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Monique Saint-Julia

« On n’invente pas la neige »

Elle a reçu le prix Troubadours 2012

Monique Saint-Julia vient d’obtenir le prix Troubadours 2012, décerné par la revue « Friches » pour un recueil où la neige est un leitmotiv et où le cœur est en promenade entre les flocons et les notations émues.



« Ainsi, je recueille pêle-mêle les bruits,
piège les odeurs, respire l’atmosphère,
regarde ce qui proche ou lointain,
bouge, parle, sursaute, suivant des yeux
la lumière posée sur les fruits
comme une douceur d’épaule. »


C’est bien de cette attention – tous sens en éveil – et de cette douceur que procède la poésie de Monique Saint-Julia, et singulièrement dans ce recueil. Distingué par le prix Troubadours, il vient donc d’être publié par la revue organisatrice, « Friches, cahiers de poésie verte » (avec un tirage à part et des peintures originales de l’auteur. Il est dédié à « l’immense torpeur de l’hiver », omniprésent dans ces pages (même si l’on y trouve « le soleil pris à l’épuisette au bord de l’eau » et quelques évocations estivales). Il témoigne d’un «  cœur en promenade » entre les flocons d’une neige leitmotiv, les kakis jonchant le sol après le premier gel, le grand silence dans la maison quand on écoute « la pluie se poser sur les vitres ».
« Mes oreilles mes sens captent les moindres rumeurs », dit-elle. Annotations amoureuses. Monique Saint-Julia recense d’une plume légère, à peine effleurée parfois par l’aile sombre de la mélancolie, les menus plaisirs des jours, engrangés même si « le jour baisse comme un émoi ». Son écriture par petites touches nous rappelle qu’elle est aussi peintre. On voit dans ces pages le « ciel échevelé », on y reconnaît ce « lierre chaviré sur le mur (qui) devient cible pour les merles ». Un monde visuel et sonore :

« En pas cadencé de silence
l’hiver est venu frapper à la porte
à petits coups de becs d’oiseaux
de touché de neige fragile. »


Oui, tout ici semble vouloir faire tableau et l’on l’imagine sans mal l’auteur au milieu, quand elle murmure : « laissez dormir le chat sur mes genoux ».

Michel Baglin



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mercredi 31 octobre 2012, par Michel Baglin

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Monique Saint-Julia :
« On n’invente pas la neige »


Prix Troubadours 2012
(46 pages. 13 euros)



Monique Saint-Julia

Monique Saint-Julia est née en 1938 à Perpignan. Elle a commencé à écrire et à peindre très tôt, puis a pris des cours d’Art dramatique et de piano au Conservatoire de Musique à Paris.
Elle a publié pour la première fois en 1958, à Rodez dans « Entretiens sur les Lettres et les Arts » que dirigeaient Jean Subervie et Jean Digot.
En tant que peintre, elle a exposé à Toulouse (Galerie le Biblion), Nantes, Paris (Galerie Antoinette) et Galerie Colette Dubois, en Angleterre à Bath et au London Art à Londres. Elle vit aujourd’hui à Revel, en haute-Garonne.



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