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Brèves du troisième trimestre 2018

Rendez-vous d’été

Comme à chaque saison, Texture propose dans cette page des rendez-vous littéraires : rencontres, lectures, spectacles, hommages, ainsi que des brèves et quelques informations pratiques…



Sète : Les Automn’Halles du 26 au 30 septembre



La 9e édition du festival du livre Les Automn’Halles se tiendra à Sète du 26 au 30 septembre 2018. Vous pourrez y rencontrer des écrivains, assister à des entretiens et des tables rondes, écouter des lectures théâtralisées, participer à un atelier d’écriture, voir un film ou une exposition.
Le festival est parrainé par l’écrivaine et prix Goncourt 2014 Lydie Salvayre et a pour fil conducteur la question : penser le présent. Des thèmes centraux dans la production littéraire la plus récente : la mémoire, l’histoire proche, le récit familial et la réparation y auront toute leur place. À côté de la littérature générale, un volet sera dédié à la littérature jeunesse.
Les livres de voyages, les livres d’art, ainsi que tout ce qui a trait au patrimoine sétois ne seront pas pour autant oubliés. Il s’agira de fêter le livre dans toutes ses dimensions.
De très nombreux auteurs participeront aux débats et seront en dédicaces. Voir la liste
Le programme de ces journées est dense. On le trouve ici.



Rimbaud à Sète le 3 octobre



De retour d’une récente tournée sur Apollinaire en Belgique, Jacques Ibanès présentera mercredi 3 octobre à 18 heures au Théâtre de la Mer de Sète (salle Tarbouriech) sa dernière création : « Rimbaud danser la vie ».
« La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu’un bouchon j’ai dansé sur les flots »

Voici l’itinéraire halluciné de l’éveilleur de Charleville qui vagabonda en Europe, fit du négoce en Afrique et termina tragiquement sa vie brève à Marseille.
En 1h15 de spectacle avec des poèmes, des lettres de voyage et des chansons (Ferré, Thiéfaine, Aubert et plusieurs inédites de son cru), Jacques Ibanès a l’ambition de restituer Rimbaud dans sa dimension de battant, de rebelle et de révolutionnaire, terriblement humain.
En quatre parties (Mes petites amoureuses / Alchimie du verbe/ 1870, Verlaine / Partir-Mourir) et avec la complicité du saxophoniste Sébastien Debloos



Muret (31) : Char au Théâtre avec J-C. Delalondre


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Jean-Claude Delalondre en lecture

Le 12 octobre 2018 à 20:30 au Théâtre Municipal Marc Sebbah de Muret (31), le comédien Jean-Claude Delalondre interprétera les poèmes de René Char extraits de « Fureur et mystère  ».
« Faire entendre un poème c’est apporter un peu de soi, un peu de son ressenti des mots écrits, un peu de sa passion pour la poésie  » nous dit Jean-Claude Delalondre. « Il est si facile de recopier un texte qui soit conforme à l’original, mais comment le dire avec la même authenticité, la même fidélité sans trahir son auteur ? Cette question me hante depuis tant d’années ; mais aujourd’hui je veux m’en affranchir, alors j’ose le dire : oui, j’interprète. Je le fais avec ma connaissance du poète et de son œuvre, mais aussi avec mes faiblesses, mes doutes, mes questions restées sans réponse, mon imagination partisane, mon inconscient, et pas seulement… Nous vous proposons de vous évader, de partir dans le pays de René Char, de découvrir et partager son parcours hors du commun, et de vous servir une vingtaine de poèmes choisis, florilège du cœur. »
Jean-Claude Delalondre, est un comédien, formé au Havre au Conservatoire d’Art dramatique par Paul Richard, à Paris par Claude Confortès, à Nîmes par Guy Vassal et à Avignon par Gérard Gélas. En 2018, il travaille à l’adaptation d’un roman de Jean Giono avec Bruno Raffaelli, sociétaire de la Comédie-Française. Il est déjà venu à Muret l’an dernier dans le cadre du Prix du Jeune Ecrivain pour y donner un récital sur les poèmes et les nouvelles de Michel Baglin.
« Je tiens René Char pour notre plus grand poète vivant et « Fureur et Mystère » pour ce que la poésie française nous a donné de plus surprenant depuis « Les Illuminations » et « Alcools », disait Albert Camus.
Vente de livres à l’issue du spectacle.
En savoir plus



Stavelot : Apollinaire, cent ans et après



L’année 2018 marquera les cent ans de la disparition de Guillaume Apollinaire, survenue le 9 novembre 1918, mais aussi le centenaire de la parution de son recueil Calligrammes, en avril. L’université de Liège, l’université Paris III - Sorbonne Nouvelle et l’Association Internationale des Amis de Guillaume Apollinaire célébreront ce double anniversaire en organisant un grand colloque international, dans la tradition des colloques apollinariens de Stavelot, du 5 au septembre au Musée Apollinaire de Stavelot.
Les lignes directrices du colloque sont tournées vers le présent et l’avenir, en privilégiant les nouvelles voies d’étude, les nouveaux chantiers, les thèmes inédits. Deux volets sont prévus : Le recueil « Calligrammes », la forme du calligramme et leur postérité. Les voies de recherche qui restent ouvertes dans les études apollinariennes, présentant des données nouvelles ou inexploitées. L’accès aux communications du Colloque est gratuit. Trois journées du Colloque seront clôturées, de 17H10 à 17H50, par un évènement artistique (entrée gratuite)
Parmi les nombreux intervenants, critiques et spécialistes du poète, Jacques Ibanès donnera un récital à partir des poèmes qu’il a mis en musique et interprète, le jeudi 6 septembre à 20 heures.



Le Prix « Loin du marketing » à Lucien Suel


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Lucien Suel

Un prix hors saison qui fait tache et dénote un ton un tantinet provocateur (mais ô combien réjouissant !) dans la « saison des prix littéraires » qui bat son plein et lucratif fonds de commerce tout en larguant au grand large le moindre souci de littérature. C’est, comme dans tant d’autres domaines essentiels (agriculture, emploi, enseignement, culture, etc.), la chasse gardée des industriels productivistes de l’édition qui visent la rentabilité du produit sans trop d’égards pour sa qualité. Parmi les produits formatés — pardon ! je veux dire les “livres” — publiés à tire-larigot, les dociles jurés des prix littéraires, qui bien souvent émargent au budget com’ des firmes de la boulange éditoriale, vont désigner quelques produits qui inonderont jusqu’à Noël le marché et les étals des « terminaux de cuisson », à savoir les librairies de la consommation de masse. C’est tous les ans comme ça, rien de bien nouveau sous le ciel du marketing du livre.
Et pourtant, le premier prix décerné, de façon complètement anonyme le 15 août 2018 comme chaque année depuis 10 ans, attire l’attention de qui s’intéresse encore à la littérature, y trouve sapience et plaisir et sort de la lecture un peu plus affermi et grandi dans son être. Créé par Gérard Lambert-Ullmann, un libraire (comme on dit de quelqu’un qu’il est philosophe) qui a élevé son activité professionnelle gagne-pain à la dignité d’une « profession de foi » qui oriente toute une existence, un libraire qui a tenu boutique à Saint-Nazaire jusqu’à ce que les vents et marées du productivisme éditorial le réduisent à mettre la clé sous le paillasson et le conduisent vers la file d’attente de Pôle Emploi. Mais, libraire un jour, libraire toujours. Fort de ses convictions et de son addiction à la littérature, il a créé « le Prix Loin du marketing » qu’il présente ainsi :
« Comme son nom l’indique, le prix Loin du marketing est voué à honorer un écrivain dont les éditeurs n’ont pas les moyens de se payer placards en chêne dans la presse pipeule, attachées de presse aux jolies menottes, cocktails aux tam-tams et diners de connivence, renvois d’ascenseurs et de monte-charges, et, donc, ont peu de chances de voir leurs livres chroniqués dans les médias, et moins encore d’être invités par les bonimenteurs des radios et télés, pas plus que d’intéresser la plupart des libraires l’œil scotché sur le compteur des « meilleures ventes » et contraints de « faire du chiffre » pour payer le loyer.
Le prix Loin du marketing est donc voué à honorer un écrivain qui n’a pas bénéficié des stratégies conçues pour que ça marche et qui ne peut compter que sur la qualité de ses écrits pour qu’on s’y intéresse.
Le prix Loin du marketing sera décerné chaque année le 15 août pendant le sommeil des commerciaux.
Le prix Loin du marketing est un prix strictement honorifique. Son lauréat sera au mieux gratifié d’une bonne bouffe arrosée à sa convenance s’il s’aventure jusqu’à Saint Nazaire. Sa seule récompense sera de pouvoir dire : c’est moi qui l’ai mérité ! »

Pas la peine de commenter davantage ce qui s’énonce aussi clairement. Le 15 août dernier, le 10e prix Loin du Marketing a été attribué à Lucien Suel pour l’ensemble de son œuvre. Il succède à des écrivains, auteurs de livres qui honorent et font avancer non seulement la littérature mais aussi l’intelligence créatrice, comme Lionel Bourg (2009) Pierre Autin-Grenier (2010) Allain Glykos (2011) Françoise Moreau (2012) Cathie Barreau (2013) Jacques Josse (2014) Valérie Rouzeau (2015) Jean Claude Leroy (2016) et François Thibaux (2017).
Il n’échappera pas à l’œil attentif de qui s’intéresse encore à la littérature que dans cette liste figurent quelques poètes… La poésie étant le creuset premier de toute création littéraire, il est donc logique que ce prix Loin du marketing s’attache à en saluer quelques excellents praticiens (Lucien Suel est poète mais aussi romancier, chanteur de rock et jardinier) et tout autant logique que les ouvrages de poésie soient superbement ignorés par les zélés promoteurs des produits industriels. Ce qui n’est pas le cas dans quelques pays voisins où les jurés des prix considèrent qu’un prix littéraire doit nécessairement revenir à… un littérateur. Par exemple en 2016 en Allemagne : le prestigieux prix Georg-Büchner, l’équivalent à peu près du prix Goncourt chez nous, a été attribué à un poète, Jan Wagner, pour un livre de poèmes ! Un peu comme si Valérie Rouzeau s’était vu décerner le Prix Goncourt pour Pas revoir… Le Goncourt à un poète… faut pas déconner tout de même, s’insurgerait M. Pivot ! Et pourtant, Pas revoir, toutes éditions confondues doit largement dépasser les 20 000 ex. vendus, de quoi tout de même interpeller quelque part les directeurs commerciaux des éditeurs industriels, non ? Je leur glisse, à tout hasard et pour terminer, une question subsidiaire à l’oreille : combien parmi les 567 titres de cette rentrée littéraire 2018 vont atteindre un tel chiffre de ventes ? Je suis prêt à parier que d’ici à peine six mois le pilon et les bacs de papier recyclés vont déborder d’activité.
L’auditeur curieux et “qui s’intéresse encore à la littérature” peut consulter le site de Gérard Lambert-Ullman ici.

Louis Dubost


Article également publié sur le site de Décharge et diffusé sur La Route inconnue de Radio Grand Ciel.



Sète : Les peintres vus par les poètes au musée



Depuis le 30 Juin et jusqu’au 4 Novembre 2018, le musée Paul Valéry de Sète, propose une exposition-événement intitulée « Peinture et Poésie, pleins feux sur les collections – Les peintres vus par les poètes » mettant en regard 250 œuvres de la collection du musée avec des poèmes réalisés pour l’occasion par des poètes français et internationaux. Durant les 120 jours d’exposition, 120 événements sont organisés sur un espace scénique au cœur du musée, chaque jour, dans l’après-midi.
C’est parmi les 800 œuvres que compte la collection, qui couvre la période allant du XVIIème siècle à l’art actuel, qu’il a fallu sélectionner seulement 250 oeuvres. Le choix est vaste. D’où le sous-titre de l’exposition, « De Courbet, Marquet, Dufy… à Desonyer, Combas, Di Rosa, Viallat… ». Des œuvres qui n’avaient pas été exposées depuis des décennies ont dû être restaurées pour l’occasion. Puis des poètes du monde entier – de culture méditerranéenne, d’Amérique du Sud et du Nord (Québec), mais aussi français, ont été sollicités pour créer chacun un poème par œuvre, livrant leur ressenti, leur regard, ouvrant ainsi un nouvel horizon pour chaque tableau.
Visites commentées sur rendez-vous pour les groupes.
Visites guidées à 11h et 14h30 du lundi au samedi pendant toute la durée de l’exposition (minimum 5 personnes).
Chaque jour, à 16heures, un événement est proposé aux visiteurs.
Artistes présents dans les collections, poètes ayant écrit à partir des œuvres, historiens de l’art sont invités à venir parler d’une œuvre.



Georges-Emmanuel Clancier nous a quittés


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Georges-Emmanuel Clancier, photographié par Jean-Pol Stercq

J’ai appris avec tristesse en juillet le décès de Georges-Emmanuel Clancier, que j’appréciais beaucoup pour l’avoir côtoyé des années au jury du prix Max-Pol Fouchet. C’était un homme simple et affable, plein de vitalité. Son fils Sylvestre m’avait laissé entendre peu avant qu’il était au terme d’une vie bien remplie.
Romancier, poète, essayiste, critique, journaliste, homme de radio et résistant, il s’est éteint chez lui, à Paris, dans la nuit du mardi 3 au mercredi 4 juillet. Il était âgé de 104 ans.
On trouvera sur Texture des articles qui lui sont consacrés, notamment ici.
Je veux aussi renvoyer au bel article paru dans La Croix, ici.
Georges Emmanuel a été enterré au cimetière du Montparnasse le mercredi 11 juillet.



Un entretien sur radio Agora Côte d’Azur

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1ere partie

Amis, je vous signale un long entretien radiophonique que m’a consacré la poète et critique Magda Igyarto sur radio Agora Côte d’ Azur . FM (Alpes maritimes) vendredi 12 janvier, en direct de 18 à 19 heures,

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2e partie

On peut l’écouter en cliquant ci-dessous sur les vignettes. Ou en podcast sur le site de la radio. Cliquer



mardi 11 septembre 2018, par Michel Baglin

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Lecture de « Que ma joie demeure » à Avignon


Dans le cadre des manifestations « Sous les Etoiles », à Avignon, une unique représentation de « Que ma joie demeure » de Jean Giono, dans une adaptation de Karine Guettaa, sera proposée le mercredi 29 août à 20h30, dans le jardin du Musée Vouland, 17, rue Victor Hugo à Avignon.
C’est un passionné de poésie, Jean-Claude Delalondre, qui a conçu cette lecture. Bruno Raffaelli, sociétaire de la Comédie Française, la partagera avec lui ainsi que sa fille Manon Raffaelli, comédienne à la Comédie de Saint Etienne. Isabelle Deora les accompagnera à la flûte traversière.
Réservation très recommandée au 04 90 86 03 79. Tarif : 12€, Amis du Musée 10€, moins de 26ans 5€.



Deux prix de poésie


Prix de l’édition poétique de la ville de Dijon, prix de poésie Yolaine & Stephen Blanchard. Demandez le règlement des deux concours de poésie à compte d’éditeur contre une enveloppe timbrée à votre adresse à l’association « les poètes de l’amitié – poètes sans frontières » (association loi de 1901, fondée en 1974, marque déposée à l’INPI) : 19, allée du Maconnais 21000 DIJON (France). Courriel secrétariat : aeropageblanchard@gmail.com



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