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Abdelkader Djemaï

« Pain, Adour et fantaisie »

Des « Lettres persanes » en Bigorre

Avec son recueil de récits et chroniques intitulé « Pain, Adour et fantaisie », (Editions du Castor Astral), Abdelkader Djemaï nous propose ses "Lettres persanes"...



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Abdelkader Djemaï en compagnie d’un autre fidèle de la Décade de l’Atelier Imaginaire, Christian Moncelet (Photo M.B.).

Ces petits récits et chroniques sont un peu des « Lettres persanes » d’aujourd’hui, concernant un coin de Bigorre vu par un oriental malicieux. Auteur de romans ( « Camping », « Gare du Nord », « Le nez sur la vitre » , tous au Seuil) et de nouvelles, Abdelkader Djemaï, Algérien natif d’Oran, vit à Paris depuis une quinzaine d’années. Il est membre du prix Prométhée de la nouvelle et, à ce titre, se rend à la remise du prix qui se déroule à Lourdes chaque année en octobre. Sa grande facilité à lier contact avec tous et sa jovialité lui ont très vite ouvert les portes de nouveaux amis. Ainsi est née l’idée de cette résidence en Bigorre initiée par Guy Rouquet, le président de l’Atelier Imaginaire (organisateur du prix), et qui valut à notre auteur de séjourner à plusieurs reprises en divers lieux ou « pays » de Bigorre et à toutes les saisons.

De Paulhan à la garbure...

De cette immersion en pays de montagne, dans les rues de Tarbes, Lourdes et Bagnères, mais aussi dans les archives, les journaux locaux, les mémoires et les cœurs des gens rencontrés, Djemaï a tiré ces chroniques à la fois très précises et poétiques, mêlant récits et notations, émotion et humour.
On y croise le Jean Paulhan des « Fleurs de Tarbes » aussi bien qu’Yvette Horner ou que les cyclistes s’étant illustrés dans les cols pyrénéens, les ouvriers tarbais de l’Arsenal, les joueurs du Football club lourdais et du Stade bagnerais. On y boit le madiran, on y mange le porc noir et la garbure. Tout cela vu avec l’œil un peu décalé du « pimpous » mais aussi une grande complicité avec les êtres et même les choses.
Abdelkader Djemaî s’amuse parfois à jouer au guide touristique, il est surtout le chroniqueur du temps qui passe, et des gens humbles saisis dans leur quotidien plein de profondeurs. Il sait mélanger avec beaucoup de bonheur ses propres souvenirs de l’Algérie à ses impressions de séjour en Bigorre et c’est en ami qu’on chemine avec lui dans ses phrases.

Michel Baglin



Lire aussi :

« La vie (presque) vraie de l’abbé Lambert »

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« Zorah sur la terrasse »

« Un moment d’oubli »

« Pain, Adour et fantaisie »

Djémaï sur les traces des écrivains



jeudi 9 août 2007, par Michel Baglin

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Abdelkader Djemaï
« Pain, Adour et fantaisie »

Editions du Castor Astral
(136 pages. 13 €)


Abdelkader Djemaï

Abdelkader Djemaï est né en Algérie, à Oran, en novembre 1948. Il fait un bref passage dans l’enseignement avant de devenir journaliste, collaborant à de nombreux périodiques algériens. Il vit en France depuis 1993.
Djemaï, qui a publié de nombreuses nouvelles dans la presse et des revues algériennes et internationales est surtout un auteur de romans, de récits de voyage, mais aussi de pièces de théâtre.
Il a commencé par des poèmes publiés dans des journaux à Oran, puis a écrit « Saison de pierres » , un roman inspiré par le séisme d’El Asnam en 1980. Bien des livres ont jalonné depuis le parcours de cet auteur tombé amoureux de la langue française à 14 ans et qui l’a choisie pour son œuvre. Il est aujourd’hui un écrivain reconnu, a reçu le Prix Découverte Albert Camus et le Prix Tropiques pour « Un été de cendres » et a été nommé chevalier des Arts et des Lettres.

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