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Michel Passelergue

« Miroir sans issue »

Michel Passelergue publie « Miroir sans issue », quatrième volet de son « cycle des ombres »



Michel Passelergue clôt son « cycle des ombres » dédié aux êtres chers disparus : après « Le temps étroit », « Ombres portées, ombres errantes » et « Lontana in sonno » (lire ici), il publie « Miroir sans issue » aux éditions du Petit Pavé (68 pages. 10 euros), préfacé par Jean-Louis Bernard. « Les années se font de plus en plus sèches. Dans une insomnie à couper au couteau, les miroirs s’émiettent », écrit l’auteur en préambule, comme pour donner le ton d’une écriture sévère, qui ne fait guère de concession aux faux espoirs.

Dans ses poèmes en prose, il s’attèle donc à cette « vie seconde » qui est celle de la mémoire, et va « à contre-ruine » par une poésie qui réveille les « images sous tension » de quatre êtres aimés, dont le père. Mais aussi ressuscite des fragments d’enfance, des instants à la dérive qui leurs sont associés.
Il faut beaucoup d’« arpèges d’insomnie » pour faire front à cette « onde d’oubli » qui menace de tout recouvrir. Et c’est dans les fissures que la vie persiste, que quelque chose de nous résiste tandis que « le temps resserre son nœud ».
Sombre, mais dense.

Ce sont encore les eaux dormantes de la mort et du manque qui sont à l’œuvre dans « Lettres d’Elseneur » suivi de « Florilège pour Ophélie » (éditions Tensing. 70 p. 9 euros), une suite à ses « Lettres à Ophélie » parues il y a quelques années. Michel Passelergue y réunit un choix de poèmes de diverses époques, mais évoquant tous, bien sûr, la figure de l’absente, et le « palimpseste des jours démagnétisés ».

Michel Baglin



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vendredi 11 septembre 2015, par Michel Baglin

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Michel Passelergue

Michel Passelergue, auteur et essayiste, est né en 1942.
Il a été professeur de mathématiques. Retraité depuis 2003.
Il a été membre du comité de rédaction de Phréatique de 1980 à 2001, collaborateur de nombreuses autres revues, il est l’auteur, comme poète et essayiste, d’une œuvre importante.



Œuvre

Erosion, 1962-1968 (Pierre Jean Oswald)
Nyx, 1969 (Formes et langages)
Le Feu et la Parole, 1970-1972 (Formes et langages)
Vers la Flamme, 1972-1974 (Formes et langages)
L’Oreille absolue, 1969-1977 (Formes et langages)
Impasses, 1981-1985 (G.R.P.)
Une Lettre ouverte au silence, 1982-1986 (G.R.P.)
La Nuit, l’autre, 1987-1993 (La Bartavelle)
Zodiaque apocryphe et autres écrits harmoniques, 1990-1997 (G.R.P.)
Allégories perdues, 1994-1998 (G.R.P.)
Le Temps étroit, 1998-2000 (G.R.P.)
Le Réel, j’imagine, 1981-2004 (L’Harmattan)
Lettres à Ophélie, 1999-2004 (L’Arbre à Paroles)
Ombres portées, ombres errantes.2011 (Editions du Petit Pavé)
Lontana in sonno.2009-2010 (Editions Aspect)
Fragments pour l’inextinguible.2002-2011 (La Porte)
Journal de traverse.2003-2012 (Editions Rafael de Surtis



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