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Murielle Compère-Demarcy

Les notes de lecture de MCDem

Poète et nouvelliste, Murielle Compère-Demarcy est aussi critique. Elle nous livre ici des notes sur ses lectures.



Bernard Fournier : « Lire les Rivières » précédé de « La rivière des Parfums »



Au commencement était une voix, ... - voix de la source, onde féminine, affluent et don d’amour, offrant leur chant à l’infini de la mer, pour « un appel, un vœu, un secret ».
« Une rivière dit tout à la mer ». Et « Toutes les rivières se ressemblent, toutes les eaux sont sœurs et tous les fleuves croient à la mer »
Ainsi débute le recueil du poète Bernard Fournier : en invoquant l’« œil aux aguets » (le nôtre) pour écouter le « parfum des rivières ». L’œil écoute descendre et battre les eaux entre les rives, comme battent les pulsations du cœur, les flancs d’une femme éprise d’une soif d’aimer et d’être aimée, l’espoir « à la jointure du ciel ».
La « rive » / les « rives » est/sont contenue(s) dans le mot/le lieu-dit de la « rivière »...Contenues comme les poèmes contiennent, entre les rives de la page et sur les berges de l’émotion,l’épanchement des mots dans l’envergure/le souffle retenus des feuilles ; comme la topographie des textes de Bernard Fournier figure l’épanchement dompté par le poème, l’ampleur lyrique modérée par les cadres/rives de l’espace poétique.
Au commencement s’énonçait une voix... mais quelle voix ? : « Une voix, / Ai-je entendu une voix ? / Un soupir seulement, une détresse peut-être, une solitude dite du bout des lèvres (…) Ai-je entendu le vent dans les branches, le glissement des eaux sur les berges / et les coques, les coups de rame, les moteurs,/ Faible voix intérieure conduisant avec obstination une fleur dans le fleuve ; (...) »
Puis le mouvement insuffla le rythme, dans ces toujours premières palpitations du monde, dans le lit accueillant de la terre, les bras d’une femme, dans « une grande ouverture de bras »...
Aucune dérive dans ces poèmes, aucune crue, dont la rivière aux reflets« vivants, vivaces » nourris aux sources vives du chant d’amour, coule son lit, « creuse et ne dort pas ». La voix de la rivière, « la petite voix intérieure » diffusent depuis les berges de la vie courante le chant des « promesses » (« J’entends la promesse venue de si loin dans l’espace et dans le temps », écrit le poète, « Et décide, sur un seul baiser, / De répondre à la vie ») et son cours ne rencontre pas l’écueil mais au contraire accueille « tous les mots du monde » dans le monde des mots, accueille en tremblant « la beauté du monde » pour lancer de son bord, sur « la rive aux yeux rieurs », « une prière, une louange, un merci au ciel, à la terre, à la mer (...) »
La poésie à la rescousse coule dans les veines de la solitude, aussi fluide, aussi profonde, que la source vive des rivières. Une « fleur de papier » rencontre tout au long de « La Rivière des Parfums » la barque des mots, où se (re-)poser le temps d’une traversée, même le laps d’un gué toujours régénérateur. Il suffirait parfois de s’imaginer remplacer le mot de « rivière » dans le texte par celui de « poésie », pour s’apercevoir que le sens n’en n’est pas altéré, preuve que rivière et poésie s’ouvrent les bras, s’embrassent, et s’embrasent de leur matrice élémentaire mêlée (l’eau et le feu) :
« Quelle ne fut pas la solitude de cette femme parmi la foule,
Pour qu’elle donne à la rivière un peu de son âme,
Pour qu’elle imagine un futur ?
(…)
Une fleur, fût-elle de papier, peut répondre au ciel de ses yeux,
(…)
Une fleur, grande ouverte au soleil peut tirer à soi l’haleine de la rivière pournaviguer avec elle ; »

Le point-virgule signant chaque texte de « La Rivière des Parfums » ressemble à l’un des pétales de cette « fleur de papier » formant corolle vers le ciel à la « jointure » duquel fleurit l’espoir.
La femme, la rivière et la poésie forment le lit de cet opus relié par le fil d’une écriture au cours limpide, avec une versification libre respectueuse d’un certain classicisme. Une écriture au cours fluide comme celui d’une rivière magnétisée par la poésie. Comme la vie au cours fragile, le flux des mots s’écoule dans une patiente ferveur et l’écoute attentive du monde. Écoute sensible puisque l’œil est aux aguets. Écoute mémorielle, puisque les alluvions forment des strates d’écriture de traversées humaines, d’existences gravées sur l’écorce terrestre pariétale ; puisque de mémoires il ne restera véritablement que le chant des mots dans la rivière des rêves poétiques (cf. « L’eau et les rêves » de Gaston Bachelard).
La rivière comme « promesse », « eau de jouvence », (res-)source, ouvre la voie à Ulysse, figure mythique à la proue d’une destinée voyageuse exécutant de hauts faits le temps d’une existence, héros du flux et de l’avancée défiant les vagues secouant les eaux manquant de sombrer et refaisant surface, aux antipodes d’une Ophélie dormant en son « linceul ».
« Lire les Rivières » revient à s’embarquer (la première partie s’intitule « En barque »). À prendre le pouls et les mouvements de la mer au rythme de va-et-vient et de ressacs, d’a-coups, d’écueils, de « remous », de remontées.
« Je rêve d’une barque : trois coups de rame, et vogue le navire,/ Je rêve d’une barque comme planche de salut vers des contrées lointaines / Je rêve d’une barque à forcer le courant comme un cheval rétif. »V
« Je rêve avant de m’embarquer », écrit le poète Bernard Fournier.V
Dans la barque de son corps jeté dans l’océan du monde, le rêveur navigue dans « l’équilibre et la sérénité », il « tangue », son cœur accroché sur les bords d’une carène qu’il colmate lui-même pour maintenir le cap de son existence, « Je navigue à mon aise / Dans les barques du soleil,/ Je prends chaque branche / Comme l’oriflamme du royaume des bois / Et fouette allègrement les vagues de mon rêve »V
L’on passe ainsi sa vie « en pointillés sur les cartes »... Une fois embarqué, « le nautonier » pousse sa "Traversée inaugurale" (titre de la deuxième partie) et « Il connaît le danger / Il connaît le passage / Il connaît la manœuvre ; »
« Lire les Rivières » est un boat-movie poétique. Nous avançons au milieu des flots progressivement après avoir été sur la rive, après avoir embarqué, et, au mitan de la navigation nous sommes entre l’abîme de la terre vertigineuse, resplendissante de tant de beautés, et l’abîme où de « fabuleuses traversées » font « chavirer le temps dans (le) silence ».
Le retour sur la rive ferme délivre les remous, les tremblements de l’émotion face à « la beauté du monde ». Délivrance orchestrée par la grâce et l’écriture poétique du "livre-rames" qui recommence le voyage d’Ulysse, pour tisser la toile de l’univers compris dans les mots, le récit des mots. Ulysse/L’’Homme tisse son histoire dans le flux temporel et sur les flots, comme le récit de sa traversée se tisse, toile de tisserand tendue dans le cours du temps, sur le châssis des mots.
Les textes du poète Bernard Fournier sont ces « Galets », et ses poèmes ces rivières, que roulent le monde et les mots...

( Bernard Fournier : « Lire les Rivières » précédé de « La rivière des Parfums ». Editions Aspect ; 2017. Illustration de couverture : "Une rivière dit tout à la mer" d’Agnès Delatte)



Danièle Corre : « La nuit ne se tait pas »



La nuit, comme repoussoir et pare-feu du monde dont les hordes nous assaillent. « Malgré le silence des rues / La nuit ne se tait pas, / l’alerte cogne / de tous ses gongs / aux parois du sang. // Le rectangle d’une fenêtre / accroche une autre veille / à la façade de l’immeuble / d’en face. // Nous sommes deux / à repousser les hordes / du monde en feu, à haleter / sans savoir, à user / follement nos forces… », écrit la poète Danièle Corre, auteur de ce recueil à l’écriture frémissante, comme la nuit tremble et vibre dans le silence recueilli de nos insomnies ou de nos veilles ardentes.
La nuit, dont il arrive que les arbres de l’Obscur ne le cèdent pas à notre part attendue de sommeil, et qui se dresse, droite, pour nous donner à entendre « des voix qui rappellent // l’ancien interdit / de lire pour mieux dormir, / alors que déjà, un peuple de fiction / sautait sur mes draps. »
L’appel de la nuit retentit dans cet opus, ses orgues profondes remuant « le sable des marées » dans le sel et le sang qui se respirent sur les laisses et qui clapotent aux oreilles du veilleur. La poésie de Danièle Corre déroule les pages de la nuit en se fondant dans les murmures cosmiques de ses touches de demi-silence, de ses points d’orgue, de ses couleurs magnétiques, sans en déranger le cours. « N’être que le galet blond / miroitant d’eau claire / que la mer a / oublié » …
La poète, comme chaque veilleur peut en vivre l’expérience, se trouve dans la géode de cette nuit talismanique à l’abri des brutalités du jour, des violences que nous subissons et qui n’a de cesse de nous alerter ou de nous meurtrir.
La nuit, bien qu’il arrive qu’elle s’assigne à demeure contre notre gré, bien qu’elle signe parfois son irruption d’un rapt de sommeil que notre fatigue souhaiterait, n’en est pas pour autant intrusive, mais se révèle bien davantage réflexive, (res-)source de miroitements fertiles. Kaléidoscopique, en fractales sur l’esquisse de nos parcours fragmentaires, la nuit qui « ne se tait pas » n’entre pas ici par effraction dans nos demeures, comme elle ne s’introduit pas en inhospitalière chez la poète. Au contraire. Consentie, la nuit nous accueille et accueille la poète, comme la poète et nous, acceptons de la recevoir. Nous la percevons - par la grâce d’« une écriture lumineuse, exempte de tout artifice » (Charles Dobzynski, à propos de la poésie de Danièle Corre) - à même la mouvance de ses assauts, en tendant notre écoute. Faisant corps avec elle, y laissant poindre les jardins du cœur, loin du « monde » qui, « comme la roue de la fortune », « a tourné court », « loin / du ressassement / des regrets », « loin de la menace / des couteaux ». Sans mélancolie, mais dans l’espoir nostalgique, « obstiné » et fervent d’une clarté à venir, meilleure. Dans la résolution aimante/heureuse d’un appel, jadis, indéchiffrable : « De chacun de nos lointains, / âpres, obstinés, / nous avons traversé des brouillards,/ des terres en charpie / dont nous avons enterré / les cris,// sans croire à cette brusque clarté / offerte en ce jour / où tu parais,/ bras ouverts / sur le monde qui ruisselle / de sources et de promesses,// plus fort que dans le pays d’enfance / où je suspendais aux branches / des tissus de couleurs / en indéchiffrable appel,/ dans une plaine blonde,/ berceuse de douceur. »
Cette osmose avec la nuit a ses correspondances dans l’exercice du quotidien, garde ses résonances dans les frétillements et tempos du jour. Ainsi cet éloge de la lenteur exprimé par la poète renvoie-t-il au vœu d’une vie plus sereine en ses déploiements, d’une vie ordinaire à l’écoute du temps de vivre. Le vœu de haltes pacifiques sur des « terres en charpie ». L’appel à davantage de simplicité à l’encontre des démesures ou des exigences trop fortes, des « êtres de pacotille », de « la parure des mots vains »
« Même près / des portes battantes,/ tu peux t’asseoir / pour que glisse en toi / l’heure paisible. »
La poésie de Danièle Corre fait partie de celles qu’on lit, et que l’on relit. Accueillante, altruiste, nous l’accueillons, nous la lisons, et l’écouterons encore, comme « La nuit (qui) ne se tait pas ».

(Danièle Corre : « La nuit ne se tait pas ». Éditions Tensing ; 2013. 87 p. - 9€ )
© Murielle Compère-Demarcy



Michel Cosem : « La folle avoine et la falaise »



Michel Cosem nous invite par ses mots auprès du Lot, l’ayant observé assez pour en lire les paysages, en écrire les couleurs saisonnières, le silence, la solitude, les présences autochtones, passagères, ou disparues qui circulent encore par les rues pittoresques de villages ou sites parfois devenus touristiques (Rocamadour, Figeac, …).
L’immersion exige, comme à la lecture d’un poème, l’attention de notre regard, de notre écoute, un recueillement actif.

« Le ciel est bleu hirondelle sans autre souci que de respirer l’instant. Il faut
être là, à ce rendez-vous, dès le lever du jour pour savoir ce que deviendront
ces graines, ces vrilles, ces pétales et ces jeunes filles venues d’ailleurs. »

Ces poèmes, écrits entre 2013 et 2016, déclinent les saisons du Grand Sud de l’Occitanie. « La folle avoine » de nos existences fragiles, herbes folles vouées aux aléas du temps et de l’expérience qui rencontrent et bousculent son embarcation, vibre face à « la falaise », immuable…

« La folle avoine est jeune au milieu des objets rouillés
Que de doigts que de savoirs sur ces surfaces rugueuses »

« L’air à odeur de chêne et de buis remue les enseignes historiques,
les légendes religieuses et que du fond du canyon monte le chant
d’un rossignol, la falaise d’en face guette et l’on n’aperçoit qu’un
front hirsute, captivé par tant de beauté et d’insolite équilibre ».

L’incursion de présences féeriques ou fantasmagoriques au cœur d’un réel observé avec patience et bienveillance, accroît notre ressenti d’un univers insolite et familier qu’il nous suffirait de regarder et d’écouter pour en saisir la profondeur. « Dans la forêt de Leyme / lutins et farfadets / ont des robes rousses et dansent avec les rayons du soleil » ; « La brume emplit la vallée et colle ses fantasmagories aux falaises. » ; « un courant d’air passe simple respiration de la rivière tout en bas, à moins que ce ne soit un revenant ». La bienveillance du poète le situe dans l’interligne solidaire des autres êtres et choses circulant dans le décor, effaçant son individualité pour se fondre dans un partage exprimé à fleur des mots d’un même espace, d’un même instant, d’une même allure dans la partition du monde. Si bien que les individualités internèrent, s’enrichissent mutuellement, se tiennent debout vigilantes les unes envers les autres. Nous passons dans un même poème parfois d’une individualité à l’autre par la soudure de simples pronoms personnels sans renommer davantage l’existence qu’ils désignent, comme si nous étions simultanément dans le regard du poète, en symbiose avec ses visions, dans le partage d’une même célébration synchrone ; comme si nous étions nous-mêmes avec lui ces existences remis au jour par le poème :

« Les roses trémières montent la garde dans les ruelles
intimes du village de pierre. Droites, immobiles, elles se
frottent contre les murs et au pas des portes tout en
surveillant les habitants leurs amis. Elles se hissent à la
fenêtre pour connaître les petits secrets. Passe un chat
blanc et noir enfermé dans son rêve de souris, passe une
fillette aux joues claires et un papillon du matin. On les
caresse du regard mais l’on ne sait rien d’elles et nul ne sait
si elles font alliance avec le regain. »

Le poète nous invite au voyage immobile d’un merveilleux quotidien, l’aventure est au rendez-vous au bout de la rue, au bout du poème (« On ajoute des mots aux phrases non dites et l’on crée l’aventure malgré la transparence. On dit du mal d’elle malgré les caresses, les attirances, et l’on hume au-delà l’odeur des sèves réelles »). Ainsi se parlent (toujours) le ciel et la terre* dans l’œuvre de l’éditeur-conteur-anthologiste-romancier-poète Michel Cosem, l’univers tenu en son intégralité par chacun de ses brins d’herbe, chaque parcelle vivante. Le poème touche ses cordes sensibles par la grâce et la puissance de ses figures (comparaisons, images, personnifications, métonymies, tournures elliptiques, …) dans ce remarquable opus publié aux éditions Encres Vives, dans la collection Lieu (350ème lieu : Le Lot) « La folle avoine et la falaise », et si une âme-animale peut modifier le cours du monde (« un chevreuil est sorti de la forêt boire aux premières gouttes et a remis le monde à sa place »), d’une manière analogue nous voyons l’univers autrement par le pouvoir efficient de la parole poétique.

* « Ainsi se parlent le ciel et la terre », Michel Cosem, éditions L’Harmattan ; préface de Jean Joubert ; 2013
(Michel COSEM : « La folle avoine et la falaise », Michel COSEM, éditions Encres Vives, Coll. Lieu ; 08/2017 , 16 pages– 6,10 € )

© Murielle Compère-Demarcy



dimanche 1er avril 2018

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Murielle Compère-Demarcy



Murielle Compère-Demarcy est une poétesse,nouvelliste et auteure de chroniques littéraires et d’articles critiques, Elle est née dans l’Oise en 1968 et y réside.
Elle travaille son écriture en expérimentant les deux territoires, l’un terrain de poésie populaire, l’autre d’une poésie plus littéraire.

Bibliographie

Je marche--- poème marché/compté à lire à voix haute et dédié à Jacques DARRAS, éd. Encres Vives, 2014
L’Eau-Vive des falaises, éd. Encres Vives, 2014
Coupure d’électricité, éd. du Port d’Attache, 2015
La Falaise effritée du Dire, éd. du Petit Véhicule, Cahier d’art et de littératures n°78 Chiendents, 2015
Trash fragilité (faux soleils & drones d’existence), éd. du Citron Gare, 2015
‣Un cri dans le ciel, éd. La Porte, 2015
Je Tu mon AlterÉgoïste, éd. de l’Ecole Polytechnique, Paris, 5e, 2016
Signaux d’existence suivi de La Petite Fille et la Pluie, éd. du Petit Véhicule, coll. de La Galerie de l’Or du Temps ; 2016
‣Co-écriture du Chiendents n°109 Il n’y a pas d’écriture heureuse, avec le poète-essayiste Alain MARC, éd. du Petit Véhicule ; 2016
Le Poème en marche suivi par Le Poème en résistance, éd. du Port d’Attache ; 2016
Dans la course, hors circuit, éd. Tarmac, coll. Carnets de Route ; 2017 ; réédition augmentée en 2018
Poème-Passeport pour l’Exil, avec le poète et photographe ("Poétographie") Khaled YOUSSEF éd. Corps Puce, coll. Liberté sur Parole ; mai 2017
Nantes-Napoli, français-italiano traductions de Nunzia Amoroso, éd. du Petit Véhicule, Cahier d’art et de littératures n°121, vol.2, Chiendents, 2017
‣ … dans la danse de Hurle-Lyre & de Hurlevent…, éd. Encres Vives, coll. Encres Blanches n°718, 2018



Matthias Vincenot : « J’ai vingt ans »



La poésie de Matthias Vincenot s’exécute comme une chanson nous insufflant l’air qui manque, une nostalgie douce comme le refrain d’une mélodie que l’on fredonne encore, avec du sang neuf dans les circuits « dans les anfractuosités de la mémoire » parfois ombrageuses, dans le flux de nos artères, de nos escapades et par toutes les veines du poème.
Lire ici



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