Photographe belge, Jean Pol Stercq est un habitué des portraits et, notamment, des portraits de femmes et d’hommes de plume. Il sait à merveille suggérer un auteur et une œuvre, la malice, la gravité ou l’inquiétude, derrière ce « mystère de la surface » qu’est l’instantané photographique. Après avoir saisi sur le vif les instantanés d’une centaine d’écrivains belges d’expression française, c’est avec Werner Lambersy, poète belge lui aussi, qu’il a signé un album, « Tirages de Têtes », avec une introduction de Jean-Jacques Brochier.
« Érosion du silence »
Les deux compères viennent de récidiver aux éditions Rhubarbe, avec « Érosion du silence » : les écrivains ont cette fois cédé la place aux pierres, pour un dialogue où textes et images parlent d’usure, d’érosion et de ce fracas minéral du temps – ce temps géologique qui, derrière l’immobilité, dissimule les « spasmes orgiaques » du big-bang.

- Jean-Pol Stercq est un habitué des rencontres de l’Atelier Imaginaire, qui déroulent à Tarbes et Lourdes (ici en compagnie de Michel Baglin)
« Qu’y a-t-il de commun entre la pierre, réputée lourde, et le poème, aérien par nature ? L’obscurité, le mystère impénétrable de leurs profondeurs. » Ainsi l’éditeur présente-il ce recueil où « chaque pierre est énigme, c’est-à-dire poème ».
Pour lire le compte-rendu de cet ouvrage, cliquer ici
