Jean-Luc Aribaud, portrait :

Le « double je »

Un homme en quête de mots et d’images

Jean-Luc Aribaud est poète, photographe et éditeur. Il vit à Toulouse et son œuvre est déjà étoffée. Elle lui a d’ailleurs valu plusieurs distinctions, puisqu’il a reçu le prix Louis Guillaume pour "Les mondes illimités" (L’Arrière Pays) et le Prix Mal Pol Fouchet pour "Une brûlure sur la joue" (Castor Astral). Il vient de faire paraître "A la verticale du lieu".



La photo, il l’a découverte à dix neuf ans, à l’hôpital, quand on lui a offert un appareil. La fenêtre de sa chambre a encadré ses premières prises de vue. Depuis, la passion photographique n’a plus quitté Jean-Luc Aribaud. Elle le rend exigeant. « L’image, il faut s’en méfier, elle est souvent démagogique, prévient-il. Surtout dans le réalisme. Personnellement, j’aime la travailler, mais aussi qu’on lise dans une photographie un sentiment, une subjectivité. »
Jean-Luc Aribaud est en quête, comme tous les créateurs. A chacun de ses projets, livre ou exposition, il explore un domaine en liant son travail à une technique particulière - l’infra rouge noir et blanc, le chromatisme décalé pour les paysages, par exemple. Des procédés qu’il revisite ou met au point. Qu’il expérimente avec les autres, aussi.

Une remise en cause permanente

Car ce photographe et écrivain fait partie depuis plus de 15 ans de l’équipe qui anime l’atelier photo de l’Espace Saint-Cyprien, à Toulouse. Un lieu où les échanges sont riches. « J’aime travailler au contact d’autres sensibilités, dit-il. M’ouvrir à d’autres approches. » Il anime d’ailleurs d’autres ateliers.

S’il conseille, de la prise de vue au tirage, il initie également des projets collectifs qui donnent parfois lieu à des publications. Comme ce très bel album, « Forêt Style », consacré à l’univers sylvestre, où douze auteurs saisissent arbres, souches, branches avec des esthétiques parfois opposées mais la même passion d’un regard que le cœur éclaire.

« A chaque projet, dit-il, je me remets en cause, j’aime les ruptures. » Et il y en a eu beaucoup car Jean-Luc Aribaud a déjà plus de 200 expositions à son actif, en France, au Portugal, etc.

L’écriture, la grande affaire

En comparaison, il semble avoir peu publié : une dizaine de recueils de poèmes. Mais d’autres livres, romans et proses diverses, ont paru ou sont encore dans ses tiroirs. Et, surtout, il avoue que l’écriture, la poésie, reste sa grande affaire. Là encore, il approche un "fond" à travers les formes. « Ce n’est pas si différent de la photo, mais plus difficile à partager », note-il.

C’est peut-être encore son désir d’aller au-devant des autres qui l’a conduit à monter un spectacle sur un de ses textes, avec danse, vidéo, mise en voix, et qui a été présenté dans plusieurs théâtres.

Ce passionné d’écriture et d’images a aussi un côté militant expliquant probablement son implication dans l’édition, puisqu’il est le créateur avec Philippe Dours des éditions N&B, qui ne comptent pas moins d’une quarantaine de titres à leur catalogue. « Le livre, c’est mon obsession », concède-t-il en souriant.

Michel Baglin. (reprise d’un article publié le 17 avril 2004)



Lire aussi :

Jean-Luc Aribaud, portrait : Le « double je »

« Némésis »

« A la verticale du lieu »

« Instants de rien »

« Les Mondes illimités »

« Une brûlure sur la joue »

« Prophéties »



mercredi 8 avril 2009, par Michel Baglin

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Ecrivain et photographe

Jean-Luc Aribaud est né en 1961 à Mazamet. Poète, photographe et éditeur, il vit à Toulouse. Il a reçu le prix Louis Guillaume pour "Les mondes illimités" (L’Arrière Pays) et le Prix Mal Pol Fouchet pour "Une brûlure sur la joue" (Castor Astral).

Il est également l’auteur de :

Poésie

Dans les marges de cendres, avec Phillippe Dours, N&B
Les mondes illimités, L’Arrière Pays
Celle qui attend, Filigranes
Instants de rien, L’Arrière Pays
Une brûlure sur la joue, Le castor Astral
Les langues noires, Collection Tram, A éditions
Ecrire où la muse est (collectif) N&B
Prophéties, Le Castor Astral
L’Appel des sources", Pleine Page
A la verticale du lieu, L’Arrière-Pays

Et, pour les enfants :

La nuit de la dernière lune, Zorba éditions

Photographie :

Lisbonne , éd. du château d’eau/AFAA
Garonne en pays toulousain, collectif, éd. la Part des anges
Mes mains du bout de moi , éd. les Imaginayres
D’une écluse à l’autre , éd. N&B
Forêstyle , éd. N&B
Double Je , éd. Zorba
Passages , éd. Zorba (poésie et photographie)
Nocturnes 5.O. (poésie et photographie), N&B
Entan Timage, collectif, n&b
IndusTrip, collectif, N&B
IntimEmoi, collectif, Zorba
TransErrance, collectif, Zorba



Voir le site de Jean-Luc



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