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Odile Caradec

« Le sang, cavalier rouge »



Divisée en deux parties, « Capitale de sang » et « Un feu de primevères », ce recueil est constitué d’inédits, mais aussi de quelques poèmes prélevés dans des recueils antérieurs aujourd’hui épuisés comme « La nuit, velours côtelé », « Santal et clavier pourpre », « L’âge phosphorescent » ou « Chant d’ostéoporose » . On y retrouve cette voix si particulière mêlant une espièglerie quasi primesautière et une gravité certes jamais pesante, mais bien présente, comme une toile de fond ([lire ici le portrait de l’auteur).
Il y a du Francis Jammes chez Odile Caradec (« je suis un soleil fou, un âne, enfin une âme ») dont la fantaisie pousse violoncelle et contrebasse à procréer un tout petit violon, ou l’ophtalmologiste à opérer la cataracte du gros œil du cyclope ; mais il y est aussi question de « désapprendre le monotone / l’implacable vent des minutes » et de cette promesse de « la descente en piqué / de la cape sombre, taiseuse et sourde » ou encore de la mesure du monde prise « à l’aune de ma petitesse de minuscule bonne femme / à la veilleuse vacillante ».
Quoi qu’il en soit, la force vitale et la beauté règnent en maîtresses sur cette poésie, comme « la flamme pétillante de nos vies », comme cette neige, « peau lumineuse du silence ».

Michel Baglin



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lundi 1er mars 2010, par Michel Baglin

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Odile Caradec :
« Le sang, cavalier rouge »


Sac à mots éditions.
72 pages.
ISBN :978-2-915299-34-2



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