoles et c’est pire !
La couleur est annoncée et ça commence par l’évocation de la décentralisation théâtrale à travers les expériences de Jean Dasté et d’André Barsacq, héritiers d’un certain Jacques Copeau… Margaret Holmes, dans la foulée, s’intéresse à Nino Frank et donne à relire L’Avertissement que Frank signait lors de l’édition de sa pièce, Le Buveur émerveillé… où le lecteur découvre l’activité de résistant de Dasté. Les voies du théâtre sont impénétrables ! Christian Pelletier, à travers son étude consacrée au poète solognot Paul Besnard, revient sur la recette de la tarte Tatin et son histoire. C’est réjouissant, même quand on a lu les textes de la poésie patoisante ! Le goût des livres, des mots et de la langue semble être l’apanage d’Annie François au fil du récit qu’en dresse Laurent François… Est-ce parce que j’ai lu, il y a longtemps, « Du rififi chez les hommes » ou « Razzia sur la chnouf » que j’ai toujours le goût du polar : je ne compte plus les romans « policiers » que j’ai dévorés, jusqu’à ceux de Jean-Claude Izzo ! Tout ça pour dire que j’ai apprécié l’étude d’André Nolat de « Le Rouge est mis » d’Auguste Le Breton et de ses « Mémoires », une étude qui attire l’attention du lecteur sur un auteur aujourd’hui injustement oublié.
Marc Hanrez, dans ses poèmes, fait preuve d’une belle indépendance d’esprit à l’égard de l’idéologie dominante : ne fait-il pas l’éloge du tabac (in « Ode aux fumeurs de pipe ») ou de la conduite automobile (in « D’une Aston l’autre ») ? C’est réjouissant : crever pour crever, ne vaut-il pas mieux mourir (puisque la mort est l’issue inéluctable) en refusant d’engraisser les industriels et autres lobbies anti-tabac ou anti-voitures ? Qui n’ont d’autres raisons d’être que de vendre des cigarettes électroniques pour vapoter ou des voitures hybrides voire électriques … Seul bémol que je me permettrai d’apporter, c’est que Nelly Sanchez, dans son étude consacrée à Huguette Garnier oublie Aragon (que je tiens pour un immense styliste) parmi les romanciers des années 20. Ce qui n’enlève rien au talent de madame Garnier que je n’ai jamais lue ! Pour le reste, trop d’idéalisme, trop de poète dans l’âme : on appréciera ou non. Mais je ne veux pas juger car je ne connais ni Bernard Marcotte, ni bien d’autres. Il ne faut pas s’arrêter à ces réticences et lire cette nouvelle livraison de La Corde de Brume car chacun peut y trouver son grain à moudre.

(La Corne de Brume n° 13. Revue hors commerce, réservée aux adhérents du Centre de Réflexion sur les Auteurs Méconnus. La cotisation est de 20 € par an ; on peut se renseigner auprès de Bernard Baritaud, appartement 19, 7 rue Bernard de Clairvaux. 75003 PARIS).
Lucien Wasselin.



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vendredi 6 janvier 2017

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Lucien Wasselin

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Photo Marc Lepage / CCAS.

Né en 1945, Lucien Wasselin vit dans le Nord de la France. Poète, il collabore par ses articles et notes de lecture à plusieurs publications (revues, hebdomadaires...). Il fut chroniqueur à la revue de poésie Rétro-Viseur, membre des comités de rédaction d’Espaces Marx (où il tient la rubrique poésie), de Faîtes Entrer L’Infini (où il a publié plusieurs études), de La Revue Commune..
Il a coordonné des dossiers Ilse et Pierre Garnier, Max Alhau, Gérard Le Gouic et publié en revue des études sur Alin Anseeuw, Louis Aragon, René Crevel, Pierre Dhainaut, Eugène Guillevic, Ivar ch’Vavar, Léon Moussinac, Armand Olivennes, Jean Prévost...
Co-fondateur d’OrpailleuR-éditions en 1991 (livres d’artistes et estampes originales), il a participé à l’animation de cette structure jusqu’en 2007.



Michel Baglin : « Lettres d’un athée à un ami croyant »


Michel Baglin n’est pas de ces athées sectaires, il est tolérant mais ferme sur ses principes dont le principal est sans doute que les textes sacrés autorisent une double lecture : un dieu bienveillant tout d’amour et un dieu de haine. Partant de là, certains hommes veulent imposer à tous leur « sacré ». C’est la notion même de sacrilège qui est ainsi remise en cause car la liberté ne se divise pas

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Louis Dubost : « Fin de saison »

Le jardinier rappelle qu’il est aussi poète : l’un comme l’autre sont de durs métiers. Mais faire son jardin alimente la poésie (et le poète). Le lecteur s’interroge. Qu’est-ce qui mène à la sagesse, qui fait dire à Louis Dubost « la mort n’est pas / un problème », du jardinage ou de la poésie ?

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Pierre et Ilse Garnier : « Japon » 1 & 2


C’est un point particulier de l’œuvre de Pierre et Ilse Garnier que présente Marianne Simon-Oikawa : celle du Japon dans leurs écrits. Une étude en deux tomes, parue à L’herbe qui tremble éd. et dont nous parle Lucien Wasselin.

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Jean-Claude Pirotte : « Jours obscurs »


Jean-Claude Pirotte nous a quittés en mai 2014. Mais il est toujours présent par ses publications. C’est ainsi que le Cherche-Midi donne à lire ses poèmes inédits réunis sous le titre de « Jours obscurs ».

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Michèle Bernard : « Sur l’infini des routes »

Le label EPM vient d’avoir l’excellente idée de sortir une anthologie sonore de Michèle Bernard, « Sur l’infini des routes », Michèle Bernard qui a la sagesse d’écrire : Anthologie de trois disques ; Le métissage et l’exil pour le premier, L’amour et L’espoir et le quotidien pour les deux autres…

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Jean-Claude Pirotte : « Traverses »


Jean-Claude Pirotte est disparu en 2014. Mais de juin 2010 à juin 2011, il noircit des Carnets : c’est l’objet de « Traverses » que publie le Cherche-Midi éditeur en vente en ce début 2017.

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François Rascal & Arnaud Méthivier : « Passeurs de souffle »

Ce CD se définit comme « une immersion musicale dans la poésie d’aujourd’hui et quelques vers plus anciens ».



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