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Michel Baglin

« L’Alcool des vents » réédité

Mon recueil, « L’Alcool des vents » a été publié en 2003 par le Cherche-Midi éd. et très vite épuisé. Rhubarbe vient de le rééditer dans une nouvelle livrée ou, plutôt, dans un nouveau flacon.

Vous en prendrez bien un petit verre ?

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Bruno Ruiz chante "L’Alcool des vents" sur la scène de la Cave poésie

Avec « Les Mains nues » (L’Age d’Homme, 1988), « L’Alcool des vents » est mon recueil qui a été le mieux reçu et s’est en conséquence le mieux vendu en librairie.

Il est vrai qu’il a fait l’objet de plusieurs spectacles. D’abord une adaptation à la scène par le comédien Alain Bauguil et la saxophoniste Hélène Arntzen. Le spectacle créé à Lourdes, en ouverture de la Décade de l’Atelier imaginaire, fut donné ensuite à Toulouse au Théâtre Jules-Julien, puis en Provence, au théâtre du Fenouillet.

C’est ensuite le comédien Roger Borlant qui en a proposé une lecture à la FNAC de Toulouse.

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Le recueil avait été adapté à la scène par Alain Bauguil et la saxophoniste Hélène Arntzen

Enfin, le poète et chanteur Bruno Ruiz l’a mis en voix et en musique pour le présenter au Festival de Montesquiou (Gers) dont j’étais l’invité en 2009. Ce très beau spectacle vient d’être redonné à la Cave Poésie de Toulouse durant deux soirées qui ont remporté un vif succès.

Pour écouter un enregistrement d’une séance de travail de cette représentation cliquer ici.

Ce qu’ils en pensent et en ont dit…

Jacqueline Saint-Jean (…)

Jacqueline Saint-Jean
"Ici, l’écriture tout entière est mouvement de la mémoire nouant ses gerbes d’instants, de gestes, de rencontres. Ressac des riens, reflets et rumeurs. Musique intérieure. Célébration de la vie, ses ivresses, ses eaux basses, ses blessures. Avec ce qu’il faut de distance, d’humilité, de dérision parfois. Le réel est là, sans majuscule, et le lecteur s’accoude, « frère de comptoir ». Il écoute celui qui « trinque à tous les vertiges qui font l’homme incertain ». (…) En quatre mouvements amples portés par la même scansion incantatoire : chant d’ivresse, chahut d’enfance, salut au peuple silencieux des solitaires, des anonymes, des rebelles « à l’air du temps », ode buissonnière à ceux qui « s’arrêtent, se penchent, s’étonnent, s’interrogent », hors des sentiers battus du monde comme il va. Accompagnement profond, où « l’alcool des vents » rejoint « tous les poèmes qui font reprendre pied ». Un livre fraternel, fidèle au vif, « capable de réveiller eu chacun le poète qui s’est tu ».
Jacqueline Saint-Jean

Lucien Wasselin « Ce qui (…)

Lucien Wasselin
« Ce qui me frappe dans L’alcool des vents c’est ce désir de réalisme clairement affirmé mais qui ne se laisse pas réduire à un terne reflet de ce réel que l’économisme ambiant veut nous faire prendre pour l’horizon indépassable de la pensée : Michel Baglin est net : « Je rends grâce aux coups de vent, de chance et de tabac, à la dent du réel et à sa griffe de chat / qui toujours rattrape et déchire la puritaine, la frigide, la stérile réalité des réalistes. » (…) L’Histoire n’est jamais bien loin de ces poèmes : « À celui qu’on vit dans l’assemblée nazie les bras croisés quand les autres saluaient ; au maire qui n’inscrivit que son nom sur la liste des otages à fusiller ». C’est qu’il s’agit pour l’athée qu’il est de « laisser venir au monde tout le réel qu’on porte / et qui mûrit quand on écoute / et s’accomplit si l’on consent. » Oui, chez Baglin, tout est vrai ; qu’on le lise. Et il y a cette unité dialectique profonde entre le vers qui court vers ses vingt syllabes et le contenu qui vient de la vie et qui nous y renvoie… »
Lucien Wasselin

Max Alhau « Rendre grâce,

Max Alhau
« Rendre grâce, tel est le souhait exprimé par Michel Baglin dans ce recueil, mais rendre grâce, comme il le dit, « à des riens ». Ce sont eux qui, par leur importance, constituent l’essentiel de sa démarche, ces « riens » qui, dans leur perception, leur appréhension, deviennent un témoignage et un éloge. Ce témoignage de la vie du poète se change peu à peu en un témoignage de la vie de tous les hommes. Ces événements, ces souvenirs, ces désirs contribuent à une écriture au souffle puissant entraînant le lecteur dans le sillage que trace le poète.(…) Dans ces pages au lyrisme discret et qui traquent la réalité, la magnifiant, Michel Baglin résiste à tout désespoir sous l’impulsion de la poésie. Aussi est-ce avec reconnaissance qu’il célèbre le monde des humains auquel l’écriture accorde un sens véritable. Dès lors, c’est au lecteur de « rendre grâce » au poète pour ce chant vibrant et incessant. »
Max Alhau

Michel Passelergue « Après (…)

Michel Passelergue
« Après avoir célébré « L’obscur vertige des vivants » (Le Dé bleu, 1991), Michel Baglin rend grâce de nouveau « à tous les vertiges qui font l’incertain ». Poème à la respiration ample (mais dans une tonalité quasi confidentielle qui exclut toute emphase), « L’alcool des vents » s’ordonne en quatre chapitres qui sont autant de litanies propres à chanter « la vie réelle, qui ne met pas de majuscules ». (…) Des métaphores de haut vol s’articulent ici avec des tournures familières, le subtil s’accommode des relents du quotidien le plus trivial pour nous donner à saisir « un plus grand réel à portée de mots ». (…) Avant de nous réchauffer le cœur de cette « humilité fraternelle que tout lecteur connaît quand il s’agrandit de l’autre, par la justesse des mots redevenu le même », l’alcool du poème doit son authentique degré d’incanta­tion aux incertitudes renouvelées du poète davantage qu’a la seule « distillerie ronflante du réel ». Rendons grâce à Michel Baglin de nous le verser à l’état pur, nous procurant ainsi « un peu de ver­tige pour relancer la marche » et peut-être des « lendemains moins froids ».
Michel Passelergue

Philippe Brassart « Michel (…)

Philippe Brassart
« Michel Baglin a confié un jour qu’il convenait de « faire redescendre sur terre la poésie ». Assurément, les étranges poèmes qu’il vient de publier y contribuent. Étranges par la longueur inaccoutumée de leurs vers, et leur rythmique lancinante. Lui, l’athée, rend grâce. A qui s’adresser, faute de dieu, sinon au vent, aux arbres ou aux bêtes ? Pourtant, la ferveur dont il fait montre s’apparente à celle d’un croyant : « l’Alcool des vents » est un chant d’action de grâces, un hymne à la vie. (…) On ne ressort pas intact de cette lecture qui nous laisse titubant, inondés de nos propres nostalgies, de nos frayeurs intimes, exaltées comme le ferait un alcool fort. »
Philippe Brassart

AIain Kewes « On reconnaît (…)

AIain Kewes
« On reconnaît le ton de Michel Baglin, qu’il écrive en prose ou en vers comme ici. Et quels vers ! Longs, amples, lyriques, d’une musicalité parfois déconcertante, pas de rythmique simple malgré la litanie, pas de cadence qui vous berce jusqu’au sommeil, non, des phrases qui s’effilochent et se ramifient comme un thème de Coltrane avec des syncopes, des ruptures à la Chet Baker. En même temps, ce long poème en quatre partie est une action de grâce, qui prend par moment des accents, sinon liturgiques du moins gidiens (celui des Nourritures). (…) Ça commence par un hymne aux ivresses, aux bouts de jours ou de nuits où les mots redeviennent possibles ; ça continue par une remembrance des paysages originels ; ça caresse les hommes et les femmes, amis ou anonymes, qui donnent la force d’espérer, le courage de se dresser et ça se termine, peu ou prou, par où ça avait commencé : la poésie, l’écriture, les mots un peu saouls qui en disent plus que les autres, et recréent le monde ».
AIain Kewes

Je rends grâce au poète en nous qu’une simple vague fascine,
à cette part résiduelle qui nous ressemble encore au bout de nos fatigues et des journées perdues,
à cette part que nous voudrions croire aussi irréductible qu’elle est rebelle aux injonctions des modes,
rétive aux rêves qu’on affrète pour nous perdre et qui nous fait chercher des mots pour tenter dans la foule
d’aller réveiller en chacun le poète qui s’est tu.


On peut bien sûr commander ce livre en librairie

Ou bien auprès des éditions Rhubarbe : 4, rue Bercier 89000 Auxerre. http://www.editions-rhubarbe.com/ tel 06-71-87-07-53 Pour commander : commandes@editions-rhubarbe.com

Ou encore chez l’auteur, Michel Baglin, 6 impasse de la Garonnette. 31840 Seilh. Ou par courriel baglin.michel@wanadoo.fr

mercredi 24 mars 2010

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Michel Baglin
« L’Alcool des vents »
Rhubarbe éd.
108 pages. 15 euros
ISBN 2-916597-48-4

On ne ressort pas intact de cette lecture qui nous laisse titubant, inondés de nos propres nostalgies, de nos frayeurs intimes, exaltées comme le ferait un alcool fort.

Philippe Brassart (La Dépêche du Midi)

Ici, l’écriture tout entière est mouvement de la mémoire nouant ses gerbes d’instants, de gestes, de rencontres. Ressac des riens, reflets et rumeurs. Musique intérieure. Célébration de la vie, ses ivresses, ses eaux basses, ses blessures. Avec ce qu’il faut de distance, d’humilité, de dérision parfois. Le réel est là, sans majuscule, et le lecteur s’accoude, « frère de comptoir ». Il écoute celui qui « trinque à tous les vertiges qui font l’homme incertain ». (…) Un livre fraternel, fidèle au vif, « capable de réveiller eu chacun le poète qui s’est tu ».

Jacqueline Saint-Jean revue Rivaginare

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