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Poète, romancier, nouvelliste, essayiste et critique

Michel Baglin, portrait

Écrire pour « descendre dans le paysage »

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Photo de David Bécus

Écrire comme marcher, pour « descendre dans le paysage » : ce pourrait être un leitmotiv de mes livres, en tout cas de mes recueils poétiques. Je ne saurais dire pourquoi j’écris, j’ai en revanche tenté avec « Chemins d’encre » de comprendre comment l’amour de la littérature m’a gagné très jeune et pourquoi je suis convaincu que la lecture et l’écriture nous aident à mieux être au monde.
Petit tour d’horizon de mes travaux d’approche.

Né à Nogent-sur-Marne en 1950, Michel Baglin est arrivé en région toulousaine en 1962. Il vit avec Jacqueline aux portes de Toulouse et « au bord de Garonne ».
Après la fac et de nombreux petits boulots, il publie son premier recueil en 1974. Depuis, il pratique l’écriture sous différentes formes : journaliste pendant 35 ans, il a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages : romans, poésie, nouvelles, essais, et a obtenu en 1988, pour « Les Mains nues » , le prix Max-Pol Fouchet, dont il est membre du jury international depuis 1992.
Romancier ( « Lignes de fuite », « Un sang d’encre », « La Balade de l’Escargot » ), il est aussi l’auteur de plusieurs recueils de nouvelles (dont « Des ombres aux tableaux » ), de récits ( « Entre les lignes » , à La Table Ronde.) d’essais ( « Poésie et Pesanteur », « La Perte du réel » ) et de plusieurs recueils poétiques dont « L’Alcool des vents » (paru au Cherche-Midi et qui vient d’être réédité chez Rhubarbe) ou l’album « Les Chants du regard » , sur des photographies de Jean Dieuzaide, aux éditions Privat.
Parallèlement à l’écriture de ses livres, Michel Baglin a toujours eu une activité de critique, notamment à La Dépêche du Midi, où il a tenu une rubrique régulière durant plus de 18 ans. Mais aussi pour les revues Autre Sud, Brèves, Europe, etc. ou encore Poésie 1, donc il a été membre du comité de rédaction.
Il a également créé et animé la revue et les éditions Texture de 1980 à 1990. Puis revue-texture.fr, site littéraire qu’il fait vivre actuellement.
Il aime la marche, le vagabondage dans les rues, et s’efforce à ce que la vie et l’écriture soient le moins possible dissociées.

Parmi ses thèmes récurrents, le voyage et les faux-départs, les trains, la quête du paysage, le goût du réel malgré la difficulté à l’habiter et à être présent au monde, la recherche de l’échange avec autrui par le langage poétique, les petits bonheurs qui font la nique à la déréliction, comme « l’éclair d’un sourire dans une file d’attente ».

« J’écris sur une réalité qui ne cesse, il me semble, de se dérober, diluée par les habitudes, les rôles sociaux, les langages inadaptés. Mes personnages sont ainsi toujours un peu exilés et comme absents de leur propre vie, en proie à "la perte du réel". Ils ont pourtant soif de présence, des autres, envie de descendre dans le paysage, et cherchent désespérément à retrouver leur pesanteur intime, à s’incarner. La poésie est une réponse, une façon de se gagner l’ici-bas, qui n’est jamais acquis, de reprendre pied sur une terre pleine, un monde inépuisable que les mots tiennent à distance mais avec lequel ils nous permettent aussi, paradoxalement, de renouer. »

Michel Baglin

« La poésie de Baglin n’est pas une figure de rhétorique, c’est la célébration panthéiste, jusqu’à la gourmandise chère à Colette, du monde palpable que traverse le nomade (…) Il restitue au réel, gagné de plus en plus par la superfluité, son épaisseur originelle (…) C’est du naturalisme solaire allié à la force d’un paganisme serein. »

Jérôme Garcin.

« Ce serait gageure de vouloir dissocier chez Baglin l’approche du monde de l’approche de la langue, car il est net que celles-ci s’enrichissent mutuellement d’un écart qui bourdonne du silence d’une énigme (…). Lire Baglin, c’est aussi une invite à se réconcilier, avec la vie, avec soi-même, dans l’irradiement d’une parole fine et chaleureuse. »

Marie-Claire Courcelles

« Entre les lignes » n’est pas un livre sur la cocaïne mais sur les chemins de fer. C’est le vingt-troisième ouvrage de Michel Baglin, qui écrit depuis 1974. Il est temps que vous lisiez ce poète. Il écrit doucement bien, avec une gourmandise tranquille. Ce prosateur sincère, délicat et subtil ne s’est pas pressé, sauf pour attraper un train – dépêchez-vous quand même de le lire ! Le train, c’est l’enfance. (…) Dans tout bon livre doit passer une vie, celle de l’auteur et par conséquent celle du lecteur, la morale étant bien sûr que nous avons tous la même vie. Baglin écrit à notre place ce que nous savons sur le train. « Entre les lignes » procure ce petit enchantement printanier qui consiste à découvrir encore, après trente-cinq ans de lectures, un écrivain qu’on ne connaissait pas et qu’on aimera toute la vie. C’est donc quand même un peu de la cocaïne ! »

Patrick Besson. (Le Figaro littéraire)

 

Michel Baglin a publié


La part du Diable et autres nouvelles noires, Nouvelles (le Bruit des autres éd.) 2013
De chair et de mots , poésie (le Castor Astral éd.) 2012
La Balade de l’Escargot , roman (Pascal Galodé éd.) 2009
Chemins d’encre, récit & carnets (Rhubarbe) 2009
Les Pas contés, carnets de Cerdagne, récit (Rhubarbe) 2007
Les pages tournées suivi de L’Adolescent chimérique et de L’Etranger, poésie (Fondamente éd.) 2007
Les Chants du regards, Poèmes sur 40 photographies de Jean Dieuzaide (éd.Privat) 2006
Lettre de Canfranc, récit (Rhubarbe) 2005
L’Alcool des vents, poésie (Cherche-Midi) 2004. Réédition Rhubarbe 2010
Entre les lignes, récits (La Table Ronde) 2002
Un sang d’encre, roman (N&B) 2001
La Perte du réel, des écrans entre le monde et nous, essai (N&B) 1998
L’Obscur Vertige des vivants, poésie (Le Dé bleu) 1994
Des Ombres aux tableaux, nouvelles (SPM) 1994
Lignes de fuite, roman (Arcantère) 1989.
Les Mains nues, poésie (L’Age d’homme) 1988. Préface de Jérôme Garcin. Prix Max-Pol Fouchet 1988.
Ruptures, nouvelles (Texture) 1986
Quête du poème, poésie (Texture) 1986
Le Ghetto des squares, nouvelles (Soc et foc) 1985
Jour et nuit, poésie (Le Pavé) 1985
Poésie et pesanteur, essai (Atelier du Gué) 1984, réédition augmentée en 1992
François de Cornière, essai (Atelier du Gué) 1984
L’Innocence de l’ordre, nouvelles (Atelier du Gué) 1981
L’Ordinaire, poésie (Traces) 1977
Masques nus, poésie (Chambelland) 1976
Déambulatoire, poésie (Chambelland) 1974
 
 Collectifs

Nous, la multitude, , Recueil collectif. (Le Temps des cerises éd.) 2010
Garonne, , Recueil collectif de nouvelles (Le Corbeau éd.) 2010
La Femme est un songe, , Recueil collectif (l’Aiguille éd.) 2010
Ton monde est le mien, , Recueil collectif Atelier Imaginaire. (Le Castor Astral.) 2009
Les Riverains du feu , Anthologie. (Le Nouvel Athanor.) 2009
Les mots de l’exil en mémoire, Recueil collectif. (Privat éd.) 2007
Raffuts, Recueil collectif. (Le Corbeau éd.) 2006
Sang pour sang Toulouse, Recueil collectif. (Le Corbeau 2001
Quelques songes de Prométhée, Recueil collectif. (Ed. Du Rocher.) 2001
Toulouse sang dessus dessous, Recueil collectif. (Loubatières éd.) 2001
13, rue Carençà, Roman collectif. (Ed. du Ricochet) 2000
Garonne en Pays toulousain Album collectif. (Ed. La Part des anges) 2000
 
Participation à de nombreuses revues et anthologies (NRF, Ecole des loisirs, Vagabondages, L’Age d’Homme, Poésie 1, Sud, Brèves, Europe, Le Journal des Poètes, livres scolaires au Québec, anthologie en Roumanie, etc.)
Membre du jury international du prix Max-Pol Fouchet.
Membre du comité de rédaction de la revue Poésie 1.
Membre du comité de lecture des éditions Privat.
 

Les recueils poétiques

De « Déambulatoire » au « Chant des regards », en passant par « Masques nus », « l’Ordinaire », « Jour et nuit », « Les Mains nues », « L’Obscur Vertige des vivants », « L’Alcool des vents », « Les pages tournées ».

Les romans

« La Balade de l’Escargot », « Un sang d’encre », « Lignes de fuite »

Les récits et les nouvelles

« Chemins d’encre », « Entre les lignes », « Des ombres aux tableaux », « Ruptures », « L’Innocence de l’Ordre »

Les chansons

Interprétées par Martine Caplanne, Sam Telam, Alex Bargas, Jacques Ibanès...

A écouter, à regarder

Un entretien avec Pierre Kobel Ici

Une émission télé sur « la Part du diable » : Y aller

"Ça rime à quoi" de Sophie Nauleau sur France-Culture : Cliquer

Une émission télé (TLT) sur « la Balade de l’Escargot » : ici

Une émission radio (Radio occitanie) sur « la Balade de l’Escargot » : clic

Olivier Barrot (Un jour un livre, France 3) présente « Entre les lignes » A Guéthary, sur les quais de la gare, Olivier Barrot présente "Entre les lignes" (la Table Ronde) et en lit un extrait. Voir.

Bruno Ruiz dit et chante « l’Alcool des vents » (extraits du spectacle) Ecouter.

lundi 6 décembre 2010, par Michel Baglin

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Dossier Baglin dans la revue Décharge


Dans son numéro 140, la revue Décharge me consacre un dossier intitulé "Michel Baglin, poète de survie" et dont le maître d’œuvre est Georges Cathalo.
Les approches multiples et croisées - sous la forme de lettres, d’études ou de poèmes - sont signées Marie-Claire Bancquart, Martine Caplanne, Max Alhau, François Huglo, Alain Kewes, Werner Lambersy, Bernard Mazo.
Un entretien, un choix de textes, des inédits, des photos et une bibliographie détaillée complètent ce dossier.
Voilà bien longtemps que je suis et apprécié la revue de Jacques Morin, un des carrefours les plus vivants de la poésie contemporaine, et je confesse un grand plaisir à avoir été ainsi accueilli dans ses pages. Je vous invite donc à m’y retrouver.
Bien sûr, vous lirez d’autres auteurs dans ce numéro, notamment Isabelle Guigou présentée par Bruno Berchoud, Jean-Michel Bongiraud, Joseph Hruby, les chroniques habituelles et des notes de lectures fournies, sur 128 pages. Que du bonheur !
Décharge. Jacques Morin. 20, rue du Pâtis. 89130 Toucy. Le numéro : 6 euros. Abonnement à quatre numéros : 22 euros (42 euros avec les suppléments Polder).

Dossier Baglin dans la revue Friches

La revue « Friches, cahiers de Poésie verte », crée et dirigée par Jean-Pierre Thuillat, me consacre l’ouverture de son numéro 104. Le dossier, introduit par Jean-Pierre Thuillat, est complété par un entretien avec Georges Cathalo, des poèmes inédits et une fiche biobibliographique. Après le dossier que m’avait consacré la revue Décharge (numéro 140 ), me voilà comblé !
« Friches, cahiers de Poésie verte ». Le Gravier de Glandon. 87500 Saint-Yrieix. Site : www.friches.org Le numéro : 11 euros. Abonnement : 25 euros.

Michel Baglin mis en musique : lire ici

Un essai :
« Poésie et Pesanteur »

Une nouvelle :
« Implosion »