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Jean Orizet

« Poésie de langue française. Anthologie thématique »

Pour la 17e anthologie composée par ses soins, Jean Orizet a choisi de réunir par thèmes les poèmes qu’il aime. Soit 600 textes de quelque 320 auteurs francophones, de toutes les époques.



C’est la 17e anthologie composée par Jean Orizet, qui rappelle dans sa préface que « la poésie est la vie même ». Il en sait quelque chose, car poète (son œuvre poétique 1958-2008 a été rassemblée sous le titre « Le Regard et l’Énigme » au Cherche-Midi) et critique, il est aussi grand lecteur et inlassable diffuseur de la poésie des autres : ces anthologies ont connu de gros tirages, des éditions de poche et une notoriété enviable.
Cette fois, il a choisi de réunir par thèmes les poèmes qu’il aime, en les distribuant en une vingtaine de brassées, de la belle entrée « Amour, amitié, bonheur » à « Vin, table et art de vivre », en passant par un « Bestiaire domestique et sauvage », « Aventure, voyage, ailleurs » ou « Parfum de la mémoire, rêve de l’étrange, mythe et histoire ». Soit 600 textes de quelque 320 auteurs francophones, de toutes les époques.
Une « quintessence » ? Peut-être. En tout cas, Orizet assume le risque d’accueillir des auteurs contemporains (qui n’ont pas nécessairement obtenu le Nobel !), comme il l’avait déjà fait en d’autres ouvrages, notamment avec son anthologie parue chez Larousse. C’est bien sûr assumer la subjectivité de ses choix en donnant à lire, à côté des poètes reconnus, « la poésie en train de s’écrire » et il explique ce parti-pris de manière il me semble convaincante en demandant : « Que penserait-on – pour prendre une comparaison dans le domaine de la chanson – s’il avait fallu attendre la mort des Charles Trenet, Jacques Brel, Georges Brassens ou Léo Ferré pour aimer leurs chansons ? Cela ne fait pas sens, et pas d’avantage pour les poètes me semble-t-il. »
On trouve donc là des poèmes célèbres comme le sonnet d’Arvers, Le temps des cerises ou Le Pont Mirabeau, et Pirotte, Goffette ou Hélène Dorion y côtoient Louise Labé aussi bien que Corbières. Le panthéon de Jean Orizet parle à ma sensibilité (alors que les frontières des thèmes me semblent plus incertaines) et je suis heureux de lire ici Jacques Ancet ou Odile Caradec aussi bien que Cadou ou Bérimont, Laude, Amina Saïd ou Sampiero voisinant avec Rutebeuf ou Rousselot. Bref, un peu de cette « poésie pour vivre » qu’Orizet a toujours défendue aux côtés des Breton, Brindeau, Jullian, Sabatier, Chambelland, Delvaille et autres amis. Pour ma part, j’applaudis à sa formule lorsque, se demandant pourquoi lire de la poésie, il répond : « Pour vivre mieux et plus haut »  ! Cette anthologie nous y aide.

(« Poésie de langue française. Anthologie thématique ». Le Cherche-Midi éditeur. 640 pages. 22.50 euros)

Michel Baglin



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mercredi 1er janvier 2014, par Michel Baglin

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Jean Orizet
« Poésie de langue française. Anthologie thématique ».


Le Cherche-Midi éditeur.
640 pages. 22.50 euros



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