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Michèle Teysseyre

« Moi, Jean Pigasse, ouvrier du Canal »

Une voie d’eau s’ouvre entre Toulouse et la Méditerranée, les écluses et des ponts canaux, les barrages et les rigoles apparaissent, des ports et des villes sortent de terre : on est au XVII e siècle, Pierre-Paul Riquet perce le Canal Royal de Languedoc qui deviendra le Canal du Midi. Un ouvrier, acteur et témoin de ce fabuleux chantier, raconte l’aventure…



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Le Canal du Midi. (Photo MB)

Le canal dont il s’agit dans ce roman historique est celui de Pierre-Paul Riquet, le Canal du Midi, le plus grand ouvrage du siècle du Roi Soleil, aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’Unesco et qui fut inauguré en 1681. Une merveille, j’en témoigne pour l’avoir longé à vélo de Toulouse à Sète : la grâce nonchalante de ses circonvolutions qui suivent les courbes de niveau, ses platanes tricentenaires, ses écluses et les multiples ouvrages d’art qui le jalonnent sont un enchantement permanent.

Michèle Teysseyre, qui nous promène volontiers dans l’histoire sur les canaux de Venise (lire ici ) ou dans Rome, nous emmène cette fois entre Lauragais et Méditerranée au siècle de Louis XIV et sur les traces d’un ouvrier imaginaire, Jean Pigasse, qui nous raconte à travers ses aventures et mésaventures le formidable chantier de creusement du Canal Royal de Languedoc.

Le roman est un vrai documentaire qui débute dans la Montagne Noire où Pierre-Paul Riquet eut le coup de génie de capter les eaux des torrents avec sa rigole, de les acheminer via le bassin de Saint-Ferréol (le plus important barrage de l’époque) jusqu’au seuil de Naurouze, ligne de partage des eaux entre les bassins versants de l’Atlantique et de la Méditerranée, rendant ainsi possible l’alimentation en son point le plus haut du canal qui allait relier Toulouse à la Méditerranée.

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Michèle Teysseyre au salon de Montgiscard, janvier 2017 (Photo Guy Bernot)

Jean Pigasse, d’abord bucheron, puis ouvrier intelligent et curieux, qui apprend à lire et finit par livrer ses Mémoires, est bien sûr de tous les chantiers, à la fois acteur et témoin. On le voit, au milieu de ses compagnons et des divers corps de métier, travailler aux écluses (dont les sept de Fonserane), au creusement des bassins de Saint-Ferréol et de Castelnaudary, à l’édification des épanchoirs, aqueducs, et autres rigoles, et au lancement des ponts canaux. Sans oublier le fameux tunnel du Malpas ou la construction du port et de la ville de Sète, débouché naturel de l’étang de Thau où le canal finit sa course. L’aventure est techniques (avec de nombreuses innovations et des défis), mais aussi humaine et le récit sait s’attarder sur le quotidien des gens humbles qui gravitent durant les quinze années que durèrent les travaux.

Avec son style alerte, Michèle Teysseyre a trouvé une façon très vivante de raconter une des plus belles réalisations humaines dans le domaine des transports et la naissance d’un des fleurons du Midi de la France.

Michel Baglin



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mardi 1er août 2017, par Michel Baglin

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Michèle Teysseyre :
« Moi, Jean Pigasse, ouvrier du Canal »



(224 pages. 21 euros)
(Éditions du Cabardès. 16 Chemin d’Aragon. 11610 Ventenac-Cabardès. Email : contact@editions-du-cabardes.fr )



Michèle Teysseyre

Michèle Teysseyre est née en 1949 à Toulouse où elle vit et travaille, partageant ses activités entre l’écriture (particulièrement autour de Venise et du patrimoine latin), la pein-ture et le cinéma.
Après des études littéraires puis un bref passage dans l’enseignement, elle se con-sacre à la création artistique.
De son intérêt pour l’Antiquité naissent « Saveurs et senteurs de la Rome Antique », consacré à l’art culinaire d’Apicius, suivi de « Fêtes romaines antiques » avec Danielle Porte puis « La saveur de Rome (vagabondage gourmand en terres latines) ».
Sa rencontre avec Venise est déterminante et lui inspire peintures, livres et films. Elle séjourne fréquemment dans la ville, notamment pour ses travaux de recherche.
Son roman « Moi, Veronica Franco, courtisane à Venise » (Grand Prix littéraire de la Ville de Toulouse 2007) a inspiré la création musicale « Musiques pour une courtisane vénitienne » par l’ensemble Ritratto dell’Amore (Cartoucherie de Vincennes, 2011, Festival de Musique baroque de Pontoise, 2013). Son deuxième roman « La Tintoretta » (soit Mariet-ta Robusti) a fait l’objet d’une lecture musicale par le comédien Didier Sandre et l’ensemble baroque Les Passions (Journées Olympe de Gouges, Montauban, 2012).
Elle publie ensuite « Monsieur Riquet », roman historique inspiré de la vie de Pierre Paul Riquet, créateur du Canal du Midi.
Elle est également co-auteur du film documentaire de Jean Périssé, « La Fabuleuse His-toire de monsieur Riquet » (2014).

(D’après Wikipedia)



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