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Chemins de lecture

Les critiques de Patrice Angibaud

Patrice Angibaud est né et vit dans la région nantaise. Sa poésie, d’un accès immédiat, est un peu nostalgique mais pleine de célébrations secrètes. Son premier et seul recueil jusqu’à présent, « Tant perdu », est paru chez Gros Textes en 2009
Il est aussi lecteur passionné et critique :Texture a le plaisir d’accueillir ses notes de lecture.



Jamila Abitar : « Le bleu infini »


Jamila Abitar, née à Marrakech, vit en France depuis son enfance. Ses deux premiers recueils, « L’aube sous les dunes » et « L’oracle des fellahs » , respectivement parus en 2000 et 2001, évoquaient surtout ses origines : le désert, la sagesse des ancêtres, la culture philosophique dont elle est imprégnée. Autant d’éléments qui lui ont permis d’édifier et de développer une vie intérieure, une exigence envers soi-même afin de faire face et s’adapter à une réalité quotidienne différente et de transcender en quelque sorte cette réalité.
On retrouve la même exigence dans son troisième ouvrage, « Le bleu infini » (2009), mais les poèmes qui l’expriment alternent avec ceux consacrés aux dérives du monde contemporain. Nombre de textes évoquent, en effet, la guerre et ses victimes, d’abord, avant de porter ensuite le regard sur « Les adeptes de l’uniforme / et les beaufs du dimanche / (qui) pleurent d’émotion » devant une parade militaire aérienne ; sur la pollution (« pétrolier coulé ») ; la situation économique et humaine de certains pays ("…chômage en hausse…/ le tourisme afflue / l’habitant émigre / droits bafoués » ; et les humiliations personnelles subies (Le « contrôle d’identité » - p. 64 – marque, en ce sens, une forme de sommet dans l’art de suggérer la blessure intérieure, la révolte et le dégoût).
Car Jamila Abitar ne hausse jamais le ton mais dénonce avec efficacité « les charognards en costumes », le rôle destructeur de la « misérable machine / d’hommes sans tête / consommateur d’hormones ».
Bilan accablant de « l’idiotie » que d’aucuns cependant combattent, parmi lesquels les poètes qui se doivent d’ « Ecrire l’orage,/ la démocratie / et les actes de bravoure » ; de chercher « l’entre chose / ce que personne ne perçoit. »
Tout le recueil semble, en fait, osciller entre ces deux premiers vers d’un poème : « Misères, escroqueries », d’une part, et « horizons de plénitude », d’autre part.
Il est significatif, en tout cas, que l’auteure éprouve, dans les dernières pages, le besoin d’évoquer le désert originel, le rythme immuable des éléments premiers, et « l’oued » : « Par chance, / ce dernier n’avait pas décidé / de gronder / de ressusciter / les mouvements de la terre. // Calme il semblait inviter / les petits poissons / à circuler / entre les secrets de la transparence / et la lumière du jour. »
Oui, autre chose est possible, et le rôle attribué à la poésie de garder une hauteur de pensée, de guetter et susciter les sources d’espoir, de partage et d’amour, demeure…Mais à quel prix, « d’amertume », de « peine » cachée, quand « la terre tremble » et que subsiste la question : « Qui saura faire renaître le jeu insouciant / des vies sans armes ? ».

(Les trois recueils mentionnés ci-dessus sont parus aux éditions L’Harmattan – Un quatrième ouvrage, « A Marrakech, derrière la Koutoubia », a été publié en 2012 par les éditions alfAbarre).



Jacques-François Piquet :« Suite nantaise »


Après « Noms de Nantes », Jacques-François Piquet reprend dans ce nouveau livre le thème des jeunes années et revient sur l’enfance blessée qu’il porte en lui.



Jacques-François Piquet : « Dans les pas de l’autre »


Patrice Angibaud a lu le dernier livre de Jacques-François Piquet paru chez Rhubarbe. Un roman dans lequel l’auteur utilise avec efficacité tous les procédés du genre, suscite sans cesse la curiosité du lecteur, tout en menant une discrète et subtile réflexion sur l’écriture.



Joël Cornuault : « Ce qui fait oiseau »


Le titre attire et intrigue. Sa signification nous est donnée au début de l’ouvrage : « (…) je décidais de dénicher ce qui fait oiseau dans nos promenades. Ce qui allège, élève, entraîne, réjouit l’esprit par ce que j’appellerai (…) un effet de l’oiseau, qu’il soit physique ou emblématique ». Car il y a « nécessité pour l’homme d’acquérir une conscience géographique qui ne (soit) pas celle des ingénieurs du génie » : constructions « pharaoniques », conquête et soumission, réduction des fourrés et de « leur valeur poétique » ; travaux ayant pour conséquence « que le corps matériel du monde se (rétracte) » et que le « destin de l’homme des surfaces (semble) s’assombrir ».
L’auteur en fait l’expérience à Phénix, hameau du Périgord, dans lequel il réside au moment de la rédaction de ces proses. Les lotisseurs, par exemple, sont présents et « deux maisons se dresseront prochainement où viennent les chevreuils, sur le talus qui domine notre jardin ».
Joël Cornuault constate plus qu’il ne conteste et son livre n’a pas vocation politique. Il s’agit plutôt d’aller au-delà d’un contexte généralisé, de ne pas négliger la « part de beauté » des « poches savoureuses de bonne et pleine géographie ». Quitte, pour cela, « à donner de la longueur aux distances », en délaissant la route rectiligne pour adopter « l’esprit du papillon au vol irrégulier ».
Nombre de textes sont ainsi consacrés à la recherche de « l’interstice », de « l’échappée » possible ; à la volonté de changement d’état d’esprit pour que la curiosité prenne place de l’indifférence. L’attention permet la découverte « du peu apparent dans la nature et dans l’espace ». De même, « la disponibilité ou vacance de l’être » permet-elle, lors de promenades, « que des ouvertures se produisent directement en nous » : « états de contentement et de suspens du temps et de l’espace ».
L’auteur définit « Ce qui fait oiseau » comme des « proses de proche nature » mais également « de culture ». Il n’oublie pas, en effet, ceux qui l’ont précédé sur cette voie : Elisée Reclus, John Burroughs, Muir, Whitman, Thoreau, Emerson, Larbaud, de Chazal et tant d’autres…
Ce subtil mélange de « nature » et de « culture » fait l’originalité d’un livre salutaire qui veut «  donner à sentir l’inépuisable insaisissable des choses » et indiquer « des voies de sorties possibles » à « la captivité générale ».

(Joël Cornuault : « Ce qui fait oiseau » - Editions Isolato, 2011 – 110 pages, 17 €)



Paul Badin : « Fragments des Busclats » suivi de « Terre habitée » (Rencontres avec René Char)


Nous sommes tellement habitués aux essais plus ou moins complexes consacrés à René Char que l’on éprouve une sorte de joyeuse surprise à le découvrir, l’écouter, pourrait-on dire, parler librement de lui-même et de son univers. Tel est le contenu de « Fragments des Busclats »  : les propos de l’auteur de « Fureur et mystère » (« chaque grain de pollen de son abondante parole ») notés « dans l’instant, scrupuleusement, minutieusement », par son ami Paul Badin, poète également, aussitôt après chacune de leurs rencontres, près de l’Isle-sur- Sorgue, en cet été 1978.
« Grain(s) de pollen », oui, tant chaque réflexion restituée frappe par sa hauteur de pensée et sa densité. L’homme qui parle ici est en adéquation totale avec ses écrits. Ainsi, dès la première page, peut-on lire : « (…) La poésie est, un point c’est tout (...) Abandonner toute explication mentale et chercher seulement à se mettre en poésie, à ressentir la chose écrite. Ne pas expliquer, ressentir ».
L’intensité de ce qui est dit est telle qu’en une cinquantaine de pages, le poète donne le sentiment d’avoir confié l’essentiel de son existence et de ce qui lui est cher : - sa conception de la poésie – ses débuts dans le domaine, avec l’envoi d’ « Arsenal » à Paul Eluard (« l’ami, au-delà de la mort ») qui lui proposa alors de travailler au n°12 de « La Révolution Surréaliste », à Paris – les recueils qui suivirent et leur argument – les filiations – les amis peintres et la nécessité, pour lui-même, de se livrer à la peinture et au dessin : « Un tableau est comme un poème : lui dire ses angoisses pour s’en débarrasser, ne pas rester devant elles sans rien faire, remonter jusqu’au bout et les comprendre ».
Au-delà des préoccupations artistiques, l’engagement indispensable : la Résistance, le non à l’installation d’ogives nucléaires sur le plateau d’Albion, et, plus simplement, la lutte contre ce que certains voulaient faire de l’Isle-sur-Sorgue au nom du seul profit. D’où cette phrase quasi en forme de testament : « J’ai toujours foi en l’homme mais je ne crois plus à la paix et je fais de moins en moins confiance à l’avenir de cette société (…). Pourtant il faut entretenir en notre âme cet espoir insensé, tenir bon pour nos enfants ».
Paul Badin nous donne un juste et beau portrait de celui qui fut son ami jusqu’à la mort. En témoignent les poèmes qu’il lui a consacrés (1979 – 1988) et réunis dans une brève mais belle et attachante seconde partie : « Terre habitée »  : « (…) Cette Provence perplexe, fragile en son essence même, joies sommitales et calamités naturelles, s’étonne de n’être plus traversée par les pas fidèles qui la fêtaient »…
(Paul Badin, « Fragments des Busclats » suivi de « Terre habitée » - Editions Poiêtês, 94 pages, 17 €)



Jacques Josse : « De passage à Brest »


« Brest se crispe et tord son torchon de mémoire. La ville s’offre dos à la mer mais sait se retourner, à l’improviste, à la faveur d’une côte, d’une colline, pour se payer le grand large en point de mire. Elle se colle alors au béton froid. Savonne les trottoirs. Y fait glisser des cris. Conseille de ne pas minauder… Ne jamais employer à son propos de trop jolies phrases… Rester calé près des chiens d’écume… ».
Pas de « trop jolies phrases », certes. Mais c’est, néanmoins, dans un style ample, évocateur, précis, que Jacques Josse nous entraîne dans sa déambulation, un soir et une partie de la nuit, au cœur de la ville dont Pierre Mac Orlan a écrit que la gare est « une gare de fin de terre européenne (…), une gare qui donne accès à toutes les choses qui n’ont plus rien à voir avec la terre ».
Le périple auquel nous sommes conviés ne doit, en effet, rien au hasard. L’auteur met volontairement ses pas et sa pensée dans ceux des écrivains qui, comme lui, furent « de passage à Brest » et en ont laissé traces dans leurs œuvres : de Mac Orlan, donc, à Jean Genet et Jack Kerouac, en passant, entre autres, par des poètes contemporains : Alain Le Saux et Paol Keineg. Philippe Hadengue est également longuement convoqué avec sa « Petite chronique des gens de la nuit dans un port de l’Atlantique nord », un port, « vrai trou à crachin (ayant) tout l’air de ressembler à Brest ».
Au-delà de ce domaine littéraire, Jacques Josse fait aussi retour à ses origines : « Quartier gris et calme (…). Mon père est né dans les parages… S’en est assez vite éloigné (…). De lui, j’ai appris qu’ici l’on aime se pendre (pas seulement au cou des chimères et des réverbères)…Qu’ici, l’écart entre appel du large et attrait pour le néant s’avère parfois infime. C’est pour cela que je préfère m’en tenir à l’écume du surplace… ».
On achève la lecture de ce livre en ayant le sentiment d’une manière de long poème en prose dédié à une ville inhospitalière mais qui, malgré son atmosphère si dure aux humains, attire, donne envie d’aller voir sur place, ainsi que de lire ou relire les ouvrages mentionnés qui lui sont consacrés.
Fasciné par Brest, l’auteur sait, au-travers d’un texte dense et fort, nous transmettre cette fascination.
(Jacques Josse, « De passage à Brest » - Editions La Digitale, 25 pages, 5 €)



Cyril Lucas : « La main du poète » (CD)


Le hasard d’une rencontre. La sympathie réciproque qui s’instaure, notamment en raison d’une passion commune : la poésie. Et vous échangez, jeune auteur de 57 ans, votre premier recueil, récent, avec le premier CD, récent également, d’un jeune compositeur-interprète sensiblement du même âge que vous : Cyril Lucas.
Titre : «  La main du poète » , avec photo de la côte armoricaine et, en médaillon, celle de l’artiste. Vous retournez le tout pour lire les dix titres répertoriés. Et vous vous dites, dès le premier, que la barre est placée très haut : « Rituel breton » - paroles : C. Lucas d’après Xavier Grall, musique : C. Lucas…Le long poème lyrique du célèbre poète de Bretagne réduit à une chanson de 3 mn 35 ! Vous ne retenez plus votre curiosité et mettez en route le petit disque argenté.
Solo de guitare bien assuré, en introduction, puis, voix claire, convaincante, qui entonne : « Au far-west du monde / aber de ma paix / varech de mes peines… », et vous êtes immédiatement sous le charme, un charme qui vous tient jusqu’au bout ! Car ce diable d’homme a non seulement du métier mais aussi une sensibilité lucide qui sait prendre suffisamment de liberté pour adapter un texte difficile, choisir les vers qui conviennent, les redistribuer au besoin, sans pour autant trahir l’esprit de l’œuvre originale. Il en sera de même pour « Je ne reviendrai pas » , autre poème de Grall, en neuvième et avant-dernière position.
Entre ces deux repères, une passionnante plongée dans les univers très divers de Robert Desnos, Arthur Rimbaud (accompagné – habileté, là encore, du créateur – de Pierre de Ronsard et de Paul Verlaine dans une même chanson sur l’amour), Victor Hugo, Charles Baudelaire et Rûmi.
Puis, stop. Après le sixième titre, plus de « paroles de C. Lucas d’après X ou Y, musique de C. Lucas », mais deux chansons en langue anglaise dont il assure, seul cette fois, la signature : « I would like » et « Life song » . Ambiance plus personnelle : exaltation de la nature dans l’une et retour sur l’enfance dans l’autre. On pense à certains morceaux de Simon et Garfunkel pour la tonalité, à l’univers apaisé des « Ten new songs » de Leonard Cohen pour le contenu.
Cette atmosphère paisible caractérise d’ailleurs une grande partie de l’ensemble de ce CD. Volonté d’ancrage dans un pays d’arbres, de prairies, d’oiseaux, de vent, de proximité maritime ; célébration du rêve, du désir, de l’amour et de la vie. La musique, aux sonorités chaleureuses, ajoute encore à cette impression.
Le dernier titre, « Rivages », uniquement musical, laisse entendre le bruit régulier de la mer et le cri des mouettes, ouvre sur le large, prolonge le calme et la rêverie de celui qui écoute.
« La main du poète » est main généreusement tendue, œuvre de création originale et source d’apaisement : une forme de pause appréciée dans l’agitation générale, et c’est bien là, parmi d’autres certes, une des fonctions de la poésie.

(Contact : Cyril Lucas - clucas2@orange.fr) – Prix du CD : 10 € + frais de port)



Gilles Baudry : « Instants de préface »


« Que demandons-nous à la vie / si ce n’est l’andante / d’une respiration / sur la portée // de purs instants ? », interroge Gilles Baudry dès le début de ce neuvième recueil publié chez Rougerie. Et d’ajouter : « …comment (…) // oser lever sur ce monde (…) // un regard de nativité ? ».
La tonalité générale de l’ouvrage est ainsi donnée : poésie faite d’une attention patiente et profonde à des paysages d’ordre à la fois végétal et maritime qui « rêvent / de nous faire passer / de la vue à la pleine vision ».
Car il s’agit d’aller au-delà des apparences et d’approcher au mieux l’invisible et l’indicible, les « échos d’outre-monde ». Moine et poète, l’auteur célèbre d’abord la beauté de la création qui l’entoure. Il n’est pas pour autant uniquement témoin extasié de lieux paisibles et protégés, mais sait rester à l’écoute de l’univers extérieur dont les souffrances l’atteignent intimement : « Pour tant de vies inconsolées // la bonté serait // (…) d’être (…) // une accalmie / pour les orages intérieurs » ; ou encore : « Prose du désarroi // celle du monde tel qu’il va / son poids / sur les parois de verre / de notre cœur ».
Souffrances du monde, et souffrances individuelles également, quand Dieu semble absent, quand les êtres chers disparaissent, quand les visiteurs se font rares, les amis épistoliers silencieux : « Trop longue attente / avait mis entre nous / un lopin de ciel en jachère », et que la solitude se fait douloureuse : « Vous pouvez bien vous éloigner / ma pensée / elle // ne vous quitte pas des yeux ». Le poème, dès lors, demeure la seule issue : « Ecrire // recours ultime dans l’absence / qui partout / te poursuit ».
Recueil intensément humain qui brise l’image persistante et trop souvent répandue du religieux retranché dans son monastère, au-dessus de tout et indifférent à tout, sauf à son dieu : « Toujours / on te prend pour un autre // mais / (…) tu sais l’altitude et l’abîme ».
Reste, au-delà des épreuves et des doutes, la confiance en cet Essentiel intérieur : « En nous veille plus grand / que nous », Essentiel inépuisable d’espérance : « Ce que la nuit éclaire // ce qui ne passe pas / dans ce qui passe // ce qui se tait / sous les nuances du silence / et qui s’approche / à bruit d’abeille // ce qui sépare / sans désunir / et fait trembler le sang / courir en nous / l’onde secrète de la joie // au respir du grand large », source de sérénité envers et contre tout face à ce qui vient : « L’âme accordée / tu t’achemines / vers qui te rend à l’avenir ».
Reste également la beauté d’une poésie très personnelle, aux descriptions tout en nuances, aux images inattendues et au ton mesuré, apaisante en somme, et ceci que l’on partage ou non le mysticisme de l’auteur.

Gilles Baudry, « Instants de préface ». Editions Rougerie, 90 pages, 14 €.

Patrice Angibaud



samedi 9 novembre 2013, par Patrice Angibaud

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Patrice Angibaud

Patrice Angibaud est né le 3 avril 1953 dans la région nantaise où il vit toujours. Après des études de Lettres et l’exercice de divers petits métiers, il est Rédacteur au conseil général de Loire-Atlantique depuis 1986.
Sa poésie, d’un accès immédiat, est un peu nostalgique mais pleine de célébrations secrètes.

Voir aussi :

« Tant perdu »
de Patrice Angibaud


Deux lectures de Michel Baglin et Jean-Noël Guéno
Cliquer ici.



Alain Lemoigne : « Justice du fruit »



En 1989, les éditions L’Age d’Homme publient « Justice du fruit », d’Alain Lemoigne, qui venait d’obtenir le Prix Max-Pol Fouchet.
Et voici qu’en 2010, l’auteur fait paraître un CD portant le même titre et donnant à écouter une sélection de poèmes du recueil initial.
Manière de dire son attachement particulier à ce livre ; manière, également, de considérer que celui-ci demeure d’actualité.



Revue N4728 : Paul Badin passe le relais


La revue N4728 a fêté, en juin, son 10ème anniversaire par un copieux n° 20. Sur 140 pages, se côtoient, dans la qualité et la diversité, des poètes de langue française, connus et moins connus, mais également des poètes étrangers, notamment de Nashville et de Tunisie.
Avec ce numéro, Paul Badin, « pilote » de la revue, passe le relais : « À 68 ans, il est temps que je me remette sérieusement à l’écriture et que je fasse connaître ma poésie ».
Deux suggestions pour entrer dans cette œuvre : les recueils, « Loire » (Éd. Tarabuste) et « Loire lumière » (Éd. de l’Atlantique), inspirés par le fleuve que l’auteur a quasi quotidiennement sous les yeux et qui nourrit sa contemplation et sa méditation.



« Traces » : un site prend le relais


Michel-François Lavaur, poète et infatigable animateur de la revue Traces, connaît des problèmes de santé. La revue s’arrête mais un dernier numéro « Spécial Lavaur » est en préparation. Femme et enfants du poète dont également créé un site qui permet un retour sur 50 ans d’activités. Patrice Angibaud le présente ici.



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Claude Vercey : <br / « Mes escaliers »



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