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Michel Baglin

« Les mains nues »

Prix Max-Pol Fouchet 1988

Toujours à Texture En 1982 paraît à Texture éd.« Feux et lieux » , préfacé par Jean Rousselot. En 1981, c’est Jean Le Mauve qui me publie une plaquette dans un joli format à l’italienne, « Le Marcheur ». Les poèmes qui la constituent ainsi que ceux, remaniés de « Feux et lieux » , augmentés d’inédits, vont composer le recueil « Les Mains nues » , préfacé par Jérôme Garcin, publié par l’Age d’Homme, et qui a obtenu le prix Max-Pol Fouchet en 1988.



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L’Age d’Homme éditeur. (120 pages. 11 euros)]

« L’art avec lequel (Michel Baglin) transforme le quotidien en trésor inépuisable, l’instant éphémère en présent perpétuel, et ajoute aux facultés humaines la vertu de l’intuition, cette intelligence de l’ineffable, figure, à mon goût, une aristocratie de cœur et de plume qui défie les temps modernes et le temps tout court. (…) La poésie de Baglin n’est pas une figure de rhétorique, c’est la célébration panthéiste, jusqu’à la gourmandise chère à Colette, du monde palpable que traverse le nomade (…) Il restitue au réel, gagné de plus en plus par la superfluité, son épaisseur originelle (…) C’est du naturalisme solaire allié à la force d’un paganisme serein. (…) C’est un poète magique, comme on le dit de la potion : il rend plus fort »

Jérôme Garcin. (extraits de sa préface)

A propos du Marcheur

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Le Marcheur, paru chez Jean Le Mauve en 1981

« Je me délecte de votre Marcheur. Il est temps de dire que la mesure a des pouvoirs plus "démesurés" que la folie et vous nous faites là-dessus une musique douce et profonde du cœur. »

Norge.

« Un recueil mince, mais bougrement dense, et dansant comme "l’homme réconcilié" qu’est le piéton. »

Louis Dubost

Les Mains nues

« On aime ce mystère qui lève, à partir des choses simples, comme d’une banlieue de la rêverie. On aime aussi que ce journal intime s’achève sur une déambulation sans but ni conquête. Comme les arbres au bord de cette route, ceux que le poète a reconnus : Malcolm Lowry, Socrate ou Don Juan. Ceux qui vont au fond du voyage. »

Edouard Glissant

« Sur le temps qui passe, sur les villes, sur l’enfance, le même regard à la fois inquiet et fervent qui cherche l’harmonie et nous la fait découvrir. Une poésie qui recrée la douce et triste et belle poésie de nos vies. On a envie de dire merci ».

Michèle Mailhot.

« J’aime cette écriture fine, sensible, et qui sait préserver la part de l’ombre »

Georges-Emmanuel Clancier.

« Aucun effet gratuit dans ce recueil où chaque poème porte, et a sa place dans une construction d’ensemble très sentie. »

Marie-Claire Banquart.

« Il y a dans ces textes une vibration émouvante qui vient d’une manière chaleureuse d’habiter le réel (…) C’est beau. C’est vrai. C’est dit avec justesse. Tout est signe et tout signifie. »

André Schmitz.

« Une simplicité vraie et de bon aloi. En outre, l’auteur paraît capable de ne pas s’en satisfaire : le ton change, en effet, et l’on se prend à vouloir connaître cet énigmatique Sisyphe heureux. »

Pierre Oster Soussouev

« Ce serait gageure de vouloir dissocier chez Baglin l’approche du monde de l’approche de la langue, car il est net que celles-ci s’enrichissent mutuellement d’un écart qui bourdonne du silence d’une énigme (…). Lire Baglin, c’est aussi une invite à se réconcilier, avec la vie, avec soi-même, dans l’irradiement d’une parole fine et chaleureuse. »

Marie-Claire Courcelles



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mercredi 23 novembre 2016

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« Les Mains nues »

Préface de Jérôme Garcin
L’Age d’Homme éditeur
(120 pages. 11 euros)



Préface de Jean Rousselot à "Feux et Lieux"

Préface de Jean Rousselot à l’édition de Feux et lieux de 1982

"Il me plaît bien qu’en épigraphe à son recueil, Michel Baglin ait recopié une page d’Albert Camus qui m’honorait de sa confiance.
Il me plaît encore que cette page soit celle où l’auteur du Mythe de Sisyphe nous rappelle que « l’univers n’est ni stérile, ni futile ».
Tant de poètes, aujourd’hui, font litière de cette évidence, qu’on est heureux de saluer celui-ci, qui en a fait sa raison d’être et d’écrire.
Épelé, nous dit-il, par « des feux, des lieux, des noms, des histoires jamais conclues dont le poème serait le dernier mot », mais aussi par « des saisons, des secrets, des villes », et, bien sûr, par « des passants », il ne se borne pas à les épeler à son tour mais les « énonce », carrément, comme il énonce » l’eau, l’oiseau, la terre – les mots qu’on (lui) a appris ».
Ainsi, absurde ou non, Sisyphe fait-il de son poème à la fois la « chair du divorce » entre « ciel vide » et « terre peuplée » et, ce qui est la consolation même que Baudelaire disait voir en la poésie, l’idéal lieu d’échange de cette population terrestre au sein de laquelle le « clin d’eau surpris entre deux pierres » remplace avantageusement le clin d’œil des dieux imaginaires.
Aussi bien, nul prestigieux exil au-delà des cimes et, à plus forte raison, nul langage sans feu ni lieu, ne sauraient-ils compenser la chaleur vivante du « rocher à étreindre » et le bonheur que Sisyphe, « calme et rebelle » mais sûr de sa force, éprouve à le pousser de fond de la mémoire commune dont ses mots sont nourris."

Jean Rousselot



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