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Une étude de François Huglo

« Jean Rousselot ou la volonté de mémoire »



Jean Rousselot est un des poètes majeurs du XXe siècle notamment parce qu’il le reflète, espoirs, horreurs, doutes, contradictions et langages mêlés.
Du surréalisme aux poèmes quasi-scientifiques, de l’alexandrin le mieux léché aux vers libres ou aux poèmes en prose et de l’inquiétude métaphysique à l’objection en passant par la notation quotidienne, voire triviale, il aura tout essayé en une multitude de poèmes, de romans et de nouvelles, de biographies et d’études critiques (de Wagner ou Berlioz à Hugo, d’Aubigné, Poe, Milosz, Corbière à Jacob, Reverdy, etc.) à quoi s’ajoutent traductions (les Sonnets de Shakespeare, entre autres), adaptations, travaux pour la radio, la télévision, le cinéma. Avec la volonté de comprendre, l’acharnement à y voir plus clair dans ses - dans nos - propres ténèbres, en philosophe (il l’est aussi), en citoyen, en homme d’abord et en poète pour qui les mots ne s’opposent pas qu’à l’oubli, mais aussi à l’asservissement et à la réduction.
Déchiffrant autant qu’il défriche, poète quotidien, poète « de la rue » en même temps qu’homme cultivé, Rousselot est d’abord ce regard à la fois fervent et lucide porté sur soi et les autres, une conscience qui s’émerveille, souffre, proteste mais parle et porte témoignage de l’aventure intérieure d’un homme du XXe siècle. D’où, sans doute, le titre qu’à choisi François Huglo pour son étude. Il ne s’agit certes pas d’une biographie, mais, en quelques textes suivis d’un entretien, d’une lecture de l’œuvre, d’une exploration de ses thèmes récurrents et de ses mots les plus sensibles, ou les plus lourds de sens.

Michel Baglin

(« Jean Rousselot ou la volonté de mémoire ». Le Dé bleu. 126 p.)


Lire aussi :

Jean Rousselot : « Avant l’indispensable nuit »

A propos de François Huglo

samedi 4 octobre 2008, par Michel Baglin

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Jean Rousselot

Jean Rousselot est né à Poitiers le 27 octobre 1913 et mort dans les Yvelines le 24 mai 2004.
Orphelin issu d’une famille ouvrière, il dut se satisfaire de brèves études et gagner sa vie dès l’âge de 15 ans.
Dans les années 1930, il contribua à la création des revues « La Bouteille à la mer » et « Jeunesse et dernier carré ». Il devint ami de Louis Parrot, Pierre Albert-Birot, Joë Bousquet. Il se rapproche de l’école de Rochefort, animée par René-Guy Cadou, et aussi de Max Jacob à qui il voue une profonde admiration dont on retrouve l’écho dans l’un de ses premiers recueils, « Pour ne pas mourir » (1934).
Après la guerre, période durant laquelle il entra dans la Résistance, il décida de quitter son poste au ministère de l’Intérieur pour se consacrer à l’écriture.
Chargé de missions de conférences par les affaires étrangères et l’Alliance française, il eut l’occasion de beaucoup voyager. Il a présidé la Société des gens de lettres et il fut membre de l’Académie Mallarmé.
Son œuvre a été distinguée par les grands prix de l’Académie française et de la Ville de Paris.

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