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Brèves du second semestre 2018

Rendez-vous d’été & d’automne

Comme à chaque saison, Texture propose dans cette page des rendez-vous littéraires : rencontres, lectures, spectacles, hommages, ainsi que des brèves et quelques informations pratiques…



L’adieu à Jacques Lovichi



Jacques Lovichi, poète, nouvelliste, romancier, critique, est décédé le 18 novembre 2018. Il devait collaborer à Texture en lui donnant des articles et s’en réjouissait, tout comme moi. J’attendais donc ses premières critiques, qu’il m’avait promises au téléphone après l’été. La mort en a décidé autrement. Et c’est Jean Poncet, auquel le liait une vieille et profonde amitié, qui m’a annoncé la triste nouvelle de sa disparition, après une période de grande fatigue.

En trouvera ici le bel article de Jean par lequel il rend hommage à l’ami et au poète. Lire



Brigitte Maillard au "Rendez-vous de Jeanne"



J’ai déjà dit le bien que je pense de la poète Brigitte Maillard (voir ici ) et . Jeanne Orient, dans ses rendez-vous radiophoniques, s’entretient avec elle de la poésie, le 6 décembre 2018. Mais Brigitte est également comédienne et chanteuse et c’est à partir d’une chanson que se noue leur dialogue, « Incertitude », magnifique et terrible titre (Paroles Brigitte Maillard – Composition Jérôme Madesclaire – Piano Léo Nissim).

On peut écouter l’entretien ici et la chanson là.


Patrick Mimouni, Grand Prix de la Critique littéraire 2018


En partenariat avec La Brasserie Lipp, Sylvestre CLANCIER, président d’honneur du P.E.N. Club Français, Emmanuel PIERRAT, président du P.E.N Club Français, Joël SCHMIDT, président du Grand Prix de la Critique littéraire ainsi que les membres du Jury Jean BLOT, Sylvestre CLANCIER, Jean-Luc DESPAX, Cécile GUILBERT, Jean-Claude LAMY, Daniel LEUWERS, Jean ORIZET, Laurence PATON, Antoine SPIRE, Patrick TUDORET invitent à la rencontre Avec Patrick MIMOUNI, lauréat du Grand Prix de la Critique littéraire 2018 pour son essai « Les mémoires maudites : Juifs et homosexuels dans l’oeuvre et la vie de Marcel Proust » (ed. Grasset) le jeudi 13 décembre 2018 à 17 heures précises à la Brasserie Lipp, 151 boulevard St Germain, 75006 Paris.
À cette occasion, les nouveaux membres du P.E.N. Club seront accueillis par le ²Président et les membres du Comité du P.E.N. Club Français. Réservation indispensable : laurencepaton@orange.fr
P.E.N Club Français, lʼun des Centres du PEN International, Organisation mondiale dʼécrivains accréditée auprès de lʼUNESCO.



Seilh (31) : Rencontre avec Christophe Vasse



Le club littéraire « Plumes Nomades » de Seilh reçoit Christophe Vasse, romancier du polar, auteur de « Celle qui ne pleurait jamais », le vendredi 30 novembre 2018, à partir de 18h30, Salle de l’Amitié, Place de Roaldès du Bourg, 31541 Seilh – Entrée libre.

Né à Toulouse en 1974, Christophe Vasse suit un parcours scientifique jusqu’à son diplôme d’ingénieur de l’ENSEEIHT (L’École nationale supérieure d’électrotechnique, d’électronique, d’informatique, d’hydraulique et des télécommunications) en 1998. Il a occupé divers emplois dans ce domaine, notamment à Paris. Puis il revient à Toulouse en 2011 pour être ingénieur dans l’aéronautique et le spatial. Après avoir écrit deux romans non publiés, il en écrit un troisième, baptisé « Mauvais sang », en 2010. Sa compagne prend l’initiative de soumettre ce roman au comité de lecture des Nouveaux Auteurs et l’inscrit au Prix du magazine « Femme Actuelle ».
Le verdict tombe en mars 2017 : le prix récompense quatre romans, dont le sien, qui remporte le Prix du Polar. « Mauvais sang » devient « Celle qui ne pleurait jamais » et paraît le 6 juillet 2017 aux éditions Les Nouveaux Auteurs. Un changement récent de situation professionnelle lui libère un temps précieux qu’il consacre tout entier à l’écriture. Il a récemment repris son premier manuscrit et écrit en parallèle un thriller psychologique.



Remise du prix Apollinaire le 12 novembre


À l’occasion du centenaire de la mort de Guillaume Apollinaire, Catherine Mathivat, présidente des Deux Magots et Jean-Pierre Siméon, président du jury du Prix Apollinaire convient à la remise du Prix Apollinaire 2018 ainsi que du Prix Apollinaire Découverte 2018 au cours de laquelle Catherine Frot lira des poèmes de Guillaume Apollinaire et des recueils primés le lundi 12 novembre à 19heures au café littéraire Les Deux Magots, 6, place Saint-Germain-des-Près, 75006 Paris.
Sélection finale du Prix Apollinaire 2018 :
William Cliff, Matières fermées, La Table ronde, 2018
Cécile Coulon, Les ronces, Le Castor Astral, 2018
Abdellatif Laâbi, L’espoir à l’arraché, Le Castor Astral, 2018
Cédric Le Penven, Juste un arbre Juste, Æncrages & Co, 2018
Emmanuel Moses, Dieu est à l’arrêt du tram, Gallimard, 2017
Dominique Sorrente, Les gens comme ça va, Cheyne éditeur, 2017
Jean-Luc Steinmetz, Suites et fins, Le Castor Astral, 2017

Sélection finale du Prix Apollinaire Découverte 2018 :
Alexandre Bonnet-Terrile, Les numérotés, Le Castor Astral, 2018
Margaux Lefebvre, Les Oiseaux lacunaires, Librairie-Galerie Racine, 2017
Aldo Qureshi, Made in Eden, Atelier de l’agneau, 2018



François Montmaneix nous a quittés



Nous la savions imminente, mais c’est bien sûr avec tristesse que nous apprenons la mort de François Montmaneix, décédé, à Caluire, ce dimanche 21 octobre 2018, à l’âge de quatre-vingt ans.
C’était un poète important, acteur de la vie culturelle lyonnaise également (co-fondateur du prix Kovalski). Je l’avais eu au téléphone il y a quelques mois et il me disait qu’il ne verrait pas la fin de l’été, mais sa voix était ferme et c’est avec beaucoup de courage et de dignité qu’il envisageait l’échéance sans jamais se détourner de la poésie. Il y a quelques semaines à peine, il renouvelait son vote, avec force et conviction, pour la prix de l’Académie Mallarmé dont il était membre après l’avoir présidée.
Texture lui avait consacré des articles (voir ici ) et nos pensées amicales vont aujourd’hui à sa femme Isabelle et à leurs enfants.



Le prix Mallarmé à Beatrice de Jurquet



Le prix Mallarmé vient d’être attribué, le vendredi 5 octobre, au troisième tour par les membres de l’Académie Mallarmé, à Beatrice de Jurquet pour son recueil « Si quelqu’un écoute », publié par La Rumeur libre éd. (lire la critique )
Ont obtenu des voix : Christian Poirier, pour « Étroitesses du ténébreux » (Le Taillis Pré), Judith Chavanne, pour « À l’équilibre » (Le Bois d’Orion), Jean Le Boël, pour « et leurs bras frêles tordant le destin » (Éditions Henry).
La sélection comprenait aussi : Jean-Pierre Chambon : « L’écorce terrestre » (Le Castor Astral), William Cliff : Matières fermées (La Table ronde), Emmanuel Godo : « Je n’ai jamais voyagé » (Gallimard), Frédéric Tison : « Aphélie suivi de Noctifer » (Librairie Galerie Racine).
Le prix sera remis à la lauréate lors du salon du Livre de Brive le 11 novembre prochain.



Le café-poésie de l’association ARPO à Albi


Depuis plus de 35 ans, ARPO, la dynamique association tarnaise s’est fait connaître grâce à de nombreuses animations autour de la poésie en confirmant l’intitulé de son sigle, à savoir : « Animations, Revues et Rencontres en Poésie ». Parmi les nombreuses initiatives qu’elle a conduites, on peut citer la plus récente, à savoir l’animation d’un café-poésie chaque premier mardi du mois, d’octobre à juin. Ainsi, depuis 12 ans, un nombreux public a pu participer à ces conviviales rencontres qui se sont déroulées dans des bars albigeois. La saison 2018/2019 aura lieu dans les locaux de la Brasserie des Cordeliers, 10 avenue du Général de Gaulle, non loin du nouveau théâtre d’Albi.

Les séances plus ou moins récentes ont permis de faire découvrir des poètes vivants tels qu’Adonis, L. Ray, A. Laabi, H. Dorion, M. Baglin ou J.M. Maulpoix, ainsi que des poètes disparus : P. Gamarra, R.G. Cadou ou J. Digot tout comme des auteurs occitans tels qu’Antonin Perbosc ou Jean Boudou.
Le programme de la 13° saison est le suivant :

2/10/2018 – Colette ELISSALDE
6/11/2018 – Georges CATHALO
4/12/2018 – « Les poètes du calelh » par Serge LABATUT du Centre Occitan Rochegude
8/01/2019 – Azadée NICHAPOUR présentée par Aurélie LACOSTE
5/02/2019 – Elisabeth FREUND-CAZAUBON
5/03/2019 – Lilette MALRIEU présentée par Luce VAN TORRE
2/04/2019 – Thierry RENARD (invité de Tarn-en-poésie) présenté par Janine KULIK
7/05/2019 – Sylvia PLATH et Ted HUGHES présentés par Antonia et Jean-François MARCHE
4/06/2019 – « Voyages avec Brendan » (harpe et poèmes) présentés par Véronique GAUMONT et Claudette NOUAILLAC

Toutes ces séances débutent à 18h30 précises et l’entrée est gratuite. Pour plus d’informations sur la vie d’ARPO, on peut aller sur le site de l’association à l’adresse suivante : www.arpo-poesie.org .



« Un toit d’étoiles », coup de cœur de l’académie Charles Cros


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Saïd Mohamed en signature. (Photo Michel Baglin)

« Un toit d’étoiles », c’est d’abord un porte folio rassemblant huit poèmes de Saïd Mohamed publié par Odonata édition (illustré par Coline Bruges-Renard et imprimé à l’école Estienne par des jeunes de BTS), en 2014. Le petit monde de la poésie connaît bien Saïd Mohamed, poète, romancier, nouvelliste, qui fut aussi revuiste, éditeur, imprimeur et est aujourd’hui enseignant à l’Ecole Estienne.
Son dernier opus est désormais un CD. Les textes sont dits – avec justesse - par l’auteur lui-même, mais aussi par Karinn Helbert, Eric Louviot, Ben Walter. L’ensemble est porté, de manière très envoutante, par la formation musicale Dounia et son orgue Cristal Baschet joué par Karinn Helbert. Et par la voix d’Ahmed Abdelack El Kaab, chanteur, musicien auteur compositeur marocain élevé dans la pure tradition de la musique et de la culture soufie. Lire ici
Or ce travail vient d’être distingué par la prestigieuse académie Charles Cros qui lui a décerné son prix coup de cœur le 9 septembre 2018 à Château Thierry dans l’espace Jean de la Fontaine. Regarder (et écouter) la vidéo ici
C’est très beau. Félicitations à Saïd et à tous les musiciens et chanteurs du spectacle et du CD.



Sète : Les peintres vus par les poètes au musée



Depuis le 30 Juin et jusqu’au 4 Novembre 2018, le musée Paul Valéry de Sète, propose une exposition-événement intitulée « Peinture et Poésie, pleins feux sur les collections – Les peintres vus par les poètes » mettant en regard 250 œuvres de la collection du musée avec des poèmes réalisés pour l’occasion par des poètes français et internationaux. Durant les 120 jours d’exposition, 120 événements sont organisés sur un espace scénique au cœur du musée, chaque jour, dans l’après-midi.
C’est parmi les 800 œuvres que compte la collection, qui couvre la période allant du XVIIème siècle à l’art actuel, qu’il a fallu sélectionner seulement 250 oeuvres. Le choix est vaste. D’où le sous-titre de l’exposition, « De Courbet, Marquet, Dufy… à Desonyer, Combas, Di Rosa, Viallat… ». Des œuvres qui n’avaient pas été exposées depuis des décennies ont dû être restaurées pour l’occasion. Puis des poètes du monde entier – de culture méditerranéenne, d’Amérique du Sud et du Nord (Québec), mais aussi français, ont été sollicités pour créer chacun un poème par œuvre, livrant leur ressenti, leur regard, ouvrant ainsi un nouvel horizon pour chaque tableau.
Visites commentées sur rendez-vous pour les groupes.
Visites guidées à 11h et 14h30 du lundi au samedi pendant toute la durée de l’exposition (minimum 5 personnes).
Chaque jour, à 16heures, un événement est proposé aux visiteurs.
Artistes présents dans les collections, poètes ayant écrit à partir des œuvres, historiens de l’art sont invités à venir parler d’une œuvre.



Lourdes et Tarbes (65) : la Quinzaine littéraire de l’Atelier imaginaire


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Les ateliers permettent des échanges fructueux entre les jeunes et les auteurs (Ph. J-P. Stercq)

L’an dernier, l’Atelier Imaginaire célébrait un anniversaire important, les 30 ans des Journées magiques et de l’opération « 2.000 jeunes » ! Et la fête continue ! L’association littéraire offrira cette année encore une multitude de spectacles, lectures, concerts, expositions, ateliers, rencontres, de nombreux et beaux rendez-vous à Lourdes et à Tarbes, dans le cadre de la 34ème Quinzaine littéraire et artistique de L’atelier imaginaire, du 10 au 24 octobre 2018, avec notamment, du 17 au 22 octobre 2018, les Journées Magiques.
Aider les écrivains par la création de deux prix littéraires, le Max-Pol Fouchet et le Prométhée de la nouvelle (voir ici), ne suffisait pas à l’infatigable animateur de l’Atelier imaginaire, Guy Rouquet qui, bientôt, multiplia les animations culturelles autour de la remise des prix, puis y invita les jeunes lauréats du Concours général, venus de toute la France pour quatre jours intenses : ainsi naquirent La Décade puis la Quinzaine et l’opération « 2000 jeunes » qui se renouvela chaque année, en octobre, à Lourdes, Tarbes, Juillan et L’Escaladieu, et parfois d’autres communes des alentours. Si les prix ont disparu depuis cinq ans, la Quinzaine littéraire est, elle, toujours bien vivace et propose de nombreux spectacles à tous les publics (l’entrée est libre), soit, au total, une centaine d’événements, gratuits, en présence de très nombreux membres des jurys des deux prix.
Les Journées Magiques se caractérisent par une programmation soutenue d’entretiens et de spectacles, dont plusieurs créations. Cette année 2018, le point d’orgue en est la journée du dimanche 21 octobre, avec la présentation au public de « Le livre des fontaines ardentes », coédité par l’Atelier Imaginaire et le Castor Astral.
A noter que les expositions « Livres en vie » (72 tableaux de Jean-Marc Godès, photographe-plasticien) présentées au Palais des congrès de Lourdes ainsi que, à la Médiathèque, « Verlaine sous le signe de Saturne » seront visibles durant toute la Quinzaine.
Le programme est très riche, avec la présence de nombreux auteurs, musiciens, comédiens, artistes divers ; pour le consulter,voir ici le détail.
ou sous forme de tableau là



Muret (31) : Char au Théâtre avec J-C. Delalondre


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Jean-Claude Delalondre en lecture

Le 12 octobre 2018 à 20:30 au Théâtre Municipal Marc Sebbah de Muret (31), le comédien Jean-Claude Delalondre interprétera les poèmes de René Char extraits de « Fureur et mystère  ».
« Faire entendre un poème c’est apporter un peu de soi, un peu de son ressenti des mots écrits, un peu de sa passion pour la poésie  » nous dit Jean-Claude Delalondre. « Il est si facile de recopier un texte qui soit conforme à l’original, mais comment le dire avec la même authenticité, la même fidélité sans trahir son auteur ? Cette question me hante depuis tant d’années ; mais aujourd’hui je veux m’en affranchir, alors j’ose le dire : oui, j’interprète. Je le fais avec ma connaissance du poète et de son œuvre, mais aussi avec mes faiblesses, mes doutes, mes questions restées sans réponse, mon imagination partisane, mon inconscient, et pas seulement… Nous vous proposons de vous évader, de partir dans le pays de René Char, de découvrir et partager son parcours hors du commun, et de vous servir une vingtaine de poèmes choisis, florilège du cœur. »
Jean-Claude Delalondre, est un comédien, formé au Havre au Conservatoire d’Art dramatique par Paul Richard, à Paris par Claude Confortès, à Nîmes par Guy Vassal et à Avignon par Gérard Gélas. En 2018, il travaille à l’adaptation d’un roman de Jean Giono avec Bruno Raffaelli, sociétaire de la Comédie-Française. Il est déjà venu à Muret l’an dernier dans le cadre du Prix du Jeune Ecrivain pour y donner un récital sur les poèmes et les nouvelles de Michel Baglin.
« Je tiens René Char pour notre plus grand poète vivant et « Fureur et Mystère » pour ce que la poésie française nous a donné de plus surprenant depuis « Les Illuminations » et « Alcools », disait Albert Camus.
Vente de livres à l’issue du spectacle.
En savoir plus



Toulouse : « Man Trobat » à la Cave Poésie



Les jeudi 25, vendredi 26 et samedi 27 octobre 2018, à 20h30 à la Cave Poésie (71 rue du Taur) de Toulouse, le Chergui théâtre présente de « Man Trobat », un spectacle en français et en occitan avec Jean-Michel Hernandez et Romain Delaporte dans une adaptation et mise en scène d’Anne Cameron d’après un texte d’Alem Surre-Garcia.
« Man Trobat » (« Ils m’ont trouvé », ou « L’homme Trouvé »). Dans le droit fil des nouvelles picaresques espagnoles et occitanes, l’histoire d’un jeune homme égaré dans la grande Babylone, une mégapole contemporaine, futuriste sans l’être. Un picaro contemporain au chômage, qui se vit comme un rebut, un obstacle à la marche du monde. Une façon de porter une critique acerbe de notre société.
Alem Surre-Garcia : traducteur en français de Max Rouquette, Jean Boudon et Bernard Manciet. Poète et romancier occitan, librettiste, auteur dramatique, essayiste, conférencier, et organisateur d’évènements culturels.
Contact : http://chergui.org 06 86 84 16 21



Le 10ème Festival Toulouse Polars du Sud du 12 au 14 octobre



Le Festival Toulouse Polars du Sud organise sa 10e édition du 12 au 14 octobre 2018, à Toulouse. A la librairie de La Renaissance.
Créée en 2008, l’association Toulouse Polars du Sud rassemble des lecteurs, libraires, bibliothécaires, écrivains... amateurs de littérature policière dans sa diversité : roman noir, social, à suspense ou thriller…de toutes les cultures. Chaque année, le second week-end d’octobre, elle organise le Festival Toulouse Polars du Sud.
Cet évènement, désormais incontournable pour les amateurs de littératures policières en France, a pour objectif de proposer à tous des rencontres d’auteurs et des animations sur le thème du Polar à Toulouse et dans l’ensemble de la région Occitanie.
Le festival, entièrement gratuit, s’est installé dans le quartier populaire du Mirail à Toulouse et non au centre-ville, pour que ses habitants puissent eux-aussi avoir accès à un événement culturel important et une ouverture vers à la lecture.
Venez rencontrer Pierre Lemaitre, Thomas H. Cook, Didier Daeninckx, Valerio Varesi, Sophie Loubière, Zygmunt Miloszewski, Bernard Minier, Benjamin Whitmer, Antonio Altarriba, Patrick Pécherot, Tim Willocks, Roger Ellory...et bien d’autres...
Toulouse Polars du Sud. 3 Rue Georges Vivent. BP 73657. 31036 Toulouse Cedex. 1. www.toulouse-polars-du-sud.com



Le Prix « Loin du marketing » à Lucien Suel


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Lucien Suel

Un prix hors saison qui fait tache et dénote un ton un tantinet provocateur (mais ô combien réjouissant !) dans la « saison des prix littéraires » qui bat son plein et lucratif fonds de commerce tout en larguant au grand large le moindre souci de littérature. C’est, comme dans tant d’autres domaines essentiels (agriculture, emploi, enseignement, culture, etc.), la chasse gardée des industriels productivistes de l’édition qui visent la rentabilité du produit sans trop d’égards pour sa qualité. Parmi les produits formatés — pardon ! je veux dire les “livres” — publiés à tire-larigot, les dociles jurés des prix littéraires, qui bien souvent émargent au budget com’ des firmes de la boulange éditoriale, vont désigner quelques produits qui inonderont jusqu’à Noël le marché et les étals des « terminaux de cuisson », à savoir les librairies de la consommation de masse. C’est tous les ans comme ça, rien de bien nouveau sous le ciel du marketing du livre.
Et pourtant, le premier prix décerné, de façon complètement anonyme le 15 août 2018 comme chaque année depuis 10 ans, attire l’attention de qui s’intéresse encore à la littérature, y trouve sapience et plaisir et sort de la lecture un peu plus affermi et grandi dans son être. Créé par Gérard Lambert-Ullmann, un libraire (comme on dit de quelqu’un qu’il est philosophe) qui a élevé son activité professionnelle gagne-pain à la dignité d’une « profession de foi » qui oriente toute une existence, un libraire qui a tenu boutique à Saint-Nazaire jusqu’à ce que les vents et marées du productivisme éditorial le réduisent à mettre la clé sous le paillasson et le conduisent vers la file d’attente de Pôle Emploi. Mais, libraire un jour, libraire toujours. Fort de ses convictions et de son addiction à la littérature, il a créé « le Prix Loin du marketing » qu’il présente ainsi :
« Comme son nom l’indique, le prix Loin du marketing est voué à honorer un écrivain dont les éditeurs n’ont pas les moyens de se payer placards en chêne dans la presse pipeule, attachées de presse aux jolies menottes, cocktails aux tam-tams et diners de connivence, renvois d’ascenseurs et de monte-charges, et, donc, ont peu de chances de voir leurs livres chroniqués dans les médias, et moins encore d’être invités par les bonimenteurs des radios et télés, pas plus que d’intéresser la plupart des libraires l’œil scotché sur le compteur des « meilleures ventes » et contraints de « faire du chiffre » pour payer le loyer.
Le prix Loin du marketing est donc voué à honorer un écrivain qui n’a pas bénéficié des stratégies conçues pour que ça marche et qui ne peut compter que sur la qualité de ses écrits pour qu’on s’y intéresse.
Le prix Loin du marketing sera décerné chaque année le 15 août pendant le sommeil des commerciaux.
Le prix Loin du marketing est un prix strictement honorifique. Son lauréat sera au mieux gratifié d’une bonne bouffe arrosée à sa convenance s’il s’aventure jusqu’à Saint Nazaire. Sa seule récompense sera de pouvoir dire : c’est moi qui l’ai mérité ! »

Pas la peine de commenter davantage ce qui s’énonce aussi clairement. Le 15 août dernier, le 10e prix Loin du Marketing a été attribué à Lucien Suel pour l’ensemble de son œuvre. Il succède à des écrivains, auteurs de livres qui honorent et font avancer non seulement la littérature mais aussi l’intelligence créatrice, comme Lionel Bourg (2009) Pierre Autin-Grenier (2010) Allain Glykos (2011) Françoise Moreau (2012) Cathie Barreau (2013) Jacques Josse (2014) Valérie Rouzeau (2015) Jean Claude Leroy (2016) et François Thibaux (2017).
Il n’échappera pas à l’œil attentif de qui s’intéresse encore à la littérature que dans cette liste figurent quelques poètes… La poésie étant le creuset premier de toute création littéraire, il est donc logique que ce prix Loin du marketing s’attache à en saluer quelques excellents praticiens (Lucien Suel est poète mais aussi romancier, chanteur de rock et jardinier) et tout autant logique que les ouvrages de poésie soient superbement ignorés par les zélés promoteurs des produits industriels. Ce qui n’est pas le cas dans quelques pays voisins où les jurés des prix considèrent qu’un prix littéraire doit nécessairement revenir à… un littérateur. Par exemple en 2016 en Allemagne : le prestigieux prix Georg-Büchner, l’équivalent à peu près du prix Goncourt chez nous, a été attribué à un poète, Jan Wagner, pour un livre de poèmes ! Un peu comme si Valérie Rouzeau s’était vu décerner le Prix Goncourt pour Pas revoir… Le Goncourt à un poète… faut pas déconner tout de même, s’insurgerait M. Pivot ! Et pourtant, Pas revoir, toutes éditions confondues doit largement dépasser les 20 000 ex. vendus, de quoi tout de même interpeller quelque part les directeurs commerciaux des éditeurs industriels, non ? Je leur glisse, à tout hasard et pour terminer, une question subsidiaire à l’oreille : combien parmi les 567 titres de cette rentrée littéraire 2018 vont atteindre un tel chiffre de ventes ? Je suis prêt à parier que d’ici à peine six mois le pilon et les bacs de papier recyclés vont déborder d’activité.
L’auditeur curieux et “qui s’intéresse encore à la littérature” peut consulter le site de Gérard Lambert-Ullman ici.

Louis Dubost


Article également publié sur le site de Décharge et diffusé sur La Route inconnue de Radio Grand Ciel.



Rimbaud à Sète le 3 octobre



De retour d’une récente tournée sur Apollinaire en Belgique, Jacques Ibanès présentera mercredi 3 octobre à 18 heures au Théâtre de la Mer de Sète (salle Tarbouriech) sa dernière création : « Rimbaud danser la vie ».
« La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu’un bouchon j’ai dansé sur les flots »

Voici l’itinéraire halluciné de l’éveilleur de Charleville qui vagabonda en Europe, fit du négoce en Afrique et termina tragiquement sa vie brève à Marseille.
En 1h15 de spectacle avec des poèmes, des lettres de voyage et des chansons (Ferré, Thiéfaine, Aubert et plusieurs inédites de son cru), Jacques Ibanès a l’ambition de restituer Rimbaud dans sa dimension de battant, de rebelle et de révolutionnaire, terriblement humain.
En quatre parties (Mes petites amoureuses / Alchimie du verbe/ 1870, Verlaine / Partir-Mourir) et avec la complicité du saxophoniste Sébastien Debloos



Georges-Emmanuel Clancier nous a quittés


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Georges-Emmanuel Clancier, photographié par Jean-Pol Stercq

J’ai appris avec tristesse en juillet le décès de Georges-Emmanuel Clancier, que j’appréciais beaucoup pour l’avoir côtoyé des années au jury du prix Max-Pol Fouchet. C’était un homme simple et affable, plein de vitalité. Son fils Sylvestre m’avait laissé entendre peu avant qu’il était au terme d’une vie bien remplie.
Romancier, poète, essayiste, critique, journaliste, homme de radio et résistant, il s’est éteint chez lui, à Paris, dans la nuit du mardi 3 au mercredi 4 juillet. Il était âgé de 104 ans.
On trouvera sur Texture des articles qui lui sont consacrés, notamment ici.
Je veux aussi renvoyer au bel article paru dans La Croix, ici.
Georges Emmanuel a été enterré au cimetière du Montparnasse le mercredi 11 juillet.



Un entretien sur radio Agora Côte d’Azur

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1ere partie

Amis, je vous signale un long entretien radiophonique que m’a consacré la poète et critique Magda Igyarto sur radio Agora Côte d’ Azur . FM (Alpes maritimes) vendredi 12 janvier, en direct de 18 à 19 heures,

MP3 - 18.1 Mo
2e partie

On peut l’écouter en cliquant ci-dessous sur les vignettes. Ou en podcast sur le site de la radio. Cliquer



Toulouse : « Man Trobat » d’Alem Surre-Garcia


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A. Cameron et J-M. Hernandez en lecture

Le mercredi 3 octobre 2018 à 18 heures à la Bibliothèque du Patrimoine, Rue du Périgord, à Toulouse se déroulera une lecture de « Man Trobat » d’Alem Surre-Garcia, en français et en occitan par la compagnie Autres Mots, avec Anne Cameron et Jean-Michel Hernandez.
« Man Trobat » (« Ils m’ont trouvé », ou « L’homme Trouvé »). Dans le droit fil des nouvelles picaresques espagnoles et occitanes, l’histoire d’un jeune homme égaré dans la grande Babylone, une mégapole contemporaine, futuriste sans l’être. Un picaro contemporain au chômage, qui se vit comme un rebut, un obstacle à la marche du monde. Une façon de porter une critique acerbe de notre société.
Alem Surre-Garcia : traducteur en français de Max Rouquette, Jean Boudon et Bernard Manciet. Poète et romancier occitan, librettiste, auteur dramatique, essayiste, conférencier, et organisateur d’évènements culturels
contact : 05 61 80 69 63. En savoir plus


Apollinaire à Paris...et ailleurs avec Jacques Ibanès



Le 2 janvier 1915, Apollinaire quitte les bras de Lou avec laquelle il a passé les fêtes de fin d’année à Nice. Dans le train qui le ramène à sa caserne de Nîmes, il rencontre une jeune femme, Madeleine, qui, elle, retourne à Oran où elle vit. Quand il part sur le front de Champagne au début du printemps, sa liaison avec Lou se distend et il écrit à Madeleine...
C’est en privilégiant cet écart entre l’amour et la guerre, que Jacques Ibanès a conçu un récital dans lequel il mêle poèmes, extraits de lettres et chansons sur ses musiques originales, pour donner à entendre celui dont on célèbre cet automne le centenaire de la disparition.
Jacques Ibanès qui est l’auteur de « L’Année d’Apollinaire » paru chez Fauves Éditions (lire) et qui a publié un CD sur ce spectacle (voir et écouter ) présentera son récital le 8 novembre à 18h30 à Montélimar (U.P. 1 avenue St-Martin), le 10 novembre à 16 heures à Paris (Pavillon carré de Baudoin, 119 rue de Ménilmontant) et le 11 décembre à 18 heures à Fleury-d’Aude (Médiathèque, 5 rue Guillaume Apollinaire).
« Bien rares sont les artistes à avoir su dire et chanter Apollinaire. Jacques Ibanès et de ceux-là. » Philippe Bonnet
« Jacques Ibanès est le meilleur interprète d’Apollinaire. » Bernard Lonjon.



lundi 17 décembre 2018, par Michel Baglin

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Geoffroy Pelletier, nouveau Directeur de la Sofia

Le Conseil d’administration de la Sofia (Société Française des Intérêts
des Auteurs de l’écrit) a procédé, dans sa séance du 18 octobre dernier, à la désignation d’un nouveau directeur. Geoffroy Pelletier, 48 ans, actuel directeur général de la Société des Gens de Lettres succèdera ainsi à Christian Roblin et prendra ses nouvelles fonctions à compter du 2 janvier 2019



Fronton (31) : « vendanges de mots »



Malgré le décès d’Ali Mahmoudi qui nous a quittés le 20 août et qui recevait les poètes depuis 2015 dans son magnifique domaine du « Château Saint-Louis », à Labastide Saint-Pierre dans le vignoble de Fronton (31), Marie-Cécile Mahmoudi et leurs enfants ont décidé de maintenir les programmes artistiques de l’année 2019.
Leur beau lieu sera donc cette fois encore ouvert à la culture en permettant à l’association Art c’Ange d’accueillir des récitals, des concerts et des lectures poétiques. Prochain rendez-vous le 20 octobre, pour une journée de poésie contemporaine, les « Vendanges de mots », au milieu des vignes.Avec Albertine Benedetto, Aurelia Lassaque et Raphaël Monticelli.
Le lieu est magnifique et l’accueil chaleureux.



Louis Guillaume présenté au cercle Aliénor

Gérard Bocholier présentera l’œuvre de Louis Guillaume, au cercle Aliénor, Cercle de poésie et d’esthétique Jacques G.Krafft, à la brasserie Lipp (151, bld Saint-Germain, à Paris). le samedi 13 octobre à 16 h15, sous le titre « Louis Guillaume, Écriture et vision ».
La séance suivante est prévue le 10 novembre 2018 : « En chemin avec Alain Borne » par Max Alhau.



Lecture de « Que ma joie demeure » à Avignon


Dans le cadre des manifestations « Sous les Etoiles », à Avignon, une unique représentation de « Que ma joie demeure » de Jean Giono, dans une adaptation de Karine Guettaa, sera proposée le mercredi 29 août à 20h30, dans le jardin du Musée Vouland, 17, rue Victor Hugo à Avignon.
C’est un passionné de poésie, Jean-Claude Delalondre, qui a conçu cette lecture. Bruno Raffaelli, sociétaire de la Comédie Française, la partagera avec lui ainsi que sa fille Manon Raffaelli, comédienne à la Comédie de Saint Etienne. Isabelle Deora les accompagnera à la flûte traversière.
Réservation très recommandée au 04 90 86 03 79. Tarif : 12€, Amis du Musée 10€, moins de 26ans 5€.



Toulouse : rencontres de poètes


Svante Svahnström, poète suédois, lance des rencontres poétiques au café Le Saint-Sernin, 2 rue Saint-Bernard à Toulouse. La première est programmée pour le jeudi 4 octobre à 17 heures. Elle est ouverte à tous. Voici ce propose Svante Svahnström :
« A cette première rencontre je proposerai, après une brève présentation de chacun, que ceux qui le souhaitent lisent aussi un poème court de leur création, afin aussi de nous connaître un peu poétiquement. De mon côté, je vous dirai quelques mots du poète suédois Tomas Tranströmer, devenu icône nationale bien avant de se voir attribuer le prix Nobel de littérature, en 2011.
« Mon souhait est que cette première rencontre puisse trouver un prolongement dans des rendez-vous mensuels et je souhaite et d’élaborer rapidement avec vous la forme que devra prendre ces rencontres. »
Afin de faciliter l’organisation de la rencontre il est demandé de confirmer sa présence par un mail : svante.svahnstrom@noos.fr



Deux prix de poésie


Prix de l’édition poétique de la ville de Dijon, prix de poésie Yolaine & Stephen Blanchard. Demandez le règlement des deux concours de poésie à compte d’éditeur contre une enveloppe timbrée à votre adresse à l’association « les poètes de l’amitié – poètes sans frontières » (association loi de 1901, fondée en 1974, marque déposée à l’INPI) : 19, allée du Maconnais 21000 DIJON (France). Courriel secrétariat : aeropageblanchard@gmail.com



Sète : Les Automn’Halles du 26 au 30 septembre



La 9e édition du festival du livre Les Automn’Halles se tiendra à Sète du 26 au 30 septembre 2018. Vous pourrez y rencontrer des écrivains, assister à des entretiens et des tables rondes, écouter des lectures théâtralisées, participer à un atelier d’écriture, voir un film ou une exposition.
Le festival est parrainé par l’écrivaine et prix Goncourt 2014 Lydie Salvayre et a pour fil conducteur la question : penser le présent. Des thèmes centraux dans la production littéraire la plus récente : la mémoire, l’histoire proche, le récit familial et la réparation y auront toute leur place. À côté de la littérature générale, un volet sera dédié à la littérature jeunesse.
Les livres de voyages, les livres d’art, ainsi que tout ce qui a trait au patrimoine sétois ne seront pas pour autant oubliés. Il s’agira de fêter le livre dans toutes ses dimensions.
De très nombreux auteurs participeront aux débats et seront en dédicaces. Voir la liste
Le programme de ces journées est dense. On le trouve ici.



Stavelot : Apollinaire, cent ans et après



L’année 2018 marquera les cent ans de la disparition de Guillaume Apollinaire, survenue le 9 novembre 1918, mais aussi le centenaire de la parution de son recueil Calligrammes, en avril. L’université de Liège, l’université Paris III - Sorbonne Nouvelle et l’Association Internationale des Amis de Guillaume Apollinaire célébreront ce double anniversaire en organisant un grand colloque international, dans la tradition des colloques apollinariens de Stavelot, du 5 au septembre au Musée Apollinaire de Stavelot.
Les lignes directrices du colloque sont tournées vers le présent et l’avenir, en privilégiant les nouvelles voies d’étude, les nouveaux chantiers, les thèmes inédits. Deux volets sont prévus : Le recueil « Calligrammes », la forme du calligramme et leur postérité. Les voies de recherche qui restent ouvertes dans les études apollinariennes, présentant des données nouvelles ou inexploitées. L’accès aux communications du Colloque est gratuit. Trois journées du Colloque seront clôturées, de 17H10 à 17H50, par un évènement artistique (entrée gratuite)
Parmi les nombreux intervenants, critiques et spécialistes du poète, Jacques Ibanès donnera un récital à partir des poèmes qu’il a mis en musique et interprète, le jeudi 6 septembre à 20 heures.



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