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Jacqueline Saint-Jean

« Dans le souffle du rivage… »

Même si elle vit aujourd’hui dans les Pyrénées, la bretonne Jacqueline Saint-Jean n’a jamais oublié le chemin des douaniers qui conduit « sur le rivage entre sable et songe », là où l’océan, la terre, le vent, le sel et la lumière s’affrontent et se combinent et orchestrent « le vertige de l’immensité ».



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Jacqueline Saint-Jean : « Dans le souffle du rivage… » 88 pages. 12.5 euros

Ce lieu de prédilection, elle l’avait déjà abondamment exploré, notamment dans le recueil « Chemins de bord » qui lui avait valu le prix Max-Pol Fouchet en 1999. Elle y revient donc pour son plus grand plaisir sans doute, et pour ne nôtre assurément, avec ce petit recueil publié dans la collection « A la cime des mots » (poésie jeunesse) des éditions Tertium, et que son mari, Francis Saint-Jean, accompagne de belles photos de vagues, de voiles, d’estran et de rochers, iodées à souhait !
Jacqueline Saint-Jean nous emmène sur cet autre « chemin de bord » jalonné de poèmes brefs, sorte de lisière entre le minéral et « l’infini des eaux », propice à la contemplation, et où nul ne saurait échapper au merveilleux « vertige de l’immensité »
.
Même si « pour quelques-uns la mer est l’autre nom du chagrin », nous sommes conviés ici à une célébration. Du vent, de la mer, des embruns, cette « innombrable floraison des gouttes », d’une explosion d’écume lumineuse sur la « noirceur du monde », bref, du rivage - falaise ou plage – et des « mondes éphémères » de l’estran.
Et ce rivage, est un « cahier de commencements » d’où tout part (et l’enfance elle-même) et où tout s’écrit, car « chaque lieu chaque nom porte sa légende » et les évoquer est déjà entrer dans le récit du « rivage grand Conteur ». Ici, dans le théâtre pétrifié du « livre des pierres », et ce territoire frontalier, tout nous fait signe affirme l’auteur, qui songe sans doute aux jeunes lecteurs qu’elle invite à marcher derrière elle, « dans les récits / les rêves et les peurs / les naufrages et les sortilèges ».
Et elle n’oublie pas non plus de leur signaler que cette bouteille à la mer de la poésie est une adresse à tous ceux qu’elle invite au partage, et qu’écrire est lancer un « poème à l’inconnu ».

Michel Baglin



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mardi 10 mars 2015, par Michel Baglin

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Portrait
de Jacqueline Saint-Jean




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