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Bruno Doucey

Invité de la revue Phoenix 19



La revue Phoenix consacre le dossier de son numéro 19 à Bruno Doucey, poète et prosateur. Il est coordonné par André Ughetto avec les accompagnements de critiques et d’amis, dont René Depestre qui lui consacre un poème. Grâce aux questions de Pierre Kobel, Bruno Doucey explicite son imaginaire familial et personnel, les photographies prises par sa mère, les tableaux de son père, peintre-paysagiste, l’arrière-pays de son enfance jurassienne, la découverte de la poésie, le métier d’enseignant qu’il a pratiqué avant de diriger les éditions Seghers puis de créer sa propre maison d’édition.
La place qui occupe le désert (Bruno a dirigé la publication du volumineux « Livre des déserts » chez Robert Laffont) est également évoquée par Stéphane Bataillon tandis que Nimrod fait allusion lui au récit « L’aventurier du désert » (Elytis 2010) que Bruno Doucey a consacré à son arrière-grand-oncle, capitaine de l’armée française mort en 1900 et qui était tombé amoureux du désert algérien et de ses habitants qu’il avait abondamment photographiés. « Cet homme n’a pu demeurer le même au désert », estime-t-il, son regard s’est ouvert sur le monde. Et c’est également cette ouverture au monde de l’écrivain et de l’éditeur qu’interroge Françoise Siri.
Michel Ménaché se consacre plus particulièrement au poète et à l’auteur de « S’il existe un pays » (voir ici) tandis que la compagne de Bruno, Murielle Szac, également écrivain et directrice de collections chez Actes Sud, s’attache plus particulièrement au romancier. Mais le romancier doit aussi beaucoup à la poésie, par son écriture et par ses sujets : il a en effet consacré quatre ouvrages romanesques à des poètes. D’abord, parce que le coup d’état de Pinochet renversant le président chilien Allende en 1973 l’a profondément marqué, à ce chanteur assassiné et si souvent écouté – ce sera « Victor Jara, non à la dictature » (Actes Sud junior). Puis à cet autre martyr du fascisme, Federico Garcia Lorca, fusillé par les franquistes. En 2014, il fait paraître « Si tu parles, Marianne » (Elytis) une lettre adressée à travers les années à cette jeune résistante juive, Marianne Cohn, dont le seul poème connu a été publié dans le fameux « La Résistance et ses poètes » de Pierre Seghers, qui sauva des enfants juifs en les faisant passer en Suisse, et périt assassinée par les nazis. Exterminé par les mêmes bourreaux, c’est à Max Jacob mort à Drancy que Bruno a consacré son dernier ouvrage, « Le carnet retrouvé de monsieur Max ».
Des poèmes inédits viennent enfin compléter ce dossier, dont une suite sur l’été grec : « Dans ce pays / une seule jarre enferme plus d’eau fraîche / que n’en contient le ciel ».
Le numéro propose aussi les inédits d’une douzaine d’auteurs dans « partage des voix » tandis que « voix d’ailleurs » permet de découvrir le poète et romancier tchèque Jan Cimický. D’abondantes notes de lecture complètent ce volume de 160 pages.

Michel baglin



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Invité de la revue Phoenix 19



lundi 30 novembre 2015, par Michel Baglin

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Phoenix n° 19


(le n° : 12 euros. Abonnement à 4 numéros : 45 euros).



Bruno Doucey


Bruno Doucey est né en mai 1961 dans le Jura.
Longtemps professeur de lettres, il a d’abord publié des ouvrages à caractère pédagogique aux éditions Hatier, Nathan, Retz. Maître d’œuvre du « Livre des déserts » (Robert Laffont, coll. « Bouquins »), il est l’auteur d’une œuvre qui mêle l’analyse critique et la poésie, la révolte et le lyrisme. Ses poèmes, rassemblés sous le titre « Poèmes au secret » (Le Nouvel Athanor) témoignent de son intérêt pour les paysages désertiques et d’une relation âpre et sensuelle avec le monde.



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