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Georges Simenon

Des romans-portraits

Simenon excelle dans la restitution des ambiances, mais également dans la peinture des personnages auxquels il s’attache et qui sont bien souvent la raison d’être même d’un roman, les véritables supports, bien plus que les intrigues, de sa vision du monde. Les romans-portraits sont nombreux dans son œuvre. J’en ai retenu quelques-uns.



S’il aime les personnages décalés, déclassés, Simenon ne va pas tous les chercher dans les milieux interlopes ou parmi les plus humbles. Certains sont des bourgeois. Ainsi en est-il du président, personnage principal du roman éponyme.

« Le Président »


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Gabin a incarné le Président dans le film d’Henri Verneuil

« Le président », publie en 1958, raconte le crépuscule d’un ancien président du Conseil, Augustin, retiré sur ses terres où il vieillit en solitaire endurci avec ses domestiques après avoir été politiquement mis sur la touche. Il attend son heure en poursuivant la rédaction de ses mémoires. Une crise gouvernementale le convainc qu’il n’a peut-être pas perdu toute influence dans le pays et il écoute la radio avec l’espoir que son ancien chef de cabinet, Chalamont, pressenti pour former le nouveau gouvernement, viendra le voir dans la nuit, car il l’a forcé jadis à reconnaitre par écrit un délit d’initié lors d’une dévaluation. Grâce à ce document qu’il conserve caché dans sa bibliothèque – parmi d’autres aussi compromettants concernant d’autres politiciens – il a jusqu’alors empêché Chalamont d’accéder aux hautes responsabilités qu’il ambitionnait. Il s’est aussi entretenu dans la conviction qu’il pesait encore dans la vie publique – qu’il existait toujours, en somme…
Mais finalement, celui auquel il a fait payer sa trahison ne vient pas demander grâce et forme le nouveau gouvernement sans avoir cru devoir chercher la bénédiction du patriarche. Augustin comprend qu’il a perdu son pouvoir et que son heure est passée. Il décide alors de brûler tous les documents compromettants qu’il détient pour se retirer vraiment du jeu et attendre la mort dans une relative sérénité. Sans véritables rebondissements, il n’y avait qu’un Simenon pour tirer d’une histoire aussi simple un roman qu’on ne lâche pas !

« L’enterrement de M. Bouvet »


Aux antipodes de cet homme de pouvoir, les personnages de Simenon sont pour la plupart des humbles. Ou des êtres en rupture.
Ainsi en va-t-il par exemple avec « L’enterrement de M. Bouvet  » (1950) qui commence par une sorte de tableau lumineux de Paris et des quais un beau matin d’été – une belle page sur le bonheur d’être en vie. Et c’est près de la Seine que M. Bouvet meurt subitement, en feuilletant les images d’un bouquiniste.
L’enquête va alors consister à tenter de comprendre qui fut cet homme. Roman plaisant, plutôt rapide, voire allègre dans la narration en dépit du sujet ! Simenon a dû prendre du plaisir à l’écrire comme à créer ce personnage d’un bourgeois qui a rompu avec son milieu pour fuir, à l’aventure, tout immobilisme, tout établissement, au point d’avoir parfois été tenté par la cloche. Un personnage comme il en est beaucoup dans son œuvre, flirtant avec les anarchistes. Un personnage drôle, également, celui de la concierge, qui ne veut pas qu’on la dépossède de « son » mort, qu’elle aimait bien, et qui d’une certaine manière lui fait échos.. .

« Betty »


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Marie Trintignant a été Betty pour Claude Chabrol

Betty, héroïne du roman du même nom (1961), elle, est un personnage en quelque sorte intermédiaire entre les bourgeois et les « tordus » - entendez les paumés, nombreux dans l’œuvre et dans ce livre. Lorsqu’on la voit s’effondrer ivre morte dans le bar de Mario, « Le Trou », où l’a amenée un client, on la prend pour une simple prostituée. Mais elle est recueillie et hébergée par Laure, l’amie de Mario, qui habite depuis son veuvage dans un hôtel voisin et à laquelle, peu à peu, elle va raconter son histoire. Mariée à un homme riche, elle vient d’être chassée par sa belle-famille de l’appartement où on l’a surprise avec un amant. On l’a obligée à renoncer à ses droits sur ses enfants contre un chèque qui lui fait répéter qu’elle les a « vendus ». Se méprisant, elle a alors choisi l’autodestruction à travers l’alcool et la prostitution avant d’être secourue par cette autre femme au désarroi plus secret, Laure.
Ce que raconte Betty dresse le portrait d’une âme trouble. Dans son enfance provinciale, où seul son père semble avoir compté, elle avait surpris son oncle en train de « saillir » la petite servante de son restaurant. Ce traumatisme avait pour elle jeté la suspicion sur le sexe, d’autant que l’oncle l’avait menacée de la même chose si elle parlait. « Montre moi ta blessure » avait-elle demandé à la servante après l’avoir surprise. « Je voulais avoir une blessure moi aussi », confie-t-elle. Cette sorte de scène primitive rejaillit aussi sur sa conception de la féminité : « Être femme, en somme, c’était subir, c’était être victime, et cela avait à mes yeux quelque chose de pathétique ».
Elle a épousé Guy parce qu’il était droit et propre, mais elle ne parvient pas à maîtriser une sorte de nymphomanie qui la pousse à le tromper, alors qu’elle aspire aussi à l’ordre et au bonheur conjugal. Elle est déchirée : « C’était vrai et c’était faux qu’elle avait voulu être sale par une sorte de protestation mystique. Elle aurait aimé être propre aussi. »
Ce très beau portrait est celui d’une femme éminemment complexe, et d’ailleurs inclassable, transcendant les milieux sociaux et les catégories psychologiques, comme les aime l’auteur. Aimante et cependant presque cynique, tendre et détachée, tout à la fois femme amoureuse et putain, elle semble s’autodétruire et un de ses amants lui a prédit une fin à la morgue ou à l’asile. Mais elle montre aussi des capacités de résilience. Et si elle repousse son mari qui tente de la récupérer parce qu’elle fuit le milieu conformiste et guindé qui l’a aliénée, elle sait se défendre jusqu’au bout. Elle est en demande d’amour et d’amitié et l’on croit un moment que la bienveillance de Laure va la sauver. Mais c’est alors le cynisme du chacun-pour-soi qui reprend le dessus…

« Au bout du rouleau »


Certains personnages sont des perdants quasiment par nature. Tel est le cas du Marcel Viau de « Au bout du rouleau » (1947), un fils de paysan qui a multiplié les petits métiers non par choix mais par incapacité à mener quoi que ce soit à bien. Renvoyé de chez un viticulteur de Béziers, il dérobe un portefeuille bien garni à Montpellier avant d’apprendre que les numéros des billets ont été relevés… Les ratages se multiplient jusqu’à la prison...
Le roman, lent comme ceux écrits par Simenon dans cette période, et néanmoins attachant, vaut par ce portrait d’un homme qui se sent raté, humilié (le mot revient souvent), aux aspirations contradictoires puisqu’il éprouve le ridicule et la médiocrité de la vie des petits-bourgeois, qu’il envie néanmoins inconsciemment. Marcel pourrait s’en sortir, notamment grâce à Sylvie, fille rencontrée par hasard, intelligente et désireuse de l’aider, mais il n’a de cesse de se mettre en situation d’échec. Il se sent « demi-sel » et se voue en somme à l’être, alors qu’il a des qualités, même de cœur, qui pourraient le conduire à un autre destin.
L’autre personnage intéressant est Sylvie, entraineuse de boîte de nuit qui suit Marcel parce qu’elle éprouve de l’empathie pour lui. On pourrait la croire soumise (elle se laisse battre) mais elle est intelligente et prend souvent les situations en main, discrètement. Elle ne peut rien cependant contre la volonté autodestructrice de Viau.

« Le petit homme d’Arkhangelsk »


Autre personnage humble, Jonas Milk, « Le petit homme d’Arkhangelsk » (1956), un commerçant timide qui a épousé sa femme de ménage pour lui « procurer la tranquillité » et qui supporte sans broncher ses infidélités. Un jour, elle disparaît en emportant sa collection de timbres. Pour ne pas perdre la face, il dit partout qu’elle est partie à Bourges rendre visite à une tante. Mais comme elle ne reparait pas, tous finissent par le soupçonner de l’avoir tuée et il s’enferre dans ses mensonges. Il perd confiance en lui en comprenant qu’il est resté aux yeux des autres un étranger alors qu’il se croyait bien intégré dans le quartier. Quand on lui apporte la preuve que sa femme Gina est toujours en vie et installée à Paris avec un amant, il dédaigne d’utiliser ce témoignage qui l’innocenterait, notamment auprès de la police.
C’est encore là un personnage récurrent chez Simenon, celui du petit commerçant effacé et victime de sa propre incapacité à se battre ou à éclaircir les malentendus. Un homme seul contre tous - symbole de l’individu oppressé par la société - en butte à l’hostilité de quidams qui valent moins que lui. Relativement résigné à être une victime innocente, il finit lui-même par se condamner.

« Le cercle des Mahé »

Les personnages victimes d’eux-mêmes autant que de leur entourage renvoient dans l’œuvre au fatum de la tragédie antique.
La fatalité est souvent celle qu’impose un milieu social, ou familial, comme avec « Le cercle des Mahé » (1946). L’action se situe (en dehors de quelques scènes en Vendée), à Porquerolles, où Simenon a vécu, qui est un peu le personnage central, avec le docteur Mahé, de ce roman. Car c’est la fascination qu’exerce cette île sur lui, qui en est le moteur. Tout commence par les vacances en famille du docteur avec sa femme et ses enfants, et une partie de pêche. Une dernière partie de pêche clora d’ailleurs le roman.
Apparemment, personne n’est séduit par ces vacances, mais le docteur appelé au chevet d’une mourante, découvre dans une masure sa famille misérable, dont une gamine en robe rouge, Élisabeth, qui le trouble. L’année suivante, contre toute attente, il décide de retourner avec sa famille à Porquerolles (à l’époque, l’île était rustique, et reliée par l’unique navette quotidienne du Cormoran), sans savoir exactement pourquoi, et contre l’avis de sa mère et de sa femme. Il estime pourtant que dans l’île les choses lui sont hostiles, et les autochtones un peu narquois. Ces séjours vont se renouveler trois années consécutives. Il va voir Élisabeth devenue femme et va pousser son neveu dans ses bras, sans trop savoir pourquoi. Il tentera plus tard de rencontrer Élisabeth à Hyères, sans oser vraiment. Mais son envie de s’installer dans l’île et de racheter la clientèle d’un docteur fatigué qui veut l’escroquer se précise… C’est alors que sa décision est prise qu’il se noie lors d’une sortie en mer en solitaire, sans que l’on sache s’il s’agit d’une suicide ou d’un accident.
Entre temps, à l’occasion de la mort de sa mère, le docteur a compris que celle-ci avait toujours décidé de tout pour lui, y compris de la femme soumise qu’il a épousée. Son emprise sur lui, et celle de tous ses ancêtres - le cercle des Mahé - ont tracé un modèle et un destin auquel il s’est inconsciemment conformé, mais qui lui pèse soudain. La tenue décontractée qu’il adopte à Porquerolles (en échos à la misère au soleil de la jeune fille à la robe rouge et de son père) ainsi que les parties de pétanque auxquelles il s’adonne et les pastis qu’il se met à aimer immodérément, lui ouvrent un espace de liberté. Il s’éveille à la nature, au soleil et à la mer, renoue avec une simplicité dont son milieu l’a privé. Sa mort est une façon de rejoindre ce monde perdu et la jeune fille à la robe rouge qui le hante depuis sa découverte de l’île.

« La boule noire »

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Bernard Campan et Virginie Lemoine dans « La Boule noire », un film de Denis Malleval.

La fatalité est sociale et l’on n’échappe jamais vraiment à ses origines, comme en témoigne le héros de « La boule noire » (1955) mettant en scène Walter Higgins qui a gravi peu à peu les échelons jusqu’à devenir directeur de supermarché. Aisé, marié, père, il mène une existence heureuse, si ce n’est qu’il n’est pas membre du Country Club où les notables semblent vouloir s’opposer à son admission en votant contre son entrée avec une boule noire anonyme, qui devient pour lui obsessionnelle. Le roman ne raconte que le changement des paysages intérieurs du personnage principal, qui finit par accepter ce qu’il est au terme d’une période de doute, de remise en question. Comme souvent chez l’auteur, deux univers sont juxtaposés, celui des gens simples, populaires, et celui des bourgeois. Walter a souffert sans vraiment le savoir d’appartenir au premier et a voulu « s’élever » par sa réussite et son patrimoine (il a acquis une maison, une voiture…), mais le second, matérialisé ici par l’admission au Country club, lui est refusé. Il en souffre et en conçoit une sorte de complexe de persécution. Il lui faudra faire le deuil de son enfance solitaire, malmenée et pauvre, comme le deuil de sa mère peu aimante, pour devenir un adulte « à sa place ».

« Le bilan Malétras »


Ces personnages, même perdants, n’inspirent pas tous la sympathie, loin s’en faut. Ils nous incitent cependant, selon la formule chère à Siménon, à ne pas juger mais à comprendre. Essayer du moins, car ce n’est pas si simple et les personnages eux-mêmes peinent dans l’introspection.
« Le bilan Malétras » (1943) en fournit un exemple . Ce roman n’a pratiquement pas d’intrigue, même s’il démarre par un meurtre, qui reste aussi anecdotique qu’impuni. Le vrai sujet, c’est le portrait d’un homme, Jules Malétras, à l’heure du bilan de la soixantaine. Dur, insensible à la souffrance des autres, Malétras issu d’un milieu pauvre s’est fait à la force du poignet et est devenu riche, craint de tous parce que brutal et inflexible. Il a simplement oublié de réfléchir au sens de sa vie. Peu attiré par les femmes et le sexe (il pense n’avoir jamais aimé), il a épousé en secondes noces la veuve d’un général, Hermine de Dodeville, dont il envie l’aisance et la sérénité. Malétras a eu deux enfants : une fille, mariée, avec laquelle il s’est fâché, un fils décédé jeune, dont il a découvert qu’il craignait de lui ressembler.
Le roman débute alors qu’il vient de sourire à un garçon de café, ce qui lui semble tout à fait inconvenant et trahit à ses yeux une faiblesse qui le travaillerait à son insu. Cette faiblesse se révèle aussi à travers le fait qu’il a depuis peu une maîtresse, pas belle ni intelligente, dont il ne peut pourtant se passer simplement parce qu’elle bouscule son quotidien insipide. Pour une peccadille, ils se disputent et il l’étrangle sans même l’avoir voulu. L’ami de cette Lulu se charge de faire disparaître le corps et Maléstras ne sera jamais inquiété. Il s’en soucie d’ailleurs peu, ne craint pas la prison, mais s’étonne de ne ressentir ni remord ni tristesse.
A partir de là, à travers déambulations, visites à des amis qui n’en sont pas, disputes avec sa femme et arrêts répétés dans un bistrot sordide, Malétras semble retrouver un peu d’humanité mais ne fait que se détacher du monde, de ses proches, de sa destinée qu’il juge maintenant ratée. Seule son enfance pauvre, qui lui revient par bouffées, éveille encore son attention. Avec ce personnage, qui demeure énigmatique, Simenon explore une fois encore la solitude du vivant qui n’attend aucune compassion ni aucune consolation. Une vision irrémédiablement noire.

« En cas de malheur »


Parmi les portraits réussis de Simenon, on ne peut évidemment oublier celui de la jeune femme dévergondée et fatale du roman « En cas de malheur » (1955), Yvette. Elle débarque un jour dans le cabinet de Lucien Gobillot et n’ hésite pas à jouer de ses charmes pour obtenir que l’avocat assure sa défense. Jeune délinquante, elle a en effet braqué avec une amie et blessé un horloger. Gobillot accepte et parvient à la faire acquitter. Dès lors, elle devient cette maîtresse scandaleuse dont il ne peut plus se séparer et qu’il impose à sa femme comme à son entourage. Yvette n’est pas une ingrate, elle s’attache elle aussi à son sauveur. Mais elle ne sait pas résister aux hommes et va revoir son ancien amant jaloux, Mazetti, qui veut la récupérer.
Le roman vaut surtout par ce beau portrait de femme à la fois naïve et garce, qu’a incarnée superbement Brigitte Bardot à l’écran (et c’est tout à fait son personnage). Mais aussi par la peinture de l’attachement que lui voue l’avocat, finement évoqué, et par cet érotisme discret qui baigne tout le roman (notamment grâce aux jeux amoureux avec la bonne). En définitive, c’est une sorte d’innocence sensuelle qui s’en dégage. Où il faut peut-être chercher le seul sens à la vie que ces personnages découvrent parfois… mais ont raté le plus souvent.

Michel Baglin



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jeudi 19 janvier 2017, par Michel Baglin

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Georges Simenon

Ses livres

Auteur d’une fécondité exceptionnelle, il a commencé par écrire et publier sous pseudonymes des contes et romans galants (près de 200) pour se faire la main. En 1929, il écrit « Pietr-le-Letton », le premier Maigret, et le premier roman qu’il signe de son nom. En 1932, il signe son premier « roman-roman », « le Passager du Polarlys ». 193 romans, 158 nouvelles, vont suivre, mais aussi plusieurs œuvres autobiographiques, des reportages et ses « dictées » à la fin de sa vie. Les tirages cumulés de ses livres atteignent 550 millions d’exemplaires.

Ses dates

Né à Liège (Belgique) le 13 février 1903, Georges Simenon est mort à Lausanne (Suisse) le 4 septembre 1989.
A seize ans, en raison de l’état de santé précaire de son père, il quitte le collège et commence à travailler dans une pâtisserie puis chez un libraire, avant d’être engagé comme journaliste localier à la Gazette de Liége.
En 1922 il part pour Paris où il devient secrétaire de Binet-Valmer. L’année suivante, il épouse Tigy et devient secrétaire du marquis de Tracy. Il écrit des romans populaires, voyage (Etretat, Porquerolles, l’île d’Aix), entreprend avec Tigy et Boule un tour de France sur les canaux et les rivières, fréquente Vlaminck, Derain, Picasso...
En 1929, il fait construire l’Ostrogoth et part pour la Belgique et la Hollande. Puis il s’embarque pour la Norvège et écrit son premier Maigret. Il s’installe à "La Richardière ", près de La Rochelle en 1932. Et continue de voyager pour des reportages destinés à divers journaux, en Afrique, en d’Europe, avant un tour du monde (1935). Au retour, il emménage à Paris.
En 1941, il s’installe à Fontenay-le-Comte (Lors de l’invasion allemande, il est responsable des réfugiés belges à la Rochelle). A la Libération, il subit l’épuration aux Sables-d’Olonne et part pour l’Amérique. Il y rencontre Denyse, qui devient sa deuxième femme et s’installe au Canada, puis aux USA
Il rentre définitivement en Europe en 1955, à Paris, puis à Mougins et à Cannes. Avant de s’installer en Suisse en 1957. Il se sépare de Denyse en 1964.
En 1972, il décide qu’il n’écrira plus de romans et débute ses "Dictées" l’année suivante.
Sa fille Marie-Jo se suicide en 1978. Il rédige ses Mémoires intimes en 1980.
Après une opération d’une tumeur au cerveau (1984) il meurt à le 4 septembre 1989.





Les nouvelles réédités pour les 25 ans de sa mort chez Omnibus

Le 4 septembre 1989, disparaissait Georges Simenon, né à Liège en 1903. A cette occasion des 25 ans de son décès, en 2014, les éditions "Omnibus" ont publié en deux tomes sous le titre "Nouvelles secrètes et policières", l’intégrale des nouvelles "hors Maigret" classées par ordre d’écriture, de 1929 à 1953.
Le volume 1 (1929-1938), et le volume 2 (1938-1953) comptent respectivement 1.216 et 1.312 pages, au prix de 29 euros.



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Georges Simenon : DOSSIER
Georges Simenon : Tillinac creuse « Le Mystère Simenon » Portrait.
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Georges Simenon : Des romans-portraits (Michel Baglin) Lire
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