Le chant sans fin
Ce jour,
là,
comme aventure légère à travers le temps
qui me permettrait de cueillir
dire un nom
de fortune
d’atomes clairs
un nom qui voyagerait vers la vie
serait l’élan de la forme
un féminin dont on serait sûr
tes jupes douces dis-tu
le chant sans fin
sans alarme
où vivre serait simplement parcourir le lieu simple
nos jeudis de l’éternité
pour l’amour nécessaire.
Avec nature
Ainsi de suite
à pouvoir chanter
la toute-femme
sur l’horizon
brillant le ciel
O verdure
pluie de soleil
de dire
branche à travers
oui sans relâche
Aller très loin
jusqu’où la vie
peut aller
où d’anciens animaux
croiseraient le hasard
les grandes forces bruyantes
Comment s’appelle l’avenue ?
voir le hasard sourire
et d’amitié-d’amour
avec nature entrer
en compagnonnage.
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Valentin 36
L’Histoire commençait
On parlait de grand soir
le soir immense
de Chagall
O mérite du bleu
Pop sous sa veste rit
et de ses grosses mains
empoigne le travail
qui se dérobe
La chanson sur le lac
et le pain que je veux
le voyage
Demain
oui, là,
légère
désirable
celle dont l’ondée fine
viendra fruitière
ouvrir le sas
chasser les sempiternelles
Jardin
dont je veux les pétales
les couleurs agitées du vent
les odeurs pâles féminines
Présent alors intenable
partout faisant le chemin
Réel de face
debout comme jamais
depuis que les sources ont jailli
que l’homme des parois s’illustre
que la femme s’enfièvre
de tous ses fruits
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Mon Adora
dit Picasso
ma sente
mon odalisque
monde humide des profondeurs
couvre le temps des villes pauvres
de ceux qui n’ont qu’un abri
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Ici la grâce inaccomplie du doigt
se pose sur la faille
dans l’abandon des plis
de la rose secrète
et la jupe est fendue
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La Poésie se dresse
et de ses mots soulève
chante femme et bien plus
Vers l’avenir s’étend
un brouillard tendre
Femme se penche
nue.
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